Alps
4. «Il eut même l’obligeance de faire des recherches dans les bibliothèques de Londres au sujet de la légende ou chronique sur (sic) notre pseudo-ancêtre Jean Galba; il avait retrouvé dans une chronique incomplète de Dijon quelque trace du bon roi Lothaire, contre (sic) le susdit, au sujet du rapt de sa fille Aldina. J’ignore où a été finir cette correspondance. » Lettre de M. Louis Franzoni à M. Albert Franzoni, août 1926; communiquée par M. Albert Franzoni.
#.0.,M. IT, 130. Dans une note, publiée, dans Further Exiracis, p. 136, Butler
caractériser ce type d’hommest. Qu'il n’ait rien compris à la poésie en vers n’est qu’une originalité de plus. Il savait en tout cas s’accorder le temps de rêver; il y a de curieuses songeries dans les Note-Books. Plusieurs des personnages de ses livres sont de purs songe-creux, depuis Christina Pontifex, et Ernest lui-même, jusqu'à Madame Owen (dans The Fair Haren) et à Higgs qui, au chapitre VI d’Erewhon, rêve qu’il a retrouvé les tribus perdues d’Israel. Il n’ignorait pas ces moments de détente où l'esprit se dénoue et abandonne, pour un instant, sa direction. « How loosely, écrivait-il, our thoughts must hang together when the whiff of a smell, a band playing in the street, a face seen in the fire, or the gnarled stem of a tree, will lead them into such vagaries at a moments warning? » Mais ne distingue-t-on pas dans ces lignes une méfiance, une appréhension? Butler, ennemi des humeurs vagues et vaines, ne cherchait pas dans le rêve .une volupté; il y voyait une démarche de la pensée, une dissociation d'idées aussi profitable, parfois, que la démarche contraire. Il disait volontiers manquer d'imagination. En fait, cette faculté était chez lui fort active, sous deux formes essentielles : l'essor de la pensée allant à l'aventure, et l’arrangement ingénieux de l'expérience ou des idées. Mais elle n’était qu’une ressource de réserve ou de second plan, subordonnée à l'intelligence, soumise à sa direction. De même qu'il accordait à la santé de son corps le tonique des vacances d'été, il savait à propos lâcher la bride à sa raison, la mener prendre un bain d'’irréel ou d’absurde, laisser, une minute, ses idées échauffées courir leur sarabande: Ge qui fait illusion sur ce don réel, c’est qu’il utilisait ensuite, avec trop de pertinence peut-être, et de sang-froid, les bribes de vérité nouvelle ou les aspects nouveaux de l’ancienne vérité que ces échappées lui rapportaient. Il a fait de la rêverie mi-poétique, mi-humoristique un procédé littéraire, des visions de la « fancy
l’ultime étape du raisonnement. Ses évocations, ses « élucubrations », bachiques ou autres, ses humeurs prophétiques,
rapporte ce mot en termes légèrement différents : « Lui, aurait-elle dit à H.F. Jones, qui est plus que tout poète. » Et Butler ajoute : « I think I ought to fee] very much flattered ».
EME ELOS:
DANPAB ND 0: