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Le fort des Iroquois assiégé

21. — Montréal et la place Royale. Toutes ces cartes sont d'une précision étonnante pour

l'époque, et leur perfection dénote chez l'auteur des qualités cosraographiques d'une haute valeur. Il y a, sans doute, des inexactitudes, mais elles étaient inévitables dans un temps où les instruments pour calculer les latitudes et les longitudes étaient très imparfaits. En tous cas, Ghamplain est le premier qui a dressé une carte plus ou moins fidèle des côtes de la Nouvelle-Angleterre. Quant à la Nouvelle-France, il eut certainement un devancier dans le Découvreur du Canada, et dans plusieurs cosmographes du XVIe siècle, mais aucun d'eux n'apporta autant de précision et un aussi grand luxe de détails.

QUATRIÈME VOYAGE du Sr de Champlain Capitaine ordinaire pour le Roy en la Marine, et Lieutenant de Monseigneur le Prince de Condé en la Nouvelle France, fait en l'année 1613.

Ce voyage est précédé d'une lettre à Henri de Condé, premier pair de France et accompagné d'une carte géographique faite en 1612, d'un grand format. Elle est très curieuse à étudier. On y voit se dessiner des figures d'animaux, de poissons curieux, comme le signenoc, des sauvages vêtus en guerriers, des cabanes sauvages, etc. Il y a là toute une étude géographique, zoologique et même botanique. Evidemment, le fondateur de Québec était versé dans toutes les branches des sciences naturelles.

Le quatrième voyage de Champlain fut consacré à des découvertes vers la mer du nord, par la rivière des Outaouais. Il rebroussa chemin à l'île des Allumettes.

La relation de ce voyage fait partie de ce qu'on est convenu d'appeler l'édition de 1613, et l'impression en fut faite en cette année-là, en même temps que les récits des ler^ 2* et 3* voyages, lesquels réunis, forment un gros volume de 325 pages, édition canadienne.

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