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CHAPITRE I. - SALUBRITÉ URBAINE

qui s'impose avant tout aux autorités chargées de la direction des alTaircs municipales, c'est celui de veiller constamment à l'observation des lois de l'hygiène, de faire respecter partout et toujours les règles de salubrité, d'assurer et de perfectionner sans cesse ce grand service public.

7. Effets obtenus. — Il est possible de faire beaucoup de bien dans cet ordi*e d'idées, et il en reste beaucoup à faire. Nombre de villes sont encore dans une situation déplorable au point de vue de la salubrité publique ; les lois les plus simples y sont méconnues, les précautions les plus élémentaires n'y sont pas prises, et l'on y vit ù cet égard dans une sorte d'indifférence coupable consacrée par la routine.

Les beaux résultats obtenus, partout où l'on a fait à propos des efforts sérieux et des sacrifices suffisants pour l'amélioration de la salubrité des villes, doivent encourager à propager le mouvement remarquable, qui s'est produit autour de nous, mais ne s'étend qu'avec lenteur.

oc II n'y a pas un quart de siècle, écrivait naguère Baldwin Latham, que des efforts sont faits en Angleterre pour améliorer les conditions sanitaires des agglomérations urbaines; et déjà, dans cette courte période, on a préservé bien des vies humaines, évité bien des maladies, bien des misères : la statistique est là pour monti'er combien la santé publique s'est améliorée, et les résultats obtenus en peu de temps sont une indication de ce que l'on peut obtenir dans une période plus longue, en poursuivant, avec persévérance et avec le concours d'un jdIus grand nombre de bonnes volontés, le même hut sur une plus large échelle. En vingt-cinq ans, la mortalité a diminué dans bien des villes de 5, 10, 20 et 30 0/0! A Londres, elle a diminué, de 1846 à 1871, de 10 0/0. »

Ces chiffres sont éloquents, et les travaux qui produisent de pareils résultats doivent être considérés comme un immense bienfait pour l'humanité.

Ne sait-on pas, d'ailleurs, que, pour un décès, il y a toujours 10, 20 ou 30 cas de maladie grave dans les villes, et ne doit-on pas admettre que le nombre de cas est réduit dans la même proportion que celui des décès par l'effet des mesures sanitaires? Par suite, que de maux évités, que de dépenses épargnées, que de temps gagné pour le travail, que d'avantages réalisés !

8. Principes généraux. — Or, l'hygiène des villes se réduit à un petit nombre de principes généraux, à l'observation desquels doivent se ramener toutes les tentatives faites en vue de l'amélioration de la salubrité publique.

L'air nécessaire à la respiration doit être maintenu aussi pur (juc po.ssible.

L'eau doit être, d'une part, répandue à profusion, afin de faciliter tous les soins de propreté si nécessaires pour la conservation de la santé ; d'autre part, elle doit être choisie — celle du moins qui est consacrée

§ a. — MAINTIEN DE LA PURETÉ DE L'AIR 9

à la boisson et aux usages domestiques — avec un soin extrême et protégée efTicacement contre toute cause d'altération.

Le sol doit être défendu j^ar tous les moyens contre la contamination progressive dont il est menacé.

Enfin, toutes les précautions doivent être prises pour entraîner rapidement au loin les matières putrescibles, de manière à assainir la maison, la rue, l'atmosphère, les nappes d'eau souterraines et les rivières.

Il ne suffirait pas, pour atteindre le but, de s'attacher à remplir une de ces conditions, toutes sont nécessaires, et l'on doit en poursuivre simultanément la réalisation.

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