ÉGLISES
Dans les églises où de grandes cérémonies exigent l'emploi d'amples tentures, interceptant la circulation de l'air, et dans lesquelles un éclairage splendide occasionnent parfois une élévation extraordinaire de la température1, il est très-important que la construction permette d'ouvrir, dans les parties supérieures ou latérales, des orifices aussi nombreux que possible, pour laisser affluer l'air extérieur avec une vitesse qui sera d'autant plus faible que ces ouvertures seront plus multipliées et plus uniformément réparties. On évitera ainsi en même temps les courants d'air parfois intolérables qui se produisent par les portes et l'élévation de la température.
Dans l'hiver, au moment du dégel, après des froids assez vifs, et surtout dans les pays du Nord, il se produit sur les murs et en particulier sur les voûtes, des condensations de vapeur, qui déterminent parfois une sorte de pluie et qui altèrent les peintures. En pareil cas, il serait utile de faire affluer directement vers les parties supérieures de ces édifices, à la naissance des voûtes, de l'air chaud fourni par les calorifères à 60 ou 80° environ, pour maintenir en dissolution la vapeur d'eau fournie par les personnes qui occupent les parties inférieures de l'église, et l'entraîner à l'extérieur.