Voir chapitre III, p
Dans les quartiers situés à une altitude moyenne, le môme service est fait par l'eau de Seine, que fournissent trois groupes de réservoirs disposés au Sud, à l'Est et à l'Ouest, à des altitudes comprises entre 89 et 76 mètres au-dessus du niveau de la mer et reliés entre eux par un réseau unique de conduites. Ces trois groupes de réservoirs, qui forment
FiG. 533.
les sommets d'un vaste triangle équilatéral, sont alimentés par une série d'usines réparties sur les deux rives du fleuve, dont la plus importante, celle d'Ivry, peut élever chaque jour 86.000 mètres cubes d'eau et comprend six machines à vapeur de 160 chevaux de force en eau montée. Après la mise en service de la nouvelle usine de Bercy, actuellement en construction et qui doit refouler 50.000 mètres cubes au pied de la butte Montmartre, l'ensemble des pompes échelonnées sur la Seine pourra fournir jusqu'à 220.000 mètres cubes par 24 heures.
Dans les quartiers hauts, au Nord-Est de Paris, c'est l'eau puisée en Marne par la grande usine de Saint-Maur (fig. 534), avec ses huit machines hydrauliques et ses trois machines à vapeur, d'une puissance totale de 1.200 chevaux, qui alimente le service ^Dublic et industriel. Les pompes do Saint-Maur peuvent élever jusqu'à 80.000 mètres cubes; une jDartie, un sixième environ, est jetée dans le lac de Gravelle pour l'alimentation du bois de Vincennes ; le reste se déverse à la cote 100"" dans les bassins inférieurs de Ménilmontant, établis au-dessous du grand réservoir de la Dhuis.
L'eau de Marne ne pouvant elle-même atteindre les hauteurs de Montmartre, des buttes Chaumont et de Belleville, des usines de relais
sont disposées pour refouler au sommet des coteaux les eaux de rivière
Les puits artésiens de Grenelle et de Passy * ne fournissent à la distribution qu'un appoint peu important; les eaux du premier (200 à 300 mètres cubes par jour) sont déversées dans la canalisation de l'eau de rOurcq; celles du second (5.000 à 6.000 mètres cubes) sont employées au bois de Boulogne. Le débit du puits de la place Hébert (fig. 536), en voie d'achèvement, celui du puits de la butte aux Cailles, dont les travaux sont interrompus depuis plusieurs années, ne doivent pas être utilisées d'une avitre ananière.
Quant aux eaux des anciens aqueducs, des sources du Nord (Belleville et Prés-Saint-Gervais) et des sources du Sud (Arcueil), elles nej sont plus jugées assez bonnes pour le service privé, ni assez abon-