Samucl de Champlain
Malgré la résolution de nos voya- «
geurs, leur esquif, si léger qu'il füt, ne #ss
put franchir les bouillons impétueux #49
du grand Saut, et, il leur fallut mettre #n pied à terre pour en voir la fin. ‘“ Tout D ce que nous pûmes faire, ajoute Cham- ds
plain, en résumant lui-même ce voyage, le
fut de remarquer les difficultés, tout lo sx pays, et le long de la dite rivière, avec#fie le rapport des sauvages de ce qui était le dans les terres, des peuples, des lieux, ui ct origines des principales rivières, bo notamment du grand fleuve Saint E'C Laurent,”
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Samuel de'Clhamplain 29
10S VOya- F De retour à Tadoussac, comme :la il fut, ne faaison n'était pas encore bien avancée, npétueux | #Champlain voulut employer le temps ut mettre #qui lui restait, à explorer ce qu'il n. ‘“ Tout pourrait du bas du fleuve. En attente Cham- ant que la traite fût terminée, il e Voyage, “lescendit à Gaspé, pour y recueillir és, tout lo Auclques renseignements sur les mines ière, avec dl l'Acadie, et sur les différents postes
qui était de traite et de pêche. Ce petit voyage
es lieux,@ui donna occasion de relever une
rivières, #bonne partie de la côte du nord depuis re Saint Mioisie jusqu'au Saguenay.
à Æñlin le 16 d'août, le vaisseau quitta
n F; 5h ae] Et à
le havre de Tadoussac, ‘et arrêta a
Caspé, pour avoir le rapport du sieu#
fl
Prévert, sur les mines qu'il s'étashr
Chargé d'aller examiner par lui-mêm A.
bi Arrivé à Tonfleur, Champlain eut ie chagrin d'apprendre la mort du corifn mandeur de Chaste, dont les générent kr
desseins lui avaient donné de si belle
espérances. “ En cetteentreprise, disañté |
ül en 1632, avec son expérience des
.trente ans, je n’ai remarqué aucun d!
faut, pour avoir été bien commencée
1] ne tarda pas à se rendre aupri
rés a Roi, pour lui présenter le rapport
Me son voyage, avec une carte, qui qu'il s'étaimalhenreusement ne se retrouve plus r lui-mêm Aujourd'hui. Henri IV l’accueillit fort bien, et lui promit non-seulement de plain eut DT point abandonner le Canada, mais t du cor Mncore de prendre l'affaire sous sa ès généreti frotection.
de si belle Lrise, disait Malheureusement, les jalousies et érience des rivalités menaçaient déjà, dès cette aucun d'époque, de ruiner toute entreprise qui pmmencée pourrait compter, pour se soutenir, e sur les profits de la traite. M. de
dre aupré onts, successeur de M. de Chaste, fut
le premier à en faire l* triste expét
æience.
Le voyage qu’il avait fait avec 8
“Chauvin, dès 1599 ; les souffrances :el ;
les privations auxquelles avaient. étll
condamnés les quelques malheureuh
qui avaient consenti à hiverner vi
Tadoussac, l'avaient décidé à cherchdlfg,
un ‘climat moins rigoureux. Char plain, qui avait encore présentes à said souvenir toutes les beautés du Mexiq @..
et des Antilles, ne dut pas être lo " . d'approuver ses idées. “ M. de Mon’ 3
dit-il, me demanda si j'aurais agréabit,
n | Samuel de Champlain Co
iste expé Le faire ce voyage avec lui. Le désir lque) j'avais eu au dernier, s'était accra ‘en moi ; ce qui me fit lui accorder,
Havec la licence que m'en donnerait Sa
ë [ajesté, qui me le permit, pour tou- E ours lui en faire fidèle rapport.” nalheureubié hiverner ] Au printemps de 1604, Champlain à cherchiffut donc chargé de conduire la petite x. Chaïllkolonie vers des régions plus mérisentes à Sglionales, et M. de Monts, pour mieux
urer son choix, voulut suivre l’ex-
pédition en personne. Le temps fut si
vorable, qu’au bout d'un mois on
tait au cap de La Hève. Mais M.
de Monts n'ayant pas eu, comme M.
de Chaste, la précaution de faire explorer les lieux à l'avance, la grande moitié de l'été se passa à chercher un
lieu qui fût du goût de tout le monde.
Enfin, après avoir parcouru, avec Champlain, toutes les côtes ‘: \cadie, pénét:é jusqu’au fond de !a baic Française (Fundy), il s'arrêta à une petite île “ qu'il jugea d’assiette forte et à
proximité d'un terroir qui paraissait
très-bon.” Mais le manque d’eau douce *
et les ravages du scorbut le firent
bientôt changer de résolution, et traus-
porter ses colons au port Royal, dont ilavait déjà, avec Champlain, remarqué
les avantages et les beautés naturelles,
Pendant les trois années qu’il passa à l’'Acadie, Champlain donna de nombreuses preuves de l’infatigable activité de son esprit. Dès l’automne de 1604, il avait visité, avec M. de Monts luimême, la côte des Etchemins, c’est-àdire, une bonne partie du littoral de la Nouvelle-Angleterre. Le printemps suivant, il continua cette exploration jusqu'au-delà du cap Cod. Mais, dans
toute cette étendue de pays, M. de
Monts ne trouva rien de préférable at Î port Royal, où dès lors il résolnt j de transporter son habitation (1605). | L'année suivante, Champlain recom- ; menca le même voyage avec M. de 1 Poutrincourt, qui trouvait peut-être { M. de Monts trop difficile, et qui vou- Î lait du reste pousser les découvertes | encore plus loin. (Cette fois, nos 1 voyageurs doublèrent le cap de Mal- |
barre, et s'en revinrent sans être guère
plus avancés,
L'hiver passé à Port-Royal fat beau- |
‘Coup moins pénible, grâce aux pré- ;
st |
le at |:
ssolunt 1605).
ecom-
M. de |
1t-être
1 vou-
vertes «
beau- | pré- |
Lin Ce spires
cautions que l’on prit, et au bon ordre qui régna constamment dans l’habitation. “ Nous passames, dit Champlain, cet hyver fort joyeusement, et fîimes bonne chère, par le moyen de l’ordre de Bon-Temps que jy établis, que chacun trouva utile pour la santé, et plus profitable que toutes les médecines dont on eût pu user.” Cet ordre
consistait à faire passer à tour de rôle
L par la charge de maître-d’hôtel tous
ceux de la table de M. de Poutrincourt; ce qui ne manqua pas de créer une espèce d’émulation, à qui ferait à
la compagnie le meilleur traitement,
Malheureusement pour M. de Monts, les affaires n'allaient pas si bien de l’autre côté de l'Océan. Son privilége lui avait suscité un orage auquel il était moralement impossible de résister. Les Bretons et les Basques se répandirent en plaintes amères, prétendant qu'on allait ruiner le commerce
et la navigation, amoindrir le revenu
des douanes du royaume, et réduire à À la mendicité un grand nombre de ; familles qui n'avaient point d'autre 3 moyen de subsistance. ‘“ Le sieur de 3 Monts ne sut si bien faire, que la 1
volonté du roi ne fût détournée par *
Îu
Monts, ien de ivilége quel il de réques se s, prénmerce revenu
duire à
quelques personnages qui étaient cn crédit, qui lui avaient promis d’entre-
tenir trois cents hommes au dit pays.
“ Donc, en peu de temps, sa commission
fut révoquée, pour le prix de certaino
! somme qu'un certain personnage eut
| sans que Sax Majesté en sût rien.” “ Comme compensation de plus de cent i mille livres qu'il avait dépensées de- 1 puis trois ans, et des peines infinics
$ en cor + ’éta onné ur fonder u re do M qui s'ét it données po n
d'autre È établissement solide et durable en
eur“de « Amérique, “il lui fut accordé six mille
io da … livres, à prendre sur les vaisseaux qui
; “ iraient trafiquer des pelleteries. C'était, ée par «
CE
remarque Champlain, lui donner la mer à boire, la dépense devant sur.
monter !a1 recette. IlIé, bon Dieu!
qu'est-ce que l'on peut plus entreprendre, si tout se révoque de la façon, sans juser mürement des affaires, pre-
micr que d'en venir là?”
De retour en France en 1607, Charme plain alla trouver M. de Monts, lui fit un rapport fidèle de ses voyages et do tout ce qui s'était passé à Port-Royal, depuis son départ. Il avait pris un plan de l'habitation de Sainte-Croix, de
celle de Port-Royal, et fait en mêmo