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toujours ferme, toujours croyant, toujours dévoué. Champlain se tourna vers la marquise de Gucrcheville. C'était Antoinette de Pons, dame d'honneur de la reine Marie de Médicis, lille de cet Antoine de Pons, comte de Marennes, baron d'Oleron, qui joua un si grand rôle en Saintonge au xvi siècle. Elle offrait d'acheter les droits de Mons, qui ne trouva pas le prix assez élevé, Cependant elle témoigna beaucoup d'intérêt à l'œuvre de Champlain, Elle favorisa (1610-1611) l'établissement des jésuites au Canada, quêta pour eux à la cour, paya leur passage, et fit un fonds pour leur entretien. Ce fut elle qui créa Saint-Sauveur à l'ile des Monts-Déserts.
Champlain qui voulait à tout prix réussir chercha des associés à Mons; Legendre et Caulier, de Rouen, fournirent les fonds, et le pionnier repartit de Honfleur, le 7 mars 1610, avec son vaisseau et onze artisans. En route, il tombe malade, revient au Havre en bateau: son vaisseau est aussi obligé de relâcher; enfin le 8 avril, il dit adieu à Honfleur etarrive à Tadoussac le 25; c'est la traversée la plus courte dont les annales fassent mention. Deux jours après, il revoyait son cher Québec,
Le capitaine Pierre de Chauvin, de Dieppe, sieur de la Pierre, et ses compagnons avaient fort bien passé l'hiver, Les Montagnais l'attendaient pour marcher avec les Algonquins contre les Iroquois. En échange de son appui, ils devaient le conduire dans l'intérieur et lui faire connaître le pays. L'ennemi était retranché derrière une palissade de gros arbres entassés, et fai. sait de là pleuvoir une grêle de flèches sur les assuillants. Champlain, qui ne se ménageait pas, fut blessé. La flèche, qui lui fendit le bout de l'oreille et pénétra dans le cou, était terminée par une picrre fort aiguë, que nos archéologues classeraient certainement parmi les objets préhistoriques de l'époque quarternaire. Mais quand on eût pratiqué à force de bras une ouverture dans la barricade, les balles des mousquets eurent bien vite raison des Iroquois ; tous furent tués; quinze seulement faits prisonniers.
Il n'entre pas dans notre plan, de raconter par le menu tous les voyages de Champlain du Canada en France et vice versa, En 1611, il revient en France et débarque à La Rochelle le 11 août. Il repart de Honfleur le 1* mars, et arrive à Tadoussac, le 13 mai, après une traversée extrêmement dangereuse. Le 20 juillet, il disait de nouveau adieu à son habitation de Québec; il abordait, le 10 septembre, à La Rochelle, sur le vaisseau du capitaine Thibault. Le 6 mars 1613, départ de Honfleur sur le vaisseau de Pont-Gravé ; retour à Saint-Malo le 2) août. Il reprend la mer au printemps de 1615 et revoit Tadoussac le 25 mai. Nouveaux voyages en 1617 et en 1618. Il passa quatre ans dans la Nouvelle-France. Le 15 août 1625, il part pour la France, s’'embarque de nouveau à Dieppe le 15 avril 1626. On s’étonne de cette facilité à parcourir les mers tous les ans, de cette insouciance à s’exposer aux périls et aux lenteurs de la traversée, Rien n’arrêtait Champlain. C'était à Paris, à la cour, qu’il s’oc-
cupait du Canada et qu'il protégeait utilement les intérêts de la colonie. Pendant l'hiver, les explorations étaient impossibles mais ce temps-là était avantageusement occupé à plaider la cause de la colonisation auprès des compagnies qui ne voyaient guère que leurs propres avantages, auprès du roi, auprès des grands,
A Paris, il multipliait ses démarches, Nous avons publié (Brouage et Champlain) le mémoire qu'il présenta au roi et à son conseil, le 18 février 1618, « utilité que le sieur de Champlain dict et entend que le roy recepvra de l'entreprise de la Nouvelle-France, s’il plaist à sa majesté d'y entendre, » puis sa supplique « à la chambre de commerce pour lui recommander ses voyages de découvertes au Canada, » Depuis 16 ans, ila « travaillé avec un soing laborieux tant aux découvertes de la Nouvelle-France que de divers peuples et nations qu'il a amenez à nostre cognoissance qui n'avait jamais esté connus que par luy ; lesquels lui ont donné telle et si fidèle relation des mers du nord et du sud que l’on n'en peut doubter, qui serait le moyen de parvenir au royaume de la Chine et des Indes Orientales d'ou l'on tirerait de grandes richesses, outre le culte divin qui s'y pourroit planter, comme le peuvent tesmoigner nos religieux récollés. » Si le roi abandonne ce pays, « les Anglais ou Flamans, envieux de nostre