GARES DE CHEMINS DE FER
97. Gomme exemple des circonstances où il convient de s'écarter des règles générales posées précédemment, nous indiquerons encore les dispositions à prendre pour les gares des chemins de fer, pour certains marchés, pour les grands édifices, tels que ceux des expositions, etc.
Ces immenses locaux, couverts la plupart du temps par des vitrages qui ne laissent souvent qu'un passage beaucoup trop restreint à la fumée des machines, à la vapeur et
1. Dans une grande cérémonie de funérailles à Notre-Dame de Paris, la chaleur a été telle, que les cierges se sont ramollis.
l'été à l'air échauffé, deviennent à certains moments des séjours intolérables pour un personnel activement occupé. L'une des extrémités en est presque toujours complètement fermée par un pignon formant façade, l'autre n'est ouverte le plus souvent qu'à la hauteur nécessaire pour le passage des locomotives; les longs côtés occupés au rez-de-chaussée par les dépendances, au premier étage et au second par des bureaux ne permettent pas l'accès de l'air, et dans la saison des chaleurs, la température s'y élève près du sol à 40, 45 et même à 50°, comme cela a été constaté aux gares de Lyon, de l'Est et de Strasbourg.
Pour remédier à cet état de choses, il faut surélever les lanternes vitrées qui surmontent la charpente, attendu que, non-seulement ces lanternes vitrées qui servent à l'éclairage de ces vastes locaux sont trop basses, mais que l'hiver elles occasionnent le refroidissement des fumées et la condensation partielle des vapeurs dégagées par les machines, ce qui nuit à l'évacuation de celles-ci.
Au lieu de placer les vitrages destinés à l'éclairage au faîte des toitures, il me paraîtrait préférable de les disposer sur les longs pans en leur donnant, comme actuellement, une superficie égale à { ou | de la surface totale.
La lanterne d'évacuation serait formée par deux parois verticales, pleines, en tôle, ayant environ trois mètres de hauteur, et laissant entre elles un passage régnant dans toute la longueur du faîte et dont la largeur serait calculée par la condition que l'air de la gare soit renouvelé deux à trois fois au moins par heure et en partant de cette donnée que la chaleur du soleil, en été, peut suffire pour déterminer dans une cheminée en tôle de 3 mètres de hauteur une vitesse de 0m,50 à 0m,60 en une seconde.
Pour remplacer régulièrement Fair évacué, sans que des courants gênants se développent, aux ouvertures extrêmes de la gare, il faut multiplier les orifices d'admission, et les répartir aussi uniformément que possible dans toute l'étendue des gares et ménager aussi aux deux pignons de larges