‹ Samuel Champlain [microforme]Chapitre 17 sur 117 · TRE · texte numérisé non relu

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Pour en revenir à Caumont et aux commis de l’ancienue compagnie de Rouen, leurs alarmes ne furent par de longue durée, Champlain leur donna l'assurance que les ….archandises en entrepôt resteraient en leur possession, avec liberté pour eux d’en faire le trafic comme par le passé, au moins jusqu’à l’arrivée de Guillaume de Caën, chef de la nouvelle société, dont les pouvoirs n'étaient pas encore suffisamment connus. Bien que Caumont se fût déclaré satisfait, la situation ne laissait pas que d’être tendue entre les représentants des deux compagnies rivales, Champlain plane toujours audessus de ces misères, et l’on reconnaît, à sa manière d'agir, l’homme sage, désintéressé, oublieux de sa personne et même de son intérêt particulier, dans le but d'assurer la paix et la prospérité matérielle du pays. On peut se faire une idée de la position délicate qu’il occupait vis-à-vis de gens qui se prétendaient forts de leurs privilèges, pourtant discutables, En face de ces embarras, Champlain prit conseil de Guers et de Dumay. D’un commun accord ils décidèrent d'adopter une politique de conciliation, et de ne brusquer personne, Ces deux personnages, arrivés depuis peu au pays, agissaient pour le compte de la compagnie de nouvelle formation,

Dumay, dont le plan était de trafiquer sans retard avec les sauvages, consentit à n’en rien faire, tant que l’on ne saurait pas au juste à quoi s’en tenir sur les prérogatives de la compagnie des de Caën, Si le conseil du roi avait donné l'ordre de confisquer les marchandises du magasin, cet arrêt ne pouvait lui être préjudiciable, puisqu'il deviendrait maître de tout le commerce de la Nouvelle France, Si, d’autre part, il obtenait la permission de faire la traite, il n'aurait qu'à se procurer la facture des marchandises destinées au trafic et à livrer les peaux de castor en magasin pour leur valeur courante, De sorte que, dans tous les cas, Dumay

ne perdait rien pour attendre l’arrivée de Guillaume de Caën, lequel, du reste, ne pouvait tarder.

Dans son désir d’expédier la besogne plus rondement, Dumay courut à Tadoussac avec l'espoir d’y rencontrer son chef, Au lieu d’y trouver Guillaume de Caëün, ce fut Pont- Gravé, qui venait de jeter l’ancre dans la rade de Tadoussac, Gravé arrivait en qualité de représentant de l’ancienne compagnie. Son vaisseau portait soixante-cinq hommes d’équipage et plusieurs commis. Crette nouvelle fut accueillie à Québec avec joie par les uns, avec chagrin par les autres, Champlain en fut profondément attristé, car il prévoyait une rixe sanglante; les commis, au contraire, s’en réjouirent bruyamment, Ce renfort allait les mettre en meilleur état de résister aux coups de main des entremetteurs des de Caëün, s’il leur prenait fantaisie de vouloir s’accaparer leurs marchandises.

La situation allait en s’aggravant. Aussi Champlain crutil devoir protéger son entourage contre les commis, et il installa Eustache Boullé, son beau-frère, et le capitaine Dumay avec seize hommes dans le petit fort Saint- Louis, érigé l’année précédente sur la pointe du cap Diamant, Champlain se réserva la défense de l'habitation et y logea tous les hommes dont il pouvait disposer, Si les ::mmis voulaient la bataille, on serait prêt à se défendre, Mais ce n'était qu'un armement plutôt destiné à maintenir la paix qu’à répandre le sang.

Le sept de mai, trois commis de Guillaume de Caën arrivèrent de Tadoussac et virent prendre terre à quelque distance de l'habitation, Le Père le Baillif et Guers, chargés d'aller à leur rencontre, leur signifièrent de produire leurs papiers. Pour toute réponse ils firent l’aveu qu'ils n'avaient d’autres pouvoirs que ceux dont la compagnie de Rouen avait

été investie à son origine. Cette compagnie, dirent-ils, existait encore, en vertu d’un contrat et d’articles agréés par le duc de Montmorency ; elle était en procès avec la nouvelle société, mais elle espérait obtenir gain de cause devant le conseil du roi, ‘“ Ils dirent tout ce qu’ils voulurent, ajoute “ Champlain, avec plusieurs autres discours montrant avoir “un grand déplaisir de se voir recus aussi extraordinaire- “ ment, ce qu'ils n'avaient accoutumé (1).”

