‹ Samuel Champlain [microforme]Chapitre 73 sur 117 · NICOLAS MARSOLET · texte numérisé non relu

NICOLAS MARSOLET

Arrivé à Québec, en 1608, en même temps que Champlain, Nicolas Marsolet, originaire de Rouen, pouvait avoir vingt ans, quand il mit le pied sur le sol canadien. Scu rôle chez les Algonquins fut à peu près semblable à celui d’Etienne Brûlé au milieu des Hurons, Tous deux acquirent vite les secrets de la langue des peuplades où ils vécurent pendant d'assez longues années, Champlain ne mentionne que rarement le nom de Marsolet ; cela se conçoit, vu qu’il ne se rendit qu’une fois chez les sauvages algonquins, et encore était-il cette fois accompagné du truchement Thomas, qui semblait familier avec la langue des aborigènes de l’île des Allumettes,

Nous constatons la présence de Marsolet à Tadoussac, en 1624, et une seconde fois, en 1629, se donnant aux Anglais avec Brûlé, mettant tout en œuvre pour empêcher le départ des deux petites filles sauvages que Champlain voulait amener en France. Marsolet laissa planer dans cette affaire des soupçons d’immoralité que le témoignage de l’une de ces enfants semble confirmer, Champlain ne cacha pas à David Kirke ce qu’il pensait des mœurs de Marsolet et il prédit un triste sort à ce traître dissolu, Mais en dépit de ces prédictions, Marsolet finit plus heureusement que son compagnon. Il eut beaucoup à se faire pardonner ; la miséricorde divine lui ayant donné le courage de rompre avec ses inclinations premières, Marsolet changea de vie et devint un respectable citoyen de Québec.

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M | | 4 ou H Fil | Le à } | ni | | À An | NOTES EXPLICATIVES 419 M 1 HE 4 De son mariage avec Marie le Barbier, il eut une nom- h | | V4 b Q 5 À. % Q £ ’ je l | b reuse famille composée de filles en majeure partie, L'un de 44 ll . ü à ses garcons épousa une fille de Guillaume Couture, Ses filles À | e | contractèrent alliance avec les Damours, les Guyon et les Hit | Lemire, À (Al i A!

Marsolet obtint la concession de plusieurs fiefs, sur l’un 4 . + VC f desquels connu sous le nom de Prairie-Marsolet, près des d il { l Trois-Rivières, l'abbé Ferland dit qu’il alla demeurer, Mais 4 | J Q 4 . Q . ‘ 1h!

s c’est une erreur, car l'interprète algonquin résida toujours à fl il ] $ x L Î il 7 Québec avec sa famille, Tous ses enfants y furent baptisés, 4 | (i ë Son fils Jean, tonnelier par état, prit le titre de sieur de 14! |: à . . e+:6 nos ki Bellechasse, et c’est de lui que tire l’origine de son nom le Ah 4 4 comté de Bellechasse, Dans le principe, cette appellation ne ni: | : : . . . : LU | HR : s’appliquait qu’à l’unique paroisse de Berthier, ne n Marsolet mourut à Québec vers le 16 mai 1677. Le regis- cul 1 DE À dl | il tre mortuaire de l’église paroissiale lui attribue environ qua- 4h il ] . . ; . De ‘ tt LUE it tre vingt-dix ans à son décès (1), tandis que le Dictionnaire D: a généalogique ne lui en donne que soixante-seize, L'âge con- sa | Fa signé au registre nous paraît plus conforme à la vérité, car ÿ . . . . } i Marsolet devait avoir plus de sept ans quand il vint de À 4 | : France à Québec. h il : Le Journal des Jésuites ainsi que les Relations, nous ont Ji | à P . . Q ni nn * Q 13 1 : laissé quelques détails sur la vie de Marsolet, En 1646, il Ne: DE 1- : ; fut accusé d’avoir soulevé, de concert avec sa femme, jies {: * habitants de Québec contre M. des Chatelets, commis général À ss de la compagnie des Cent- Associés, et contre tous ceux qui À is t (1) Extrait mortuaire de Marsolet, année 1617 : #! l ; ‘© Nicolas Marsolet, âgé de 70 ans ou environ, ancien habitant de ce pays, d re est décédé en la communion de la Sainte Eglise, après avoir reçu les Saints Due Sacrements de pénitence, viatique et l’'Extrême Onction ; duquel le corps HUE) et a été inhumé, le seizième du présent mois, (mai), dans le cimetière àe ARTE cette paroisse.” set H. De BERNIÈRES, Prêtre, 44 7 | 14 d pl jte Es (HE À D

tenaient des charges. M, de Montmagny réprima cette petite

mutinerie, qui du reste ne comptait aucun caractère sérieux,

Marsolet, qui interprétait aussi les Montagnais, fit plusieurs

voyages à Tadoussac, et dans maintes occasions il rendit des

services aux Jésuites dans leurs missions de ce côté, On

le voit au lit de mort des sauvages, leur exposant les vérités

évangéliques, avant de leur administrer le baptême. Ce n'était

° plus alors le Marsolet du temps de Champlain et des frères

Kirke,

Note P Liv. 3, ch. 10, p. 244)

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