‹ Samuel Butler (1835-1902): Étude d'un Caractère et d'une IntelligenceChapitre 160 sur 255 · NN. B., 216. « Cat-Ideas and Mouse-Ideas · texte numérisé non relu

NN. B., 216. « Cat-Ideas and Mouse-Ideas

4, Way of Al Flesh, 207.

like plants or animals in this respect also, as in so many others, that they are more fully understood when their relations to other ideas of their time, and the history of their development are known and borne in mind! ». Aussi demande-t-il au lecteur de ce livre la permission de traiter les thèses qu'il entend soutenir comme si elles étaient douées d’une existence physique; il importe, pour les comprendre, que soient connues leur origine et leur filiation, de même que, pour comprendre Ernest Pontifex, il fallait remonter de plusieurs générations dans l’histoire de son ascendance. Par une autre analogie avec la nature, on constate que certaines idées illogiques (inconsistent) sont stériles, et Butler suggère que la cause de cette stérilité est, dans son principe, identique à celle des animaux hybrides?. Ainsi apparait-1l que la vie naturelle et la vie de l’esprit suivent des courbes comparables, et que les principes fondamentaux qui régissent l’évolution des êtres sont, dans leur essence, des lois psychologiques.

Butler a poussé fort avant dans le détail cette étude Fe procédés et du mécanisme de tout progrès mental. I] les analyse avec une finesse à laquelle on ne peut reprocher que l’abus de l’analogie. Deux tendances générales, observe-t-il, exercent leur action contradictoire sur le physique comme sur le spirituel : la première est celle qui porte toute chose à aller de l’avant, à évoluer vers un mieux —le «universal innate desire on the part of every organism to live beyond its income* ». À cet élan, parfois dangereux, vers un devenir, s’oppose le besoin d'équilibre, force de résistance et de stabilité. L'on peut dire en gros que la première de ces tendances est un instinct obscur, alors que la seconde est plus clairement saisie par la conscience. Mais elles jouent en même temps, et s'appliquent souvent aux mêmes objets. Alternativement, et selon les circonstances, l’une ou l’autre l'emporte momentanément. Ainsi n’y a-t-il ni progrès uniforme ni équilibre durable. En fait, la stabilité absolue n’étant jamais atteinte ou jamais longtemps conservée, l'intelligence humaine ne peut manquer de marquer un progrès positif, mais qui se réalise par de minuscules secousses. L'organisme, par suite de la distraction habituelle, et de l'impossibilité de suivre par un

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