bien, s'en empareroient en jouissant du fruit de nos labeurs... » Le mémoire énumère les avantages, « d'abord l'établissement de la foy chrestienne parmy un peuple infini d'âmes, lequel ne tient ny n'a aucune forme de religion ; » puis le roi aura « une terre de près de 18,000 lieues de long, arrousée des plus beaux fleuves du monde et des plus grands lacs en plus grande quantité et les plus fertiles et abondans en toute sorte de poissons qui se peuvent trouver, comme aussi des plus grandes prairies, campagnes, forests remplis la plupart de nouyers, et cousteaux très agréables, où il a trouvé grande quantité de vignes sauvages, lesquelles apportent le grain aultant et plus gros que les nostres, toutes cultivées qu’elles soient; » puis les impôts que le roi lèveraient sur les navires et les marchandises ; « le passage de la mer du sud qui raccourcirait de plus d'un an et demy de temps, » sans compter les dangers. & Et d'autant que tous les estats qui subsistent sont appuyés politiquement sur quatre arcs-boutans, lesquels sont la force, la justice, les marchandises et le labourage, » il veut qu'avec les missionnaires il y ait « trois cens bons hommes bien armez et disciplinez, » mais qui sacheni pourtant travailler : car il ajoute très sagement, « n’estant besoing aux establissements de colonnyes d'y porter des personnes de quelque qualité que ce soit, qui ne sçachent gaigner leur vie. » Et il énumère à la chambre de commerce les productions du pays, blés, maïs, fèves, pins, racines, « dont la teinture fait une couleur pareille à la cachemire, » chanvre, vignes, les marbres, jaspes, albâtre, porphyre et autres, les profits qu'on tirera du bétail et du trafic des pelleteries, « tant
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des martres, castors, renards, loups-cerviers et autres fourures avec peau de cerfs, eslans, buffles... » La chambre de commerce recommanda chaudement Champlain au roi.
Il intéressa aussi à sa cause le président Jeannin, qui l'encouragea fort et lui donna d'utiles conseils. Pourtant il lui fallait un protecteur puissant, capable d'imposer sa volonté aux compa-
nies et de soutenir son œuvre humanitaire. Par l'intermédiaire
e M. de Beaulieu, conseiller et aumônier ordinaire du roi, il püt exposer son plan à Charles de Bourbon, comte de Soissons, fils de Louis I‘, prince de Condé. Le comte l'écouta, l'interro-
ca, examina ses rapports, ses cartes, et le 8 octobre 1612, il était nommé gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle- France, Champlain était son lieutenant (1à octobre); beau succès. Mais le comte de Soissons mourut quelques jours après. C'était à désespérer. Heureusement, le prince de Condé, Henri 11, accepta la succession de son oncle. Ce fils d'Henri I°' et de Charlotte de La Trémoille, se souvenait-il que, né à Saint- Jean d'Angély (1588), il était Saintongeais comme Champlain ? Tout allait bien. Sur ces entrefaites Condé, révolté, fut arrêté (ter septembre 1616), resta enfermé trois ans à la Bastille et à Vincennes ; il avait bien d'autres soucis que le Canada ; et les marchands recommençaient leurs plaintes, leurs tracasseries, leurs accusations contre l'honnète et persévérant pionnier. Le maréchal de Thémines, Pons de Lauzières, qui avait été fait maréchal pour avoir arrêté Condé, fut nommé lieutenant général de la Nouvelle-France. De là des contestations avec Condé, chacun prétendant avoir seul droit aux gratilications de la compagnie. Le prince, mis en liberté et rétabli dans ses dignités (1620), céda, moyennant 11,000 écus, sa charge de viceroi à son beau-frère, le duc de Montmorency, amiral de France.
Montmorency prit son titre à cœur ; il accorda sa confiance entière à Champlain; et sa protection hautement déclarée fit un moment cesser les embarras. Mais lui-même, fatigué des ennuis que lui causaient la compagnie d'Emeric de Caen en lutte avec celle de Pierre de Mons, finit par abandonner une charge, « qui lui rompait plus la tête que ses affaires plus importantes », à son neveu Henri de Levis, duc de Ventadour,
A travers ces vicissitudes et ces mutalions, Champlain restait l'homme nécessaire, indispensable, qui assurait l’unité de vues et de plans, et qui, il faut le dire, sauvait i'entreprise sans cesse menacée. Aussi le duc, par lettre du 15 février 1627, confirma-t-il, comme ses prédécesseurs, Champlain dans ses fonctions de lieutenant, en lui donnant à lui-même pour lieutenant son beau-frère, Eustache Boullé.
