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la maçonnerie : préparation du mortier, déblaicment de la terre, charroyage de la pierre à bâtir,
Le six mai, cut lieu la pose de la première pierre, sur lequelle étaient gravées les armes du roiet celles du duc de Montmorency, avec la date de la cérémonie, le nom de Champlain,“ qui était une curiosité qui me sembla n'être nullement hors de propos, pour un jour à l'avenir, si le temps y échet, montrer la possession que le roi en a prise, comme je l'ai fait en quelques endroits, dans les terres que j'ai découvertes.”
A la fin du mois de mai, le premier étage, c’est-à-dire le sous-sol étaic terminé, et l’on y avait posé quelques fenêtres et les portes.
Au moment de retourner en France, vers la mi-août, Champlain nous fait connaître où en étaient rendus les travaux : “Je laissai l'habitation nouvelle bien avancée, et élevée de quatorze pieds de haut, vingt-six toises de murailles faites, avec quelques poutres au premier étage, et toutes les autres prêtes à mettre, les planches sciées pour la couverture, la plupart du bois taillé et amassé pour la charpente de la couverture du logement, toutes les fenêtres faites et la plupart des portes, de sorte qu’il n’y avait plus qu’à les appliquer; je laissai deux fourneaux de chaux cuite, de la pierre assemblée, et ne restait plus en tout que sept ou huit pieds de hauteur que toute la muraille ne fût élevée, ce qui se pouvait en quinze jours, leurs mat{riau x assemblés, pour être logeable, si l’on y eût voulu apporter la diligence requise.”
Le Frère Sagard nous laisse entendre que le nom de Québec s’appliquait à la seule habitation, quand il écrit: “ De l’île d'Orléans où nous voyons à plein Québec... au pied d’une montagne, au sommet de laquelle est bâti un petit fort de bois pour la défense du pays. Pour Québec où maison des
Marchands, il est à présent un assez beau logis, environné d’une muraill: en carré avec deux petites tourelles aux coins, que l’on y a faite depuis pour la sûreté du lieu,”
Cette description ne vise pas l'habitation encore inachevée en 1624, et que Sagard put voir de ses yeux, mais une époque ultérieure, comme il est facile de s’en assurer.
Quand Champlain revint au pays en 1626, il trouva l’habitation beaucoup moins avancée qu'il ne s’y aitendait, Les ouvriers avaient pris sur eux de modifier le plan originaire, Au lieu de quatre tourelles, ils n’en avaient élevé que deux. La couverture du toit n’était pas encore commencée. Champlain mit aussitôt les ouvriers en marche, et leur fit exécuter la moitié du toit pour cette année-là.
En 1627, l'habitation n’était pas encore terminée, ‘ Son parachèvement reste à faire,” dit Champlain. Elle resta ainsi jusqu’à ce qu’elle fût ruinée durant le séjour des Anglais à Québec. En 1632, l'habitation de la basse-ville était devenue méconnaissable, et on l’abandonna à son triste sort,
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Note E (Liv. 2, ch. 8, p. 90)