OUVRAGES ACCESSOIRES
souvent aux mêmes points que les déversoirs, qui ne sont autre chose d'ailleurs que des décharges de superficie. Mais elles en diffèrent absolument par leurs dispositions et leur mode de fonctionnement : pour les conduites forcées, ce sont des tubulures munies de robinets-vannes, pour les aqueducs des ouvertures pratiquées dans le radier et fermées par un appareil mobile, tel qu'une vanne ou une bonde de fond, sorte de clapet qui se manœuvre au moyen d'une tige ou d'une vis, et dont nous retrouverons l'application dans les réservoirs. Quelquefois, mais très rarement, ces appareils sont rendus automatiques, au moyen d'un flotteur ; le plus souvent l'ouverture s'opère à la main, et comme elle doit avoir lieu surtout. en cas d'accident, il convient de rendre la manoeuvre très aisée et très prompte : le cantonnier, chargé de la surveillance d'une certaine longueur d'aqueduc, doit pouvoir la faire sejil sans difficulté.
198. Têtes de siphons. — En raison de leur rôle complexe, les têtes de siphons reçoivent nécessairement d'assez grandes dimensions ; ce sont des regards plus importants que les autres, permettant au besoin l'introduction d'un bateau, et contenant à la fois des appareils de remplissage et de vidange, de déversement et d'échappement d'air. La fig. 119 représente une des têtes de siphons de l'aqueduc de la Vanne, où ces divers appareils se trouvent réunis.
L'étude des détails doit être faite avec soin pour éviter, soit les pertes de charge, par l'effet des remous toujours assez considérables aux abords des siphons, soit les coups de bélier, dus à l'échappement trop brusque de l'air, soit les efforts trop grands lors des manoeuvres, qui doivent en général pouvoir être effectuées aisément par un seul homme.
Aux grands siphons récemment établis près de Naples, on a pris, à cause de la pression énorme qu'ils supportent, une précaution coûteuse mais excellente : une conduite spéciale de mise en charge, de petit diamètre (200"""), va porter l'eau aux points bas des grosses conduites forcées de 700 et 800 millimètres de diamètre, rendant impossible un remplissage brusque, qui serait dans ce cas particulièrement dangereux.
Fig. 110.
CHAPITIIE X
Sommaire :
g 1"-. Appareils employés pour rélévation de l'eau. — 199. Classification. — 200. Appareils élévatoires proprement dits. — 201. Appareils agissant par aspiration et re- • l'oulement. — 202. Appareils à choc. — 203. Appareils à action directe de vapeur.
— 20i. Utilisation des divers appareils servant à l'élévation de l'eau.
§ 2. Pompes. — 205. Pompes à mouvement alternatif. — 20G. Pompes à simple effet. — 207. Pompes doubles à simple effet. — 208. Pompes à double efiel. — 20'.). Jeu d' pompes à mouvement alternatif. — 210. Rôle de l'air. —211. Vitesse. Rendement.
— 212. Corps de pompes. — 2ia. Pistons. — 214. Soupapes et clapets. — 215. Pompes oscillanles. — 210. Pompes rotatives. — 217. Pompes centrifuges.
3. Aspiration. — 218. Observations ge'nérales. — 219. Dégagement des gaz dissous.— 220. Réservoir d'air d'aspiration. — 221. Amorçage des pompes. § 4. Refoulement. — 222. Inertie de la colonue d'eau. — 223. Châteaux d'eau. — 224. Réservoirs d'air de refoulement. — 225. Dispositions diverses du refoulement.
— 22lj. Conduites ascensionnelles.
S 5. Choix du moteur. — Considérations générales. — 228. Moteur animés. Moteurs à vont. — 229. Moteurs hydrauliques. —230. Moteurs à vapeur. — 231. Géii.rateurs de vapeur. "
Si 6. Machines élévatoires. - 232. Multiplicité des types. — 2.33. Commande directe. — 234. Transmissions. — 235. Types de machines élévatoires mues par l'eau. — 2.3G. Types de machines élévatoires mues par la vapeur. — 237. Appareils accessoires.
— 238. Rédaction des programmes. — 239. Travail des machines.
? 7. Installation, entrelien, exploitation des machines élévatoires. — 240. Emplacement des usines. —241. Bâtiments. — 242. Constructions accessoires. - 243. Entretien des machines. — 244. E.xploitation. — 245. Dépenses d'installation et d'exploitation. — 246. Prix de revient de l'eau élevée.