Le Père le Baiïllif rapporta ces discours à Champlain, et ensemble, après avoir délibéré sur ce qu’il y avait de mieux à faire, ils convinrent qu’on laisserait entrer cinq commis dans le magasin, et qu’on leur livrerait des marchandises pour trafiquer dans le haut du fleuve, Ceux-ci ne se firent pas prier pour prendre possession des biens de leur compagnie, mais Champlain les avertit qu’il voulait la paix; le roi lui avait recommandé de la maintenir à tout prix. Il les informa en outre que la compagnie dont ils relevaient était dissoute et remplacée par une autre dont la prépondérance devait être seule à s'exercer dans le pays. Se voyant ainsi accueillis et exposés à se faire chasser comme des intrus, les commis supplièrent Champlain de leur prêter des armes, et de faire sortir du fort Dumay et sa troupe. Le refus du chef fut formel, il leur défendit, en outre, de toucher aux pelleteries en magasin. La colère s’emparant d’eux, ils menacèrent de dresser procès-verbal de leurs protestations contre la présence au fort de gens armés qui, disaient-ils, n'avaient pas le consentement du roi, Mais, lorsque vint le moment de coucher leur protêt sur le papier, ils ne surent comment s'y prendre, et, craignant de se compromettre, ils se désistèrent de leurs prétentions, et, de guerre lasse, ils prirent la route des Trois-Rivières pour la traite,

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(1) Voyages de Champlain, éd. 1632, 2e partie, p. 18.

Ces événements avaient lieu au commencement de juin,

Le quinze du même mois, survint Pont-Gravé, fidèle fonctionnaire de l’ancienne compagnie. On le reçut avec le même cérémonial que pour les commis, maïs avec tout le respect et la courtoisie dus à son caractère de haute respectabilité, Après avoir donné l'assurance à Champlain que le différend entre les deux sociétés rivales était à la veille d’une solution amicale, —la nouvelle, disait-il, lui en était parvenue avant son départ d'Honfleur,— il remonta le fleuve jusqu'aux Trois- Rivières, où il devait rencontrer les commis.

Guillaume de Caën ne donna connaissance de son arrivée à Tadoussac qu’un mois plus tard, par un des hommes de son équipage nommé Halard, qui pria Champlain de la part de son maître de se rendre immédiatement à Tadoussac, et d'envoyer avertir les sauvages de son arrivée ainsi que de la quantité de marchandises qu’il se proposait d'échanger avec eux, Champlain ne jugea pas à propos de quitter son poste, où sa présence pouvait être requise au premier jour, et il se contenta d’expédier Halard chez les sauvages en compagnie d’un jeune homme du nom de du Vernet,

Le lendemain, le commis Roumier, qui était passé au service de Guillaume de Caëu, arrivait à Québec, muni d’un paquet de lettres de Dolu, de Villemenon, de de Caën, et d'une copie de l'arrêté du conseil du roi en faveur de l’ancienne compagnie, Pont-Gravé avait dit vrai. Ce document avait été signifié à de Caën, alors que son vaisseau était mouillé dans la rade de Dieppe; il avait même été publié dans cette ville à son de trompe, ainsi que dans plusieurs autres ports de France. Le conseil accordait aux deux compagnies la permission de faire le trafic durant l’année 1621

seulement, à la charge de contribuer également et par moitié

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à l'entretien des capitaines, soldats et religieux établis et résidant à l'habitation de Québec, Défense cependant à Porée et à ses associés Legendre, Boyer et autres membres de la compagnie de Rouen, de laisser sortir aucun vaisseau des havres français, sans prendre congé de l'amiral, sous peine de confiscation et au risque d’encourir des pénalités graves.

Prévoyant un conflit entre Guillaume de Caën et Pont- Gravé qui saus doute se réclamerait des privilèges dont il demeurait investi, Champlain pria le Père le Baillif de courir à Tadoussac pour faire comprendre au sieur de Caën qu’il ne devait pas user de violence à l'égard d’un homme qui agissait de bonne foi. Le bon Récollet fit le voyage en sept jours. De Caën avait refusé de se rendre à ses conseils ; plus que jamais il était déterminé de saisir le vaisseau que Pont-Gravé avait laissé dans la rade de Tadoussac, sous le commandement du capitaine la Vigne, d'Honfleur.