On peut juger par là des tracas qu’eut à subir le pionnier. Là bas, c'était l'organisation pénible, la lutte contre les indigènes et même les Européens, Espagnols, Basques, Bretons; les privations, la vie dure et pénible du trappeur, auxquelles s'ajoutaient les soucis ct les préoccupations du chef; en mer, où il passait trois mois de l’année à peu près, les périls de la navigation sur
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des barques qui n'avaient rien de nos steamers ou de nus paquebots, En France, où il aurait dû trouver quelque repos, des inquiétudes perpétuelies sur le sort de sa colonie, des combats de chaque jour contre l'hostilité des rivaux, contre les prétentions des Mulouins, des Rochelais, des Normands, qui voyaient son succès d'un œil jaloux et s'efforçaient d'entraver ses démarches, de ruiner l'entreprise. Et ces éternels changements de direction qui mettaient presque chaque année tout en question : de Mons, le comte de Soissons, le prince de Condé, le maréchal de Thémines, Montmorency, Ventadour, Il était temps que Richelieu parüt,
Déjà, aux états généraux de 1614, où les plaintes des mécontents contre lui étaient parvenues, il avait su gagner les sympa. thies d'un grand nombre de députés, Il vit les cardinaux, les évêques, leur exposa l'état misérable de ces populations, qui vivaient sans foi, sans loi, sans Dieu ; il réunit une somme de quinze cent livres pour leur envoyer des religieux, Par l'entremise de Louis Houel, secrétaire du roi et contrôleur général des salines de Brouage, qui connaissait beaucoup le P. du Verger, provincial des récollets, il obtenait des missionnaires pour ces lieux sauvages. Le 26 juillet 1615, il entendait chez les Hurons la première messe célébrée par le P, Joseph de Caron. Québec avait eu ses premiers oflices un mois auparavant par le P. Jean Dolbeau et le frère Pacitique Duplessis (1).
Parfois, il recevait aussi quelques consolations ct quelques encouragements. Le 24 février 1621, Louis XIII écrivait: « Chumplain, j'ai veu par vos lettres du 15 du mois d’aoust avec quelle affection vous travaillez par delà à vostre establissement et à ce qui regarde le bien de mon service; de quoi je vous sçai très bon gré ; aussi aurois-je à plaisir de le recognoistre à votre avantage, quand il s'en offrira l’occasion, et ai bien volontiers accordé quelques munitions de guerre qui m'ont esté demandées, pour vous donner toujours plus de moyen de subsister et de continuer en ce bon devoir, ainsi que je me le promets de vostre soing et fidélité. »
C’est pendant son séjour en France de l’année 1610 que le fondateur se maria; il avait quarante ans; ses continuelles
(1) Veut-on savoir « l'état des personnes qui devaient être menées et entretenues en l'habitation de Québec pour l'année 1619 » ? Trois religieux récollets et le chef de la colonie, puis 80 hommes, commis, officiers et laboureurs,
Liste des armes, munitions, outils, matériaux, habillements, ustensiles de ménage : Le service de la table du chef se composait de «36 plats, autant d'escuelles et d'assiettes, 6 salières, 6 aiguières, 2 bassines, 6 pots de © pintes chacun, 6 pintes, 6 chopines, 6 demi-setiers, le tout d'estain ; 2 douzaines de nappes, 24 douzaines de serviettes ; pour la cuisine, une douzaine de chaudières de cuivre, 6 paires de chenets, 6 paisles à frire, 6 grilles; 2 taureaux d'un an, génisses et brebis autant qu'on en pouvoit emporter, toutes sortes de graines. »
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aventures ne lui avaient pas, jusqu'alors, permis de songer à son établissement. À ce moment l'avenir lui paraissait moins sombre, Le 27 décembre, le contrat fut passé à Paris en présence de parents et d'amis : « Pierre du Gas, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi ct son licutenant général en la Nouvelle-France, gouverneur de Pons en Sainctonge pour le service de sa majesté ; Lucas Legendre, marchand, bourgeois à Rouen ; Hercules Roucr et Marcel Chesnu, bourgeois à Paris ; Jehan Rocrnan, secrétaire du sieur de Mons, etc. Il épousait Hélène Boullé, fille de Nicolas Boullé, secrétaire de la chambre du roi, et de Marguerite Alix, La future avait douze ans, et le mariage ne devait avoir lieu que deux ans après (1). Elle était ‘alviniste ; son mari l'instruisit lui-même, et elle embrassa la religion catholique, à laquelle elle demeura fermement attachée. En mai 1620, il emmena en Amérique sa jeune femme qui ne craignit pas les périls de l'océan etles ennuis d'un pays dénué de tout. Eustache Boullé fut agréablement surpris de voir sa sœur braver si courageusement Iles dangers. Le 12 juillet, on arrivait à Québec, A l'issue d’une messe d'actions de gràces, on lut publiquementles lettres de la commission royale etcelles du vice-roi; on tira le canon, on cria « Vive le roi! » c'était la prise de possession solennelle de la France.
