Mille. Assainissement, p
d'assainissement, qui sont devenues aujourd'hui l'objet de tant de préoccupations, le point de départ de tant de travaux. 48. Première partie du dix-neuvième siècle. — A ce point de vue
comme à celui des distributions d'eau, le commencement du xix* siècle n'a guère été que la continuation de la période précédente :
Suite des progrès dans la construction des machines élévatoires; nouveaux types de pompes, rotatives, difîérentielles, etc.;
Établissement de dérivations d'eau et surtout de systèmes élévatoires hydrauliques et à vapeur, en France, en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, etc., etc.;
Nouvelles méthodes de filtrage et premières applications de la filtration en grand par l'emploi du sable (Compagnie de Chelsea à Londres. Simpson, 1839);
Perfectionnements dans la fabrication des tuyaux de fonte et généralisation de leur emploi en remplacement des anciennes conduites en bois ou en plomb ;
Emploi des robinets - vannes ; première apparition des compteurs d'eau.
C'est à peine si le problème de l'assainissement commence à se poser : on se borne, à Paris, à quelques prescriptions relatives à l'étanchéité des fosses fixes et à la translation de la voirie de Montfaucon à Bondy (1817) mais c'est seulement après le choléra de 1832 que l'on y aborde, pour la première fois, l'étude d'un système d'égouts suffisamment étendu, et que l'on crée le dépotoir de la Villette, sous la direction de MM. Emmery et Mary.
L'ouvrage le plus remarquable de l'époque est, sans contredit, le canal de l'Ourcq, dont l'idée, due à Riquet, l'auteur du canal du Midi, avait été reprise à la fin du xviu'^ siècle par fingénieur Brullée, et l'exécution décidée sous le Consulat (29 floréal an X), dans le double but d'alimenter Paris et d'ouvrir une nouvelle artère à la navigation. Les travaux, dirigés par Girard, et poursuivis avec activité de 1802 à 1814, furent interrompus alors pour être repris en 1823 par une compagnie concessionnaire. Ils n'ont été complètement achevés qu'en 1837.