‹ Salubrité urbaine distributions d'eau assainissementChapitre 20 sur 279 · CHAPITRE H. - L'KAU DANS LES VILLES · texte numérisé non relu

CHAPITRE H. - L'KAU DANS LES VILLES

Cela suppose que l'eau pure, amenée dans l'intérieur de chaque ville en niasse suffisante, soit sans cesse répartie entre les divers quartiers, distribuée dans toutes les maisons, dans tous les locaux habités, afin d'y rendre les divers services que l'on en attend ; et que l'eau deveiuie inutile, ayant servi, chargée de résidus, trouve dans chaque local un orifice d'évacuation, aille rejoindre immédiatement celle provenant des habitations voisines, se réunisse de proche en proche à celle que rejettent les divers quartiers, pour être finalement conduite en masse vers un débouché suffisamment éloigné, en un point ou elle ne puisse plus nuire.

On conçoit aisément qu'un système aussi complet de circulation comporte des ouvrages multiples et complexes : les uns, destinés à recueillir, rassembler, amener, emmagasiner sans interruption aucune les masses d'eau nécessaires ; les autres à les disti-ibuer d'abord en un petit nombre de parts, puis en fractions de plus en plus petites se su])divisant presque à l'infini pour aboutir à chacun des orifices de puisage ; d'autres encore à recueillir les eaux impures à tous les orifices d'évacuation, à les rassembler peu à peu en quantités de plus en plus considéi-ables, à les réunir enfin dans les collecteurs qui doivent en assurer l'écoulement rapide et le transport à distance.

20. Comparaison avec le système circulatoire des animaux. — Il a été fait souvent une comparaison saisissante entre ce système de circulation de l'eau dans les villes et le mouvement du sang dans l'organisme animal.

De part et d'autre, le liquide vital est amené et distribué par un réseau complet de canaux, d'embranchements, de ramifications de diamètres de plus en plus petits, et vient aboutir par des vaisseaux extrêmement ténus aux points mêmes où s'opèrent les transformations qui constituent les fonctions essentielles et nécessaires des diverses parties de l'organisme. Puis, après avoir servi, modifié dans sa composition par l'usage même, chargé des matières inutiles ou nuisibles que rejette cet organisme auquel il apportait la vie, ce même liquide continuant son mouvement, passe dans une autre série de canaux, d'abord très petits et très multipliés, puis de plus en plus gros et de moins en moins nombreux, et finalement dans les troncs communs d'évacuation qui vont le porter au contact des agents naturels chargés de le revivifier pour un nouvel usage.

Les distributions d'eau, les l'éseaux de conduites, correspondent au système artériel; les tuyaux de chute, les égouts, les collectem*s constituent le sijstème veineux.

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