La maison de la jeunc épouse n'était pas des plus conforta- à bles : « Je trouvoi, dit son mari, cette pauvre habitation si désolée et ruinée qu'elle me faisoit pitié. Il y pleuvoit de toutes parts ; l'air entroit par toutes les jointures du plancher ; le magasin s'en alloit tomber, la cour si sale et si orde.., » Québec commençait comme finit Brouage.
Hélène Boullé supporta touteles privations dece pays sauvage et tous lesinconvénients d'une demeure incomplète et primitive. Elle se mit à l'œuvre avec ardeur, secondant son mari dans toutes ses entreprises ; animée d'une vive ardeur de prosélytisme, elle catéchisait les idolâtres ; elle préludait ainsi aux austérités futures de sa vie d'ursuline. Cependant son mari jugea à propos de la ramener en France en 1624; il était souvent absent et son frère Eustache Boullé aussi ; elle souffrait beau-
coup de cet isolement et de son dénuement, elle accoutumée à à toutes les douceurs de la vie de Paris. Quand Champlain quitta à
la France en 1633, pour la dernière fois, il ne voulut pas que sa femme l'accompagnät de nouveau ; prévoyait-il qu'il ne reviendrait pas et songeait-il à lui épargner la douleur de se voir seule là-bas dans la colonie encore naissante? A la nouvelle de sa mort, Hélène Boullé qui avait toujours eu une
(1) Voir le contrat, page 399 de Samuel Champlain, par M E, Dionne; p. 33
des Pièces juslificalives des œuvres de Champlain, t. vi — Le 22 juillet 1617 : il engage pour le service de sa femme, pendant quatre ans, une servante, Fa Isabelle Terrier, fille de Richard Terrier, facteur dé marchands, qui signe au A # | 4 2) Per | à contrat, « moyennant trente sols tournois par chascun an; » la pièce a ét LA publiée par Etienne Charavay, Documents inédits sur Samuel de Champlain, ! ? page 4.
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grande piété, entra au couvent des ursulines du faubourg Saint-Jacques à Paris; elle avait 35 ans. Treize ans plus tard, à l'exemple de son mari qui avait fondé des villes, elle fondait à Meaux un couvent de cet ordre, en vertu (l’une autorisation de l'éveque Dominique Séguier, accordée le 10 mars 1648 à « sœur Hélène Boullé, dite de Saint-Augustin, veuve de défunt Samuel de Champlain, ancien capitaine de la marine du Ponent, lieutenant général pour le roy en la Nouvelle-France, et gouverneur pour sa majesté audit pays. » (1) L'île de Sainte-Hélène près de Montréal a conservé le nom de cette sainte femme, que lui avait donné Champlain en 1611, l'année qui suivit son mariage. On sait que, le 1*"août 1639, des ursulines débarquèrent à Québec et y établirent un monastère florissant, Un peu plus tard, la congrégation de Saint- Joseph, fondée à Bordeaux en 1616 par Marie Delpech de L'Etans, pour recucillir cs filles orphelines et abandonnées, créa à La Rochelle une maison à laquelle € le gouvernement civilisateur de Louis XIV, désireux d'établir ses colonies sur des bases solides, demandait des jeunes filles « sages et picuses » qu'il envoyait au Canada, à la Guadeloupe, etc., pour en faire di mères de famille modèles. Grace à cette conception élevée, nos anciennes possessions françaises, le Canada surtout, conservent, méme encore aujourd’hui, une pureté de mœurs et de foi qu'on chercherait vainement parmi nous... » Archives historiques de la Saintonge, 1, 831.
La guerre de La Rochelle faillit ruiner tous les projets de Champlain. L'Angleterre, qui favorisait la révolte sur le continent, profitait de l’occasion pour essayer d'ancantir l'établissement de Québec, qui commencait à lui porter ombrage, Trois frères, huguenots écossais, David, Louis et Thomas Kerth, qui avaient quitté la France pour passer au service de la Grande Bretagne, se chargèrent de l'opération. La charte de la compagnie des cent associés, créée par Richelieu, excluait les proteslants de la colonie ; ils trouvèrent « piquant de ruyner des lieux qu'on leur interdisait ».
Le 10 juillet 1628, David, monté sur un navire anglais, après avoir ruiné l'habitation récemment fondée au cap Tourmente, somma Champlain de lui remettre Québec. Douze vaisseaux bloquaient le Saint-Laurent. La situation était fort critique. Les vaisseaux qu'on attendait de France depuis la
(1) La pièce a été publite en 1875 par Étienne Charavay : Documents inédils de Samuel de Champlain, fondateur de Québec, in-89, 8 pages On y lit que « müe d'un saint désir pour l'établissement d'une maison du dit ordre en la ville de Meaux, elle a libéralement donné à la dite maison, pour commencer l'établissement et fondation, la somme de 20,000 livres, et plusieurs meubles et accommodemens... »
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