Champlain crut avoir plus de chances de succès en ménageant une entrevue entre Pont-Giavé et de Caën, et il les manda à Québec sous le plus court délai. Mais, comme tout retard pouvait être fatal, il changea subitement d'idée, et il se rendit à Tadoussac avec le Père le Baillif, De Caën vint les rencontrer à la Pointe-aux-Alouettes, et, ce jour-là, il leur promit de ne rien faire qui fut à l'encontre de l'autorité du duc et des ordres de Sa Majesté,

Le lendemain, deuxième conférence, mais à Tadoussac cette fois, dans la barque même de Champlain, De Caën ne parut pas aussi bien disposé que la veille; même il montra certaines exigences au sujet de la traite, et en définitive, le chef huguenot déclara qu'il allait capturer le vaisseau de Pont- Gravé, afin de donner la chasse aux contrebandiers qui infestaient le Saint-Laurent, Champlain commenca par vouloir le persuader qu'il ferait mieux de s’en tenir aux proposi-

tions de paix qui lui étaient offertes, Puis, s’apercevant que ses paroles n’aboutissaient à aucun résultat, il finit par lui en exprimer franchement sa surprise. “ Il faut, dit-il, que vous “ayez des documents particuliers qui vous donnent une “ autorité que personne ne vous connaît.” Là-dessus de Caën se contenta d'affirmer qu’en effet il avait recu des ordres de n.ture privée, mais il les gardait pour lui,

L'intervention du Père Georges ne changea en rien lattitude du marchand irréconciliable, Champlain eut recours à de nouvelles instances ; même il lui offrit de prendre sous sa propre responsabilité le commandement du vais-eau de Gravé, et de courir sus aux contrebandiers, Tout fut inutile : de Caën ne voulut accepter aucun compromis. Alors Champlain mouta à bord du vaisseau de son vieil ami, et il déclara devant tout l'équipage qu’il en prenait le commandement, afin d'empêcher une violation flagrante de la justice.

Cette énergique mesure, qui aurait dû en imposer à Guillaume de Caën, à raison de la haute autorité dont était revêtu le lieutenant du vice-roi, ne fit, au contraire, qu’un rebelle, Si cet homme était muni de privilèges spéciaux, comme il le prétendait, pourquoi refusait-il de produire les documents qui eussent fait cesser toute altercation ? Au lieu de cela, il commit à un de ses hommes le soin de prendre l'inventaire de la cargaison de Pont-Gravé. Champlain le laissa faire, et il reprit le chemin de Québee, sans avoir réussi à arranger cette affaire dont il était difficile de prévoir l'issue, Elle n'eut pas de suite, heureusement, car Gravé rentra bientôt en possession de son navire, en présence même de de Caën, qui n’opposa aucune résistance. Tous deux partirent pour la France, quelques jours plus tard. Mais auparavant, le chef de la nouvelle compagnie avait envoyé à Québec des vivres pour sustenter dix-huit hommes au lieu de vingt-cinq,

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comme il l'avait promis à Champlain, Jacques Halard apporta en même temps une certaine quantité de munitions, des hallebardes, des arquebuses à rouet, des piques, des pétards de fonte verte, et plusieurs barils de poudre. Le tout fut livré en présence de Jean-Baptiste Varin, envoyé de Guillaume de Caën, et de Guers, représentant du duc de Montmorency.

Le Père Georges le Baillif partit pour la France, cet automne-là, Ce voyage avait été décidé dans une assemblée générale des habitants, tenue à l’instigation de Champlain et des Récollets, Les troubles au sujet de la traite, dont les deux compagnies antagonistes se disputaient le monopole, avaient fait ouvrir les yeux aux quelques personnes intéressées dans ces débats, et elles avaient résolu de porter leurs plaintes en France, jusqu’au pied du trône, Dans la supplique confiée aux mains du vénérable délégué, les habitants faisaient un tableau brillant des avantages que la France pourrait retirer du Canada, ajoutant que si ces avantages étaient connus des Européens ennemis de la France, il était à craindre qu'attirés par l’appât de si grandes espérances, ces étrangers ne s’emparassent du Canada et ne coupassent la gorge à tous les Français résidant à Québec, Qu’au reste, si ce malheur arrivait, ce ne serait pas sans en avoir été menacés longtemps par ces étrangers, ni même par les menées des huguenots français de la Rochelle qui apportaient tous les ans des armes et des munitions de guerre aux sauvages alliés, les incitaient à ruiner Québec et à massacrer tous ses habitants. Ils concluaient enfin, que la conservation du Canada dépendait de deux conditions essentielles : le maintien de la religion catholique, à l'exclusion de tout autre, et celui de la justice,

Ce mémoire exposant sous forme de requête les griefs des habitants, était signé par Champlain, les Pères Jamet et Le Caron, Louis Hébert, Guillaume Couillard, Eustache Boullé,

Pierre Reye, Olivier le Tardif, J. Groux, Pierre Desportes, Nicolas et J,-B, Guers. Le Père le Baillif se rendit auprès du Louis XIIT, auquel il fut présenté par le duc de Montmorency, et il remit la supplique entre les mains royales, Sa Majesté reconnut que l'on avait de justes motifs de se plaindre, mais Elle déclara ne pouvoir accorder tout ce que l’on demandait, Les huguenots que l’on aurait désiré faire rappeler, restèrent libres de demeurer à Québec ou d’y aller s'établir, Champlain n'’obtint que des secours insignifiants. Son salaire fut doublé : au lieu de six cents livres qu’il avait reçues jusqu'alors, il lui en était alloué douze cents.

La colonie se trouvait encore délaissée presque à ses seules ressources, Les sieurs de Caën tenaient serrés les cordons de leur bourse, Malgré l'obligation qu’ils avaient contractée de mettre des ouvriers à la disposition de Champlain pour les travaux du fort Saint-Louis, ils n’en firent rien.

“ Ce fort que je faisais construire, dit Champlain, au-des- “ sus de l’habitation, pour la conservation des habitants et “ celle du pays, déplaisait beaucoup au sieur de Caën, comme “il me le fit assez connaître par sa lettre, me disant qu'il “ n'était pas obligé d’y employer de ses hommes: que c'était au roi à en faire la dépense et à envoyer, pour cela, des “ouvriers ; bien que le même de Caën et tous ses associés “s'y fussent engagés par écrit. Leurs commis, à Québec, “ blâmaient aussi cette entreprise ; et quoiqu’ils vissent com- “ bien elle était nécessaire et en fussent parfaitement con- “ vaincus, ils étaient si complaisants, qu'ils l’improuvaient à “ leur tour, voulant agréer par là à ceux de qui ils recevaient ‘“ leurs gages.

“ On ne veut donc pas permettre que j'y emploie des ‘ouvriers, et on l'empêche autant que l’on peut, C’est que “ ceux qui gouvernent les bourses font et défont tout comme

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“ ils veulent ; pourvu qu’on donne aux associés le quarante “ pour cent, et que la traite se fasse, c’est assez, Néanmoins, “ considérant l'importance et la nécessité d’avoir un lieu de sûreté et de défense, je ne laissais pas de faire ce qu’il m'était possible, de temps à autre, y employant quelques

ouvriers (1).

Le fort Saint-Louis avait été commencé en 1620. Lorsque Champlain arriva à Québec, cette année-là, il avait trouvé l'habitation et le magasin dans un état de délabrement complet (2). C’est alors qu’il résolut de mettre des ouvriers à l’œuvre pour jeter les fondations d’un fort à la haute-ville, Les travaux furent continués en 1622 et en 1623, mais ce ne fut que le 6 de mai 1624 qu’il fit poser la maçonnerie des fondations. Toute cette besogne eût pu être expédiée en quelques mois, si Champlain avait obtenu une dizaine d'ouvriers de plus et quelques commis de moins.

La mission du Père le Baillif ne fut pas absolument infruc-

tueuse ; il obtint plusieurs règlements avantageux pour la

colonie, et son plus grand succès fut la fusion des deux compagnies rivales en une seule grande as-ociation, dont les de Caën restaient les chefs. L'arrêt du Conseil portait qu’elle seule aurait la liberté de faire le commerce dans la Nouvelle France; tous les sujets français, indistinctement, pouvaient être admis dans la société ; les de Caën paieraient aux membres de la comyagnie de Rouen une somme de dix mille livres, plus la valeur de ses marchandises, barques et canots. L'ancienne société, se prévalant de ce qu’il lui restait encore quatre années de privilège, demandait qu'aucun traité ne fût passé avec d’autres compagnies pendant tout le temps qui lui

(1) Voyages de Champlain, 1632, 2e partie, pp. 183 et 184. (2) Voir en appendice Note D : L'habitation de Québec.

avait été accordé par le prince de Condé, Cette demande ne tendait à rien moins qu’à faire annuler les droits accordés, le 8 novembre 1620, à la compagnie de Montmorency.

Tout devait bientôt s'arranger à l'amiable, à la suite d’offres avantageuses qui furent promptement agréées, L’ancienne compagnie recevrait les cinq douzièmes des actions de la compagnie de Montmorency, un des cinq-douzièmes étant réservé à M. de Monts, qui vivait alors loin de Paris, dans son château des Ardennes, en Saintonge. Par cette combinaison, les sieurs de Caën se trouvaient libérés du paiement de l'indemnité de dix mille livres, tel qu’il avait été spécifié par l'arrêt du conseil d'Etat.

Lorsque le Père le Baillif (1) revint à Québec, au printemps de 1622, toutes les anciennes querelles avaient pris fin, la paix régnait en France au sein des compagnies rivales fondues en un seul corps. Les sociétés de Rouen et des sieurs de Caën étaient devenues la société des Montmorency, avecles mêmes de Caën comme chefs,

(1) Ferlanddit que dans l'arrêt prononcé par le conseil d'Etat, ce Père est nommé George le Baillif de la Haye.

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