G. - MACHINES ÉLÉVATOIRES
il'installations récentes. Quelquefois, deux machines semblables sont accouplées, c'est-à-dire qu'elles ont un arbre commuii et un volant unique (/îf/- système élévatoire de ce genre fonctionnait à Paris,
■\ l'Exposition universelle de 1878. Tantôt ces machines sont verticales, mais on y attelle des pompes différentes, presque toujours à simple effet (/((/. 195) ; les moteurs Compound prennent alors l'avantage sur ceux .\ cylindre unique, parce qu'ils se prêtent bien à la commande des pompes conjuguées doubles ou triples {fuj. 196); on en trouve plus d'un exemple en Angleterre et en France; l'usine élévatoire de Mâcon comporte une machine de ce genre à triple expansion avec trois pompes étagées.
Viennent ensuite les machines où le mouvement de la tige du piston moteur est transmis à celui du piston de la pompe par un balancier. L'emploi du balancier horizontal supérieur est assez fréquent : on le trouve dans la macliine de Cornouailles, à simple effet, sans arbre de rotation ni volant (Cornish beam engine), dont il y a de beaux spécmiens en Angleterre, à Londres en particulier, et qui a été appliquée à Pans (usine de Chaillot), à Lyon, etc. {firj. 197j ; dans la machine verticale à double effet, à cylindre moteur unique ou double, avec arbre de rotation et volant, dont il a été fait de nombreuses et belles appHcations aux élévations d'eau, et qui fonctionnent dans d'excellentes conditions à
FiG. 197.
FiG. 198i
Paris, aux usines d'Austerhtz (fig. 198), de l'Ourcq, de Maisons-Alfort ; en France, à Angers, à Reims, etc.; en Angleterre, à Lambeth, Chel-
sea, Sunderland, etc.; en Allemagne, à Altona; en
Portugal, à Lisbonne, etc. L'axe du balancier peut
ître porté soit par un mur, soit par des colonnes ou
les bâtis en forme d'A ; dans ce dernier cas seul, [est rendu indépendant des murs des bâtiments, aux- [quels dans les autres il communique assez souvent Ides trépidations plus ou moins sensibles. Les tiges [des pompes peuvent être suspendues en divers points
du balancier, tantôt symétriquement par rapport à l'axe (pompes dis
Fig 199.
tinctes à simple elTet, pompes conjuguées (//Vy. 109) ou superposées, pompes différentielles), tantôt sur le bras opposé à celui où s'attelle le piston moteur, tantôt au point d'attache de la bielle actionnant l'arbre de rotation ; parfois, l'une des pompes est placée directement au-dessus ou au-dessous du cylindre-vapeur.
Dans un certain nombre d'installations, on rencontre aussi le balancier vertical, reliant à un moteur horizontal une pompe également horizontale
Fie. 201.
située à un niveau différent. Les machines de Port-à-l' Anglais, à Paris, sont de ce type (fuj. 200).
Le levier coudé a été récemment appliqué, pour les eaux de Paris, à six grandes machines installées, en 1883, à l'usine d'Ivry, et composées de moteurs horizontaux genre Corliss actionnant des pompes doubles à simple effet superposées {fig. 201).
Une bielle et une manivelle peuvent servir à transmettre le mouvement du moteur à l'arbre d'une pompe rotative, qui, le plus souvent, porte en même temps le volant : cette disposition est assez souvent employée avec
Fig. 202. Fig. 203.
des moteurs horizontaux, à cylindre unique, comme à Clichy (usine élévatoire des eaux d'égout de Paris) , plus fréquemment verticaux ou inclinés, à double ou triple expansion (usine de Ménilmontant, fig. 202).
Les mêmes organes peuvent servir à transmettre le mouvement de l'arbre de rotation à une pompe placée en retour , parallèlement à la machine, qui peut être d'ailleurs soit verticale, comme à Ménilmontant, soit horizontale {fiçj. 203), comme à la petite usine du passage Cottin( Paris).
On emploie i-arement avec les machines à vapeur les transmissions par engrenages, qui sont plus compUquées, plus exposées aux ruptures, souvent bruyantes, et celles par cdbies ou courroies, moins satisfaisantes au point de vue mécanique.