‹ Samuel Butler (1835-1902): Étude d'un Caractère et d'une IntelligenceChapitre 32 sur 255 · Introduction d’'Unconscious Memory, p · texte numérisé non relu

Introduction d’'Unconscious Memory, p

2. Cette description est tracée d’après plusieurs documents; en particulier, pour la disposition topographique, un dessin, p. 73, dans Five Years in New- Zealand, par R. B. Booth (1912), représentant « Mesopotamia Station ». Nous devons à la courtoisie de deux correspondants néo-zélandais d’intéressantes photographies, les unes des deux cabanes, récemment détruites, où Butler résida, d’autres représentant différents aspects de « Mesopotamia ». On trouvera dans le premier chapitre d’Erewhon une rapide description de la « Station », vue du haut de la montagne : «.. the waving downs, with the two white specks of huts in the distance, and the little square of garden behind them; the paddock with a patch of bright green oats above the huts, and the yards and wool-sheds down on the flat below; all seen as (hrough the wrong end of a telescope.. » (Erewhon, p. 6).

3. « (My present cook) can actually starch collars, which I think proper to wear, even in this out-of-the-way place ». Lettre de Samuel Butler à Mrs. Hhilip Worsley, 19 septembre 1861, dans Fam. Rel., p. 154.

ressemble que de loin aux rudes hommes, bergers ou bouviers, qui vont arriver tout à l'heure. Qu'on ne s’y trompe pas cependant; malgré quelques lubies qui font sourire ses voisins, il est devenu un des leurs, il vit leur vie, il s’est plié à leurs travaux. Prévoir, organiser, calculer, arpenter, explorer, bâtir, vendre eb acheter; mener au pâturage un bétail difficile, bœufs ou moutons; le marquer au fer, tondre les brebis, soigner et tremper les galeuses, poursuivre à cheval les égarées : rien ne l’a rebuté. Il subit cette existence avec patience et humilité, comme une épreuve nécessaire, une juste compensation due par lui au sort qu’il a osé braver!.

La durée de son séjour en Nouvelle-Zélande ne dépassera pas quatre ans et demi?. Mais cette période de temps est suffisamment longue pour que soneffet soit profondet persistant sur le caractère de Butler. Il faut lire First year pour saisir nettement, sous l'embarras manifeste et l’apprêt du ton, le sens et la portée de cette expérienceÿ. Au contact de cetbe vie fruste, Butler prend le goût des choses simples et nécessaires qu’ordonne seulement la commodité personnelle de chacun dans la limite et le respect des faits. Il apprend la valeur de l’argent qu’il faut arracher à ceux qui le lui doiventt ou conquérir au prix d’un pénible labeur et de constantes préoccupations. Il est touché par le souci des affaires, sinon par leur fièvre; il en brasse de petites, aménage soigneusement ses revenus, place son capital. Mais en même temps ses habitudes se font presque ascétiques, ses besoins frugaux et peu nombreux; l'argent ne sera jamais pour lui un introducteur à la mollesse et au luxe; il ne lui demandera que de lui fournir la clef de l'indépendance. Son but immédiat n’est pas d'atteindre à la fortune, mais d'obtenir les moyens qui lui permettront, rentré au pays,

1. Lady Barker, dans Station Lise in Vew-/ealard (1869), décrit une maison ae berger toute semblable à celle de Butler : « In itself it was as snug and comfortable as possible, with a little paddock for the shepherd’s horse, an acre or so of garden, now overgrown with self-sown potatoes, peas, strawberry,raspberry, and gooseberry plants, the little thatched fowl-house near, and the dog-kennels; all giving it a thoroughly home-like 1ook. The hoarse roar of the river over its rocky bed was the only sound... » (lettre : Broomielaw, novembre 1868).

2. Butler avait envisagé au début, la possibilité d’y rester jusqu'’er: 1870.

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