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LES RESSOURCES

Sommaire :

§ 1". Générulités. — 74. L'eau daus la nalurc. — 75. L'eau de mer. — 70. Los eaux douces. Leur origiuc. — 77. Pauvreté relalive des terrains imperméables, — 78. Richesse dos terrains perméables.

§ 2. La pluie. — 79. Observations pluviométriquos. — 80. Quantités de pluie. — 81. \'ariations séculaires. — 82. Variations annuelles. — 83. L'eau de pluie. — 84. Emploi de l'eau de pluie.

§ 3. Les eaux superficielles. — 85. Les eaux à la surface du sol. — 8G. Les eaux courantes. — 87. Les eaux dormantes. — 88. Composition des eaux superficielles. — 89. Emploi des eaux superflcicllcs.

§ 4. Les eaux souterraines. — 90. Les eaux à l'intérieur du sol. — 91. La nappe des puits. — 92. Les nappes profondes. — 93. Les nappes artésiennes. — 94. Les sources. — 95. Composition des eaux souterraines. — 96. Emploi des eaux souterraines.

GÉNÉRALITÉS

74. L'eau dans la nature. — La nature a mis à la portée de l'homme l'eau nécessaire à la satisfaction de ses besoins.

Il peut recueillir celle qui tombe sur le sol à l'état de pluie, de neige, de grêle, ou puiser celle qui ruisselle à la surface et y forme des torrents et des rivières, des étangs et des lacs, chercher dans les couches plus ou moins profondes du sous-sol celle qui les imprègne, s'y accunuile en nappes souterraines et vient émerger en certains points pour y constituer les sources.

Partout il trouve l'eau soumise à un renouvellement continu, qui en assure la pureté relative. Un échange s'opère sans cesse entre la terre et l'atmosphère qui l'entoure. Sous l'influence de la chaleur solaire, aussi bien sur les continents que sur l'immense superficie des mers, l'eau est transformée peu à peu en vapeur ; débarrassée de toutes les impuretés dont elle était chargée, elle va se mélanger à l'air; puis, loi-squo.

§ 1. — GÉNÉRALITÉS T

pav l'effet successif de l'évaporation, la tension de la vapeur dans l'air dépasse une certaine limite, un phénomène inverse, une condensation, se produit, et il se forme des nuages qui sont entraînés au loin au gré des vents et des courants atmosphériques, jusqu'à ce qu'ils se résolvent en pluie. L'eau retombe alors et coule à la surface du sol, se chargeant ra- I pidcment de matières diverses minérales et organiques, en abandonnant quelques-unes sur son parcours, retenant les autres, pour aboutir finalement à l'Océan. Elle recommence ensuite la même évolution qui se reproduit perpétuellement, et que l'on a très justement comparée à une distillation continue « dans le grand alambic de la nature, dont le foyer « est le soleil, l'atmosphère le condenseur, et la terre le récipient i. »

75. L'eau de mer. — Les mers, recevant sans cesse l'apport des fleuves qui jouent sur les continents le rôle de collecteurs, se trouvent être par

■ suite, en même temps que le grand réservoir des eaux réparties à la surface du globe, le réceptacle de toutes les matières qu'elles entraînent; comme l'eau n'en sort que par l'évaporation, c'est-à-dire parfaitement

i pure, ces matières s'y accumulent sans cesse : d'qù l'explication de la : salure des eaux de l'Océan.

L'ecat de mer contient des quantités notables de matières salines dis-

■ soutes, et en ^particulier une proportion telle de sel marin (chlorure de

• sodium") — 25 à 30 grammes par litre — qu'elle est absolument impropre à la boisson et même à la plupart des autres usages. Si, dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, on y a parfois recours, sur les navires en mer ou dans des stations navales particulièrement déshéritées,

• ce n'est jamais que pour des emplois spéciaux, comme l'alimentation des : machines à vapeur, à moins qu'on ne se résigne à la soumettre à une

véritaljle distillation dans des appareils construits à cet effet, opération < compliquée et dispendieuse, qui ne serait point pratique s'il fallait l'éten-

■ dre à une consommation de quelque importance.

76. Les eaux douces. Leur origine. — Seules, les eaux douces, ainsi nommées par opposition à l'eau ^alée de la mer, sont employées d'une manière générale à l'alimentation.

Toutes ont la même origine : elles proviennent des eaux météoriques, résultant de la condensation de la vapeur d'eau dans l'atmosphère, qui tombent sur la terre à l'état de pluie le plus souvent, mais aussi sous forme de neige ou de grêle, suivant l'état des couches atmosphériques qu'elles traversent avant de rencontrer le sol.

Dans certaines régions montagneuses, où la température est toujours très basse, la neige s'accumule, s'entasse et constitue une masse compacte qui prend le nom de glacier; la fusion partielle et lente de cette masse donne lieu au départ de filets liquides qui vont former un peu plus bas des sources et des ruisseaux. Mais, dans la plupart des cas, la

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