‹ Salubrité urbaine distributions d'eau assainissementChapitre 9 sur 279 · HYGIÈNE DES VILLES · texte numérisé non relu

HYGIÈNE DES VILLES

5. Mesures sanitaires. — Exposés à subir les graves conséquences de la contamination de l'air, du sol, de l'eau, les habitants des villes ont de tout temps senti le besoin de lutter contre ces causes de destruction, contre ces menaces de maladies, en prenant une série de mesures spéciales, dont l'objet unique est de compenser artificiellement les avantages naturels qui leur manquent. Ils ont imaginé et mis en pratique une foule de procédés destinés à combattre les effets pernicieux de l'agglomération, à écarter les causes de mortalité anormale, à permettre d'atteindre dans les villes la même longévité que dans les campagnes, malgré les modifications fâcheuses apportées aux conditions de la vie.

L'ensemble de ces procédés, de ces mesures, constitue ce que l'on pourrait appeler Vhygiène des villes, et la science qui a pour objet l'étude des lois de la salubrité, la recherche, la coordination et le perfectionnement continu des moyens à mettre en oeuvre pour l'application de ces lois, a pris depuis peu le nom de science sanitaire.

Cette science n'est pas nouvelle, et les anciens étaient arrivés, dans cet ordre d'idées, à un raffinement que, sur certains points, nous sommes lom d'avoir atteint ; mais elle a été récemment remise en honneur, elle a repris depuis peu dans les préoccupations générales le rang qu'elle mérite, et il n'est point de pays civilisé où l'on ne consacre mahitenant beaucoup d'efforts et beaucoup d'argent à l'amélioration des conditions de la vie dans les villes, à l'application et à la diffusion des mesures sanitaires.

6. Importance de la salubrité.- Il y va en effet — on a eu la sagesse de le comprendre — de la conservation de la vie.

« La vie est sans prix, » a dit fort justement Baldwin Latham, le célèbre hygiéniste anglais, et l'on ne saurait faire de trop crands sacrifices en vue de la défendre, ou pour la garantir contre les "^miUe causes de destruction qui la menacent.

Pour le pauvre, la santé est un capital précieux, sa fortune tout entière, et il ne saurait prendre trop de précautions dans le but de la conserver intacte. Et, comme tous les habitants des villes sont nécessairement solidaires, exposés aux mêmes dangers, il n'en est point qui puissent se désintéresser des conditions générales de la salubrité, quels que soient les avantages spéciaux que leur situation particulière puisse leur procurer. Tous ont intérêt à concourir à l'amélioration de la santé publique, à la diminution de la mortalité générale. Et, s'il est un devoir

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