Cf. dans Life and Habit (p. 186 de cette étude
2. Med. Girl School », p. 180. — Dans un passage d’Unconscious Memory, p.53, s’opposant à Hering, il se donne pour « a spectator only, with none but the vaguest notion of the actual manner in which the stage machinery is worked. »
3. Marcus Hartog : Introd. à Unconscious Memory (Edit. 1910), réimprimée dans Problems of Life and Reproduction, 1913.
A. D. Darbishire, dans : An Introduction to a Biology (1917), somme les biologistes de revenir à Lamarck, Butler, et Bergson.
E. S. Russel dans Form and Funclion (1916), lui consacre un chapitre.
S. J. Tomkeieff : « The Mnemic theories of Evolution » (Scientia, n° 137, p. 159 (1923).
Dr. Emanuel Radl : Geschichle der Biologishen Theorien, 1930, montre l’importance de Life and Habil au point de vue historique, el la valeur de son interprétation psychologique de l’évolution.
4. Cf. Marcel Landrieu : Lamarck, le fondaïeur du transformisme : seul Evolution Old and New est nommé dans la bibliographie. Mais dans le cours du livre, le nom de Butler n’est même.pas cité, alors que ceux de Romanes et de Huxley le sont,
à juger de ses idées, puisqu'ils sont les chefs de file de ces « plain people » parmi lesquels il voulait se ranger!, est tout aussi partagé. Tantôt on voit en lui un des précurseurs de la pensée biologique moderne, tantôt on félicite ses contemporains de n’avoir pas daigné prendre garde à ses élucubrations d’amateur, qu'Edmund Gosse trouvait «illisibles »2.
En réalité, Butler ne voulait ni ne pouvait être un véritable savant. Sa curiosité et les circonstances l’ont entraîné, un peu malgré lui, à prendre publiquement position dans le grand débat ouvert par l'Origine des Espèces, mais il a toujours senti — et cela, au fond, l’irritait — ses insuffisances ; rien en effet, dans son humeur, dans sa culture, dans sa méthode de pensée ou sa tournure d'esprit, ne l’autorisait à se mesurer avec les chefs du clan scientifique. Si, après avoir perdu le combat de son vivant, il fait aujourd’hui devant l'opinion moyenne figure de demi-vainqueur, ce n’est pas à des dons de savant qu'il le doit, mais précisément à ce qui en lui transcendait, ou négligeait, ou méprisait l'esprit, l'équipement et la méthode de la science.
Le plus souvent, il est vrai, ce terme prend sous sa plume un sens rétréci, plein d’allusions rancunières, désignant, non les branches de la connaissance humaine, mais des mystères particuliers, des manœuvres de clans, des coups de force intellectuels. Le Darwinisme, presque toujours, lui cache la science. En cette époque où la méthode, le scrupule, et l’abnégation dans l'effort sont déjà vraiment scientifiques, Butler n’est pas seulement l’anti-Darwin, il est aussi l’anti-savant. Il reproche à la science de son témps de se fétichiser, de se créer des idoles, des dogmes et des prêtres. « Science, éerit-il, is being daily more and more personified and anthropomorphised into a god* ». Sa comparaison entre la dictature de la religion et celle de la science est un de ses thèmes favoris, mais c’est encore la dernière qu’il redoute le plus; il la combat de toutes se forces, dans ses apôtres, dans ses dogmes, et ses mots ne sont jamais assez forts pour la flétrirt. Mais il est rarement possible de distinguer dans ces critiques si elles