‹ Samuel Butler (1835-1902): Étude d'un Caractère et d'une IntelligenceChapitre 192 sur 255 · Er. Rev · texte numérisé non relu

Er. Rev

3, How to make the best of Life, 142.

AND, Il:

5. « The power to err », Ev. O. and N., p. 29. « The power to make mistakes », N. B., 717.

Fort, PASS

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mind». Elle se renouvelle et se prolonge grâce à des échanges continuels. « For to live is to be influenced, as well as to influence? ». C’est une affaire de longue haleine, un effort patient et têtu, «one long process of specializing consciousness and sensation »w. Il n’est de vie réelle sans un minimum de volonté latente. « The more a thing knows its own mind the more living it becomes! ». Inversement, l’on pourra dire que tout ce qui touche à l'esprit est vivant : « Everything is living which is in close communion with, and interpermeated by, that something which we call mind or thought5 ».

Si la vie est esprit, et si tout esprit est vie, c’est en vain que l’homme tentera de la définir, en l’isolant pour l’analyser comme une force étrangère à lui-même. Butler, pour l’entrevoir, n’essaie pas de se hisser jusqu'aux perspectives grandioses de l’infiniment grand; il préfère se pencher sur les formes rudimentaires, les organismes les plus humbles. L’infiniment petit change avec les progrès de l’outillage et les méthodes des sciences; ce n’est plus le ciron de Montaigne ou de Pascal; c’est pour l'observateur moderne la cellule vivante, le germe, la goutte infime de protoplasme, l’ultime division de l’être révélée par le microscope. Mais l'esprit avide de savoir, ainsi parvenu au bout de la spirale, n’a pas plus de chance de découvrir la solution de l’énigme; qu’il s'agisse de la nature même de cette vie, de son origine ou de ses fins, le philosophe et le savant ne trouvent au terme de leurs explorations que l’inconnu et l’incompréhensible. Butler prend allègrement son parti de son impuissance à connaître; ces ténèbres, loin de l’effrayer ou de l’impatienter, le frappent d’admiration ; il s’émerveille de ce qu’il ne saurait comprendre. Il consent d’un cœur léger à échafauder sur un pur mystère son modeste et lucide édifice. Son tempérament sec el sa tournure d’esprit raisonneuse suffisent à l’arrêter sur la pente qui mènerait au désordre; il ne cherche pas à « communier : avec la puissance inconnue, bienfaisante et formidable, don il sent partout la présence ; il ne fait pas une mystique de cettx intuition, de ce respect de la vie. Mais il professe sans honte

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