GARES
ouvertures. L'ensemble de ces orifices d'admission doit avoir une surface telle qu'avec une vitesse de 0m,40 à 0m,50 au plus en une seconde, il puisse entrer dans la gare, en une heure, un volume d'air double ou triple de sa capacité cubique.
98. Arrosage des toitures. — Outre les dispositions précédentes, convenables pour toutes les saisons, il serait utile d'ajouter, au moment des grandes chaleurs, un arrosage continu des toitures commençant à partir de 7 heures à 8 heures du matin et durant jusqu'à 5 heures du soir, à raison d'environ lmc,32 d'eau par heure et par 100 mètres carrés de toiture.
Cet arrosage, qui suffirait pour empêcher réchauffement de la toiture par l'action des rayons solaires, joint à l'aération continue, maintiendrait la température dans des limites convenables, pendant la saison des chaleurs.
99. Exemple. — La gare d'Orléans a 106 mètres de longueur, 8 mètres de largeur, 8 mètres de hauteur sous intrait, et 13m,5 sous faîte. Sa capacité est d'environ 32 000 mètres cubes. Pour y renouveler l'air trois fois par heure,
il faudrait en extraire — — — =26mc,66 en une seconde.
La vitesse d'évacuation que la chaleur solaire peut produire n'étant estimée qu'à 0m,50 en une seconde, la section de passage à établir devrait être de 53œi,32 et si on ménage les conduits d'évacuation sur toute la longueur du faîte, qui est d'environ 100 mètres, il suffirait qu'ils eussent 0m,53 de largeur. Mais la partie où il se développe le plus de vapeur et de fumée étant ordinairement voisine du côté du départ, au lieu de disposer les conduits d'évacuation sur toute la longueur de la gare, il sera préférable de les fractionner en leur donnant plus de largeur et moins de longueur, de manière à obtenir la même section d'écoulement.