‹ Samuel Butler (1835-1902): Étude d'un Caractère et d'une IntelligenceChapitre 34 sur 255 · Cf. First Year, p · texte numérisé non relu

Cf. First Year, p

2. « 1 strictly forbade the other two to stir from the bank until they saw me safely on the other side. » Cf. tout le passage intitulé « Crossing the Rangitata », First Years, p. 143-148. — Le jour de la Saint-Sylvestre 1860, en tournée d’exploration avec son ami Baker, il dut traverser, à pied cette fois, le Rangitata. La force du courant leur fit perdre l’équilibre et ils furent entraînés dans un rapide. Ils s’en tirèrent à la nage, réussissant, rapporte Mr. Baker, à conserver leurs alpinstocks. Lettre de Mr. John H. Baker à J. B. Fort, 29 juillet 1926. C’est également avec Mr. Baker que Butler découvrit, sans la franchir, la « Whitcombe pass », le col permettant de passer sur le versant nord-ouest ces montagnes, décrit dans Erewhon.

3. Butler y rencontra cependant un assez bon nombre de gens cultivés, « gentlemen » en tous points, dont certains sorlaient des grandesuniversités Cf. First Year, 3749. Voir aussi ce que déclara le capitaine d’une équipe de cricket de la

mieux et prend une vigueur nouvelle. Il continue de se débarrasser peu à peu des lambeaux du vêtement religieux qui collent encore à sa raison. Nous en trouvons la confidence dans une lettre datée de septembre 1861 : « I felt an immense intellectuel growth shortly after leaving England — a growth which has left me a much happier and more liberal-minded man? » Cette sensation si enivrante d’émancipation le met dans un état de réceptivité aiguë, prêt à adopter d'enthousiasme la première hypothèse libératrice qui se présentera à lui. L'élevage des moutons lui laisse des loisirs. [Il les emploie à lire, à réfléchir. L'absence de compagnie cultivée, qui est ce qui lui manque le plus, l’oblige à ne compter que sur lui-même pour sa distraction intellectuelle. Ï1 a dû abandonner le dessin, faute de commodité et de sujets. Mais il continue ses études musicales. « [ have a piano-forte at which I practise very regularly, and fancy I am improving?. » EL son cerveau est toujours en ébullition. Comment oublierait-il que c’est la nouvelle orientation de ses idées religieuses qui l’a conduit à s’expatrier ? Ces idées-là, il faut les creuser, les éprouver, les corriger, ordonner ce chaos, voir clair en cette nuit, élaguer l’absurde, le superflu, le douteux, restreindre son bagage de dogmes, mais tenter du moins de s’en faire une certitude. [1 a repris sa Bible, et ne cesse de méditer sur le Nouveau Testament : en septembre 1861, il aborde les Epîtres de saint Paul aux Corinthiens. Il note ses réflexions sur un carnet qui le quitte rarement. C’est une habitude qu’il a prise pour la vie, et il suit, en les relisant, lacourbe même deson évolution. «My commonplace book, écritil, is full of notes upon religious subjects, and in them I can trace the gradual change from my old narrow bigoted tenets Lo

my far happier present latitudinarranism®. »

La première étape est celle de la tolérance. « I consider no

man has a right to demand from another that what appears

métropole venu avec son éuipe jouer à Christchurch : « On no cricket ground in any colony had he met so many public school men, especially men from Old Rugby, as at Canterburs » (cité par Miss Colborne Veel), First Year, p. 198.

Même les voleurs de grands chemins y étaient bien élevés, cf. Fam. Rel., p. 160.

1, Lettre de Samuel Butler à Mrs. Philip Worsley (sa tante), 19 septembre 1861 (elle n’est pas dans M.) Fam. Rel., p. 162.

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