N. B., p. 78. « The Super-Organic Kingdom
organes. Ces deux affirmations jumelées sont de pures analogies ingénieusement développées jusqu’à leur limite extrême. Leur auteur les défend mal contre l’accusation de paradoxe. « That the essential identity of bodily organs and tools is no ingenious paradoxical way of putting things is evident from the fact that we speak of bodily organs at all. Organ means tool. There is nothing which reveals our most genuine opinion to us so unerringly as our habitual and unguarded expressions..! ». La remarque est fine; mais on ne démontre pas une vérité scientifique en constatant une confusion de termes dans le langage populaire. Que ce soit dans Darwin among the Machines, dans Erewhon ou dans Luck or Cunning?, et sous ses différents aspects, la théorie des machines reste un brillant jeu d'esprit, si piquant et si plausible à la fois que Butler l’a adopté et l’incorpore à sa classification des phénomènes universels. Il l’expose à loisir dans Luck or Cunningq?, où il divise les outils en cinq échelons, allant des « parties non protoplasmiques » du corps aux machines à vapeur. Certes un grand problème se pose à la lumière de cette analogie : c’est celui des frontières de la conscience et de la matière inerte; Butler le présente, à sa manière, comme une simple question de catégories : « Allow an overflowing aroma of life to vivify the horny skin under the heel, and from this there will be a spil- Eng which will vivify the boot in wear. Deny an aroma of life to the boot in wear, and it must ere long be denied to ninety-nine per cent of the body; and if the body is not alive while it can walk and talk, what in the name of all that is unreasonable can be held to be so?? ». Mais il n’était pas besoin de cette démonstration d’un humour ingénieux et quelque peu laborieux pour poser le problème de l'esprit et de la matière. D’autres chemins, et de plus courts, y conduisent le philosophe.
Le thème d’EÉrewhon pose accessoirement un autre problème au sujet des machines; c’est celui de leur avenir et de leur rapport avec l’homme. Les premiers erewhoniens, croyant que leur développement excessif était un redoutable danger, n'avaient pas hésité à s’en défendre par les moyens