Jb. flg
3. Masquelez. Ville do Lille : établissement de la distribution d'eau, 187'J.
une distribution d'eau. Le j^rojet d'ensemble qui fut alors adopté comprenait la captation d'une série de sources, dites de Guermanez, Billaut, de la Cressonière, de Seclin et de Benifontaine, situées à des distances \ ariables de la ville, la réunion de leurs eaux dans un aqueduc unique en maçonnerie, l'établissement d'un réservoir bas (cote 16°s 50) à Emmerin, d'une usine à vapeur relevant l'eau dans un réservoir jiaut (cote 50"') placé en tête de la canalisation et enfin d'un réservoir d'extrémité destiné à y soutenir la pression : il était conçu pour fournir 60.000 mètres cubes par jour, soit 300 litres par habitant.
Les diverses sources ont été captées, sauf celles de Bénifontaine ; les réservoirs bas * et haut, prévus avec une capacité de 45.000 mètres cubes, n'en contiennent encore l'un et l'autre que ILOOO ; l'usine a reçu d'abord deux, puis quatre machines à vapeur, horizontales, monocylindriques, conmiandant directement des pompes Girard ; le réservoir d'extrémité, construit en élévation au-dessus du sol, est en voie d'achèvement. Dès à présent on dispose de 30.000 mètres cubes, et, sur les 7.200.000 francs jDrévus, on a dépensé environ 5 millions de francs.
La canalisation, en fonte, a été entièrement exécutée avec le joint Delperdange 2, dont on loue beaucoup à Lille la facilité de pose, l'élasticité et l'étanchéité parfaite.
L'eau est livrée à robinet libre pour les usages domestiques, à raison de 15 francs par ménage de deux personnes, avec un supjîlément de 3 francs par personne en sus. Pour les autres usages elle est fournie au compteur et tarifiée 0'',28 le mètre cube, tant que la consommation est inférieure à 2.000 mètres cubes par an, 0V14 au delà, jDuis 0'',06 pour les industries, 0^05 pour les établissements charitables, 0'',025 pour les hospices, etc.
Dès 1878 les recettes, en y comprenant il est vrai la valeur de l'eau employée au service public, représentaient plus de 5 0/0 de la dépense totale de premier établissement, ce qui est incontestablement un résultat très satisfaisant pour une exploitation en régie.
437. Saint-Étienne. — L'eau d'un torrent, le Furens, desservait autrefois tous les besoins de la ville de Saint-Etienne, mais la contamination de cette eau, qui a été la conséquence du développement industriel de la ville, n'a pas permis de conserver ce mode d'alimentation ; et un décret du 30 avril 1859 a autorisé les travaux d'une distribution d'eau, d'après un projet dû à MM. Graeff et Conte-Grandchamp 3.
Au lieu d'emprunter l'eau nécessaire à la Loire, comme on l'avait proposé, ce projet avait pour base la captation des sources de la haute vallée du Furens, qu'un aqueduc en maçonnerie de 17.385 mètres de longueur, partant de la cote 1.190, devait amener au réservoir de distri-