‹ Samuel Butler (1835-1902): Étude d'un Caractère et d'une IntelligenceChapitre 33 sur 255 · Pour First Year, voir p · texte numérisé non relu

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4. Pendant presque tout son séjour, il poursuivra avec son père de difficiles négociations pour obtenir les sommes promises,

de suivre la carrière de son choix sans être l’obligé de quiconque.

Sa personnalité achève de s'affirmer. Le courage physique, dont il manquait, lui vient; il en fait preuve en plusieurs occasions. Lui qui savait à peine se tenir en selle, il se fait, à force de ténacité, bon cavalier — chose nécessaire dans ce pays de longues distances. À cheval il traverse des rivières grossies ou descend des pentes abruptes!. Au bout de peu de temps il est assez hardi et assez entraîné pour donner l'exemple et prendre la tête de sa troupe dans une passe dangereuse?.

Si son corps s’aguerrit, son caractère se trempe. Tout, en Nouvelle-Zélande, est simple, rude, sain. Les nervosités, les scrupules, les mille délicatesses de la civilisation qu'il a quittée ne sont plus de mise. Il faut regarder les faits en face, dépouiller de douillettes habitudes (dormir sans draps, faire sa cuisine, se laver peu ou mal) ou de vieux préjugés sentimentaux (tuer un mouton). Les hommes qu'il fréquente ne parlent jamais de morale, mais ils n’en ont pas moins une, dont les principales caractéristiques sont le bon sens et la santé. Butler après une hésitation, se sent à l’aise au milieu d’eux; ils sont plus près de lui que les jeunes cuistres de Cambridge, ou même que ses parents et ses sœurs à Langar. Avec une expérience plus étendue des hommes et des choses grandit son sens du relatif, Ce monde tout neuf lui impose une révision des valeurs acceptées; la hiérarchie sociale et intellectuelle de la métropole apparaît vaine et irréelle dans la lointaine colonie. Mais ne croyons pas que cette lutte pour la vie, qui est au fond sa seule loi, soit une école d’abrutissement. Loin de là : malgré le peu d’intellectualité du milieu*, l'esprit de Butler respire

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