‹ Samuel Butler (1835-1902): Étude d'un Caractère et d'une IntelligenceChapitre 195 sur 255 · Deadlock, p. 207 (dans The Humour of Homer · texte numérisé non relu

Deadlock, p. 207 (dans The Humour of Homer

toisie et de tolérance. Il vaut la peine de citer une phrase du paragraphe qui suit immédiatement le passage ci-dessus : « These remarks are to be taken in a strictly scientific sense, and have no appreciable importance as regards life and conduct. True they deal with the foundations on which life and conduct are based, but like other foundations they are hidden out of sight, and the sounder they are, the less we trouble ourselves about them. »

De cette conception de la vie humaine se dégage très fortement la notion de progrès. Sur ce point, une fois de plus, Butler est en accord avec son époque. Mais le mot est vague et demande à être pr‘cisé. Il ne s’agit pas pour lui d’un tri fortuit et automatique à la manière de la «sélection naturelle » des Darwinistes; ni d’un effort conscient des individus vers un idéal moral, transcendant à l’homme. Tous les êtres soumis à l’évolution tendent vers des formes supérieures, qu'ils semblent réaliser peu à peu; une volonté de perfectionnement les anime. C’est chez Butler que G. B. Shaw a trouvé le thème de Back lo Maïthuselah. L'augmentation de la longévité humaine paraît à Butler une prévision raisonnable : « There is nothing, dit-l avec sérieux, to prevent man’s becoming as long lived as the oak if he will persevere for many generations in the steps which can alone lead to this result! ». Certes, le progrès est fonction de la durée des choses; 1l comporte un élément irréductible de temps; de telles étapes demandent, pour être franchies, non des générations, mais des époques et des âges. Butler insiste fréquemment sur ce double aspect de la question : la petitesse de l’écart maximum que la nature humaine peut aborder sans danger, et le nombre énorme de ces degrés infimes à gravir pour se hausser d’un palier de progrès au suivant. La civilisation d’un pays ou d’un temps est, non seulement la mesure apparente, mais un des facteurs réels du progrès général. Car, dit Butler, avec l’autorité de l’expérience, «in a new country everything has a tendency to go wild again, man included; and the longer civilisation has existed in any country the more trustworthy and agreeable will its inhabitants be? ». Le terme de progrès, comme celui d'évolution — et comme bien d’autres, aux yeux

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