N. B., « To Critics and Others », po‘me écrit en
5 N. B., 12 : « We should try to make the self-interest of cads a little more
Il est donc bien exact de dire avec un des critiques français de Buller qu’il donne à la morale pour ultime but « la formation et l'élargissement d’une élite! » Un passage célèbre du « Way of All Flesh » — extrait d’un article écrit par Ernest Pontifex sur la difficile question du mariage — vaut la peine d’être cité ici : « That a man should have been bred well and breed others well; that his figure, head, hands, feet, voice, manner and clothes should carry conviction upon the point, so that no one can look at him without seeing that he has come of good stock and is likely to throw good stock himself, this is the desiderandum. And the same with a woman. The greatest number of these well-bred men and women, and the greatest happiness of these well-bred men and women, this is the highest good; towards this all government, all social convention, all art, literature and science should directly or indirectly tend. Holy men and holy women are those who keep this unconsciously in view at all time whether of work or pastime? ». Mais l’idée de cette élite, comme l’a noté Madame M. L. Cazamian, si elle rappelle au premier abord la conception nietzschéenne du surhomme, est en réalité d'inspiration beaucoup moins philosophique; elle suggère un idéal pratique, réalisable, déjà réatisé. Elle ne présente pas non vlus une société d’êtres d’exeption, de héros, auxquels le peuple vouerait un culte; Butler ne demande pas des « monstres », dépassant l’humain de cent coudées. Il exige seulement de son élite la perfection dans la modération, l’équilibre et l'harmonie; ses qualités sont l’essence de tout ce qui est viable et sain dans l’homme. C’est moins peut-être une doctrine aristocratique du progrès moral, qu’une vision bourgeoise, nettement insulaire, des fins de l'éducation et des destinées de la bonne société. Elle ne saurait étonner que ceux qui ont, un moment, pris Butler pour un penseur « avancé » avant de saisir dans quelle considérable mesure il appartient à sa race, à son milieu et à son temps.
L'homme idéal selon Butler est donc le gentleman®. Il s’ap-
coincident with that of decent people ». Cf. aussi Further Extracis, p. 80. « The greatest happiness of the greatest number will be best promoted by increasing the prosperity of those who are best and comeliest ».
1. Mme M. L. Cazamian, Le roman ei les idées en Angleierre, p. 223.