Ibid. et 136 : citations des Psaumes
7HL Or CN 130.
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par excellence. Il finit même, comme le plus candide des croyants, par manifester pour lui un respect quasi religieux, une adoration aux élans mesurés, à laquelle parfois les souvenirs de son éducation, de ses lectures, de ses méditations, prêtent un charme d’oraisons.
Une récapitulation sommaire des étapes de cette évolution philosophique montre qu’elles tendent uniformément vers une fusion toujours plus exigeante de toutes les catégories en une seule. On voit Butler proclamer d’abord l’unité de la descendance humaine, l'individu et sa lignée n’étant qu’un seul et même être vivant; puis l’unité de toute la vie organique, qui réconcilie ces deux « sectes » du premier schisme, les mobiles et les sédentaires, animaux et plantes; enfin l’unité de l’univers entier, qui fond en une même réalité tous les règnes, même l’inorganique?. Il reste un dernier pas à franchir pour que soit consommée cette dévorante unification ; c’est de faire de l’esprit et de la matière une réalité unique. A ce stade suprême, toutes les oppositions s’évanouissent, celle du sujet et de l’objet, celle de l’esprit et de la matière, celle de Dieu et de la création. Nous touchons là au terme extrême de la pensée de Butler.
On ne trouve pas à proprement parler dans son œuvre une critique de l’idée philosophique de Dieu. Il s’attaque principalement aux formes que revêt cette idée dans la tradition chrétienne, à la présentation historique ou symbolique des dogmes : la Trinité, la divinité de Jésus, les miracles, le Ciel et l'Enfer, les sacrements. Il s'élève avec force contre toute conception anthropomorphique de la Divinité. « Men think they mean by God something like what Raffaello and Michael Angelo have painted® ». Ceci lui paraît enfantin. Dieu est, par essence, indéfinissable : « To know God better is only to realise more fully how impossible it is that we should know him at all. I cannot tell which is the more childish —