The Tablet, fev
2. Butler l’emploie dans le sens de : croisement, mélange de races.
3. St James’s Gazeiïle, Jan. 6, 1882; le « reviewer » trouvait les dessins de Butler quelconques et sans pouvoir évocateur.
4. The Academy, dan. 21, 1882. L'article est de Douglas W. Freshfield. Celui-ci trouvait les dessins minutieusement détaillés et généralement intéres-
sants,
et de se complaire dans de tranquilles et mesquines vallées qui ne sauraient offrir un idéal qu'aux vaches de leurs pâturages, ou, ajoutait-il avec impertinence, aux humains dont un horizon d’herbe satisfait pleinement le sens esthétique.
En dehors de quelques ‘invitations à dîner!, Alps and Sancluaries ne rapporta ni argent ni gloire à son auteur, que le grand public continuait à ignorer, et que les critiques semblaient avoir définitivement classé comme un ambitieux désordonné, remuant et pervers.
B. Samuel Butler et Haendel.
Le livre sur les Alpes, avec ses citations de Haendel, montre un autre aspect de la culture multiforme de Butler. Son goût pour la musique était très vif; mais comme beaucoup de ses autres goûts, normal dans sa naissance, spontané et sincère à n’en pas douter, il se révéla, dans ses manifestations ultérieures et dans le choix de ses parrains, d’une bizarrerie qui ne devait rien à l’inexpérience de Ia jeunesse ni à l’insuffisance de la réflexion. Butler jouait du piano avec facilité, ayant pratiqué cet instrument dès son enfance; peut-être, comme Ernest Pontifex, quand il était à Langar, se levait-il le matin de bonne heure pour étudier sans déranger ses parents, et sans être dérangé par eux?. Il connaissait l’orgue, et avait même appris l’accordéonÿ. Il avait l'oreille juste; à vingt-cinq ans, il ne dédaignait pas de se Joindre à un chœur, où de prendre, le cas échéant, la baguette et la responsabilité de maître de chapelle. À Cambridge, ses études musicales s'étaient poursuivies avec une application irrégulière, mais sans s’interrompre jamais; il avait acquis quelques notions d'harmonie, mais ne devait se mettre au contre-point que beaucoup plus tard5. Il allait volontiers au concert, plus rarement à l’opéra, auquel il préférait les pièces de Sullivan et même les opérettes de Lecoq. Aux environs de 1871, sous la pression de Miss Savage, il consentit à donner quelques articles de critique
1. En juin 1882, les frères de Rosmini l’invitèrent à dîner à leur maison de Londres; cinq ans plus tard, la municipalité de Varallo offrit un banquet en son honneur.