The Academy, 23 octobre 1886 : « Holbein’s Dance
2. The Universal Review, nov. 1889 : « L'affaire Holbein-Rippel ».
3. Ex Volo : An account of the Sacro-Monte or New Jerusalem at Varallo Sesia, with some notice of Tabachelti's Remaining work at the sanctuary of Crea, by Samuel Butler, op. 9. Trübner.
4, Préface de la première édition, 1881. « I found it impossible to deal with Varallo without making my book too long. Varallo requires a work to itself; TI must, therefore, hope Lo return to it on another occasion. »
5. Les chapelles étant fort obscures, il lui fallait faire de longues poses, et souvent se servir du magnésium. Cf. M., II, 61.
6. Dans l'été qui suivit la publication d'Ex Voto, S. Butler, suivant une piste relevée par un érudit italien, se rendit à Dinant et à Namur pour y trouver les preuves de l’origine flamande de Tabachetti. Il se donna pour cela beaucoup de mal. La description et le résultat de ses recherches se trouvent incorporés au chap. IX de la nouvelle édition d'Ex Voto.
D'Enrico. La seconde partie comprend une étude détaillée de chacune des chapelles avec leurs fresques et leurs figures de terre cuite. Dans l'introduction et dans la conclusion, Butler rappelle quelques-uns des principes généraux déjà exprimés dans Alps and Sanciuaries, s’élevant une fois de plus contre l'étude académique des arts!, et divisant l’histoire de la peinture et de la musique en deux périodes, la première d’immaturité, la seconde de décadence, également éloignées l’une et l’autre du difficile équilibre de la perfection?. En un autre endroit (chap. VII) il expose le but que poursuivaient les artistes d'autrefois, et les conditions dans lesquelles ils travaillaient, ce qui l'amène à des considérations générales où le lecteur retrouve encore, éparses, quelques-unes des paillettes butlériennes. Mais dans son ensemble, Ex Volo est une composition d’un travail appuyé, sérieux et froid, auquel, certes, les passages dont on vient de parler confèrent une physionomie personnelle, mais que ne traverse nulle ironie et que n’allège aucun humour. Jusqu’en 1890 Butler ne cessa de scruter sanctuaires et chapelles votives, dans l’espoir d’y retrouver des statues de Tabachetti. En novembre 1888, il donnait une sorte d’appendice à Ex Volo, dans un article intitulé À Sculplor and a Shrine. Ce sculpteur, c'était naturellement Tabachetti, que dans une note préliminaire il rangeait parmi ses héros, avec Haendel, Shakespeare, Holbein, Rembrandt, Giovanni Bellini ou de Hooghe. Le sanctuaire était celui de Montrigone, à Borgo-Sesia. Leton de l’article contrastait par sa légèreté et sa désinvolture avec celui d’Ex Volo. Butler se divertissait librement au réalisme naïf des statues. Au cours d’un autre article, À Medieval Girl School, publié l’année suivante, il décrivait dans la même humeur les chapelles d’Oropañ. Enfin, Art in the Valley of Saas, à la fin de 1890, clôt la série des articles consacrés aux chapelles italiennesi. Cependant la plupart de ses prétendues découvertes ne tardèrent pas à être contestées; les travaux de son ami, l’érudit Cavaliere Negri, révélèrent l’inexactitude ou l’imprudence de conclusions trop hâtives. Il se rendit de bonne grâce à l’évidence
. Ex Volo, pp. 252-3.
. Id., pp. 218-9.
. Universal Review, déc. 1889. Pour Oropa, voir aussi Alps, pp. 177-187.
. Universal Review, nov. 1890.
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des documents; et si vers la fin de sa vie il songeait encore à publier un livre sur Jean de Wespin, c'était surtout pour confesser ses erreurs.
Dans l’œuvre de Butler, la critique artistique forme une partie négligeable. Elle n'offre d'intérêt que par les éclairs d'humour, les pointes paradoxales qui l’émaillent ou les digressions où le ton se hausse jusqu’à la philosophie de l’art. Pas plus qu'il n’a été un critique littéraire, Butler ne pouvait être un critique d’art. L’entraînement de sa curiosité lui a fait illusion. Elucider de petits mystères, retrouver la filiation d’une œuvre, discuter l’attribution d’un tableau : ces menues recherches l’amusaient, le passionnaient même; mais, légitimes chez un érudit ou chez un amateur doué d’une culture spécialisée, elles étaient avec lui vouées, par la force des choses, à n’aboutir qu’à des impasses. Elles font regretter aujourd’hui qu'il leur ait tant consacré de son temps et de son attention.
L'année 1890 marque également la date de la dernière intervention publique de Butler dans la controverse entre Darwinistes et Néo-Lamarkiens. Luck or Cunning?, malgré son dessein batailleur, lui avait permis d’exprimer quelques vues personnelles sur la philosophie de l’évolution. Désormais il n’avait sur ce point plus rien d’original à dire; d’ailleurs, son opinion étant définitivement établie, l'intérêt du sujet était pour lui épuisé. Mais il continua à suivre attentivement les vicissitudes du combat; les sollicitations les plus inoffensives piquaient son humeur, et il ne pouvait les laisser passer sans réagir vigoureusement. C’est ainsi qu’en 1887 il envoya une lettre à l’Athenaeum? pour protester contre un passage de la «Vie et correspondance de Charles Darwin » où le fils du grand savant faisait une allusion rapide à l'affaire de l’ Erasmus Darwin. Le ton du paragraphe incriminé, digne, mesuré, imbu d’une implicite hauteur, étaient de ceux qui irritaient le plus Butler. Sa protestation révèle une exaspération contenue; Darwin, alléguait-il à tort, on l’a vu, — avait agi en pleine connaissance de cause et s'était ainsi rendu
1. Butler avait d’abord pensé à une édition remaniée d'Ex Volo; mais l'éditeur n’en voulait pas. « Grant Richards is very reasonably afraid of taking up Ex Voio, so 1 change my {actics and contemplate a short book entitled Jean de Wespin, otherwise known as Tabachetti., » Lettre de S. Butler, à H. F. Jones, 21 fev. 1902, M., II, 386.