Voir au chapitre XIX
§ 4. — EAUX-VANNES Ei59
réservoirs et des réservoirs aux usines : là elles sont reprises, chargées dans des bateaux et transportées à distance pour l'emploi direct ou pour la transformation en poudrette. Il n'est pas besoin d'entrer dans plus de détails pour montrer que ce système doit être assez dispendieux, puisque l'écoulement ne se fait point par le simple effet de la pesanteur et qu'une aspiration mécanique est constamment nécessaire ; aussi l'inventeur a-t-il cherché à limiter la quantité d'eau employée dans les \vater-closets. Ce seul fait condamne le système qui, très probablement, ne recevra guère de nouvelles applications.
Le système Berlier est également basé sur l'emploi de machines aspirantes, mais qui agissent d'une manière continue pour entretenir un vide relatif dans tout l'ensemble de la canalisation. Les réservoirs, au lieu d'être placés aux carrefours des rues, sont répartis dans les maisons, et c'est un clapet automobile qui est chargé de fermer ou d'ouvrir
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quand il y a lieu la communication entre la conduite de la rue et le réservoir. Cet appai'eil constitue la partie vraiment originale du système : le clapet proprement dit, en caoutchouc, est surmonté d'un flotteur, qui se soulève, lorsque le réservoir étanche où il est renfermé se trouve rempli jusqu'à- un niveau déterminé; en avant du réservoir est située une sorte de tinette-filtre, où débouche le tuyau de chute, et dans laquelle un panier métallique retient les corps solides non dilués, papiers et autres ; une manivelle permet de donner de l'extérieur un mouvement de rotation au panier afin de faciliter la dilution, et de temps à autre on procède à l'enlèvement des corps solides qui s'y sont accumulés. Cette simple descrijDtion montre qu'il s'agit là d'un véritable dilueur, qui conserve une partie des inconvénients de ce genre d'appareils. D'autre part la valeur des matières, noyées dans une masse d'eau considérable, devient si faible que le traitement aux usines de réception n'en serait pas rémunérateur et que ces usines représenteraient une dépense fort lourde sans compensation réelle. Aussi, quoique les essais (lu système Berlier aient bien, réussi, faut-il le considérer non comme une solution appelée à se généraliser, mais comme un expédient auquel on aura peut-être recours dans cei-tains cas particuliers. Dans le système Shone, l'écoulement est produit par l'intervention de
l'air comprimé. Les matières tonilicnt dans un petit réservoir dispose dans la maison au pied du tuyau de chute; un siphon qui s'amorce à un certain moment les fait passer alors dans la conduite publique, et de là elles vont se réunir a d'autres dans un réservoir de plus grande capacité ; elles en sont extraites ensuite par l'action d'un éjecteur à air comprimé, dont le fonctionnement intermittent est réglé par un flotteur, et qui les jette dans une canalisation spéciale. Fort ingénieux, mais beaucoup trop compliqué pour entrer dans la pratique courante, ce système ne .saurait comme le précédent, trouver d'applications que dans des cas tout à fait spéciaux, car « il ne faut pas de mécanique, pas d'horlogerie dans les
« appareils généraux d'évacuation des immondices L'assainissement
« d'une ville ne doit pas être suspendu parce qu'un levier ou un contre- « poids fonctionne mal, parce qu'un tuyau se brise ou s'ob.strue »
1. Durand-Clavk (Alfred). — Rapport au Congrès de Vienne, 1887.