‹ San kokf tsou ran setsChapitre 14 sur 64 · Ni an chcn tchhing, au sud -ouest de · texte numérisé non relu

Ni an chcn tchhing, au sud -ouest de

Phing jang, était sous les Han un Hian appartenant à la principauté de Lô lang. Les Han postérieurs l’appelaient Tchen chen. Les Tsin le supprimèrent Quand les Soui firent, dans la huitième des années Ta nié (612), la guerre aux Kao li , ils envoyèrent un corps détaché par le chemin de Nian chen ; cette ville portait donc alors le même nom que le Hian sous les Han.

Soui tchhing hian, ville actuellement détruite, était à la frontière méridionale du territoire de Phing jang. Elle avait été fondée sous les Han, et appartenait à la principauté de Lô lang. Elle a existé sous les Han postérieurs, sous les Weî et sous les Tsin. Quand, en 612, les Soui faisaient la guerre aux Kao li, ils envoyèrent un corps de troupes par le chemin de Soui tchhing , qui est cette même ville. — Thou yeou dit : « Le mont Kië chf chan est près de Soui tchhing hian des Han. Quand les Tsin construisirent la grande muraille ils commencèrent au mont Kié chy. A présent il reste encore les ruines de cette ville, à l’est desquelles coule le Liao choui, qui de là va dans les possessions des Kao li. C’était ici originairement le pays de Taï khang. » — Ces assertions paraissent peu exactes.

55 . Ta'i Jang tchhing est au sud de Phing jang. Sous les Han , c’était un Hian de la principauté de Lô lang. Koung sun khang établit ici

COREF.

la principauté T ai fang kiun , qui fut. maintenue par les Tsin. Enfin, elle fut occupée par les Kao li. — Thou yeou dit : « Sous les Han postérieurs, dans les années Kian ngan (de 196 à a 19), Koung sun k/iang partagea ce territoire entre les deux Hian , Lin thun et Tchao rning; au sud-est s’étend un pays désert, qu'il érigea en principauté sous le nom de Taïfang kiun ». Le commentaire sur la Géographie des Han dit : « Les tribus méridionales de la principauté I jà lang kiun avaient Tchao ming pour chef-lieu». Au milieu des années Ta nié (vers 61a), les Soui, faisant la guerre aux Kao li, envoyèrent une partie de leurs troupes par Taï fang kiun; puis ils incorporèrent ce canton à l’empire et supprimèrent ce Hian.

Thseng ti hian était à la frontière méridionale du territoire de Phing jang. Sous les Han , ce Hian appartenait à la principauté de Lô lang. Il existait encore sous les Han postérieurs, et ne fut supprimé que sous les Tsin. Iæs Soui dans leur expédition contre le Kao li, expédièrent un corps de troupes par le chemin de Thseng ti.

56 . Tsÿ li tchhing est a la frontière occidentale de Phing jang. Sous les Thang, dans la vingt-unième des années Tching kuon (647), on envoya iXieou tsin ta par mer dans le Kao li; il y détruisit la forteresse Chÿ tchhing, pénétra dans le pays jusque devant les murs de

88 APFRC.U GÉNÉRAL DES TROIS ItOVACMF.S.

Tsÿ li tchhing et battit l’ennemi dans le voisinage.

Une autre ville de ces cantons est Pô tchô tchhing. En f>48 , Sic wan tchhê , combattit les Kao li ; il enveloppa Pô tchô tchhing et revint, lia description des Kao li dit que, pour aller à cette ville, on navigue pendant 100 li sur le Y A loü kiang, en le remontant depuis son embouchure; puis, on parcourt encore 3o li au nord-est sur de petites barques, et on arrive à Pô tchô kheou , où est la ville de Pô tchô tchhing.

Pour ce qui concerne Chy tchhing, voyez à l’article de Ting yuan wei.

5y. Kia chi tchhing est au sud-ouest de Phing jang. Cette ville fut fondée par les Kao li. Dans la dix-huitième des années Tching kouan (644), les Thang faisant la guerre contre les Kao li, Kai sou wen envoya 700 hommes à Kia chi tchhing, et les y mit en garnison.

58. Jü i tchhing est au nord-ouest de Phing, jang. Sons les Thang, dans la première des années Thsoung tchang (668), Li tsÿ et d’autres généraux chinois battirent les Kao li près des fortifications palissadées du Yà loü kiang. Les Kao li se retirèrent à une distance de 200 li sur Jü i tchhing; les Chinois les poursuivirent et assiégèrent Phing jang.

Phâ nou tchhing est également au nord-ouest de Phing jang. Sous les Thang, dans la deuxième

CORÉE

(les années Hian heng (671), Li kin hing , gouverneur militaire, ayant défait complètement les Kao li, à l’occident de la rivière Hou lou ho, son épouse Lieou chi occupa avec des troupes FA nou tchhing. Les Kao li conduisirent alors des Mô khô contre elle , mais Lieou chi se défendit si bien quelle les obligea de se retirer. On dit que cette ville était en dedans des frontières du département Young tcheou. (1)

Mœurs et usages des Coréens.

Les Coréens connaissent généralement l’art d’écrire et aiment à lire des livres.

Ils mangent et boivent dans des vases de bambou et de bois. Les officiers et les magistrats sont polis, graves et justes. — On lit dans l’ouvrage intitulé Thou king, et écrit sous les Soung, par Sin king : « Ils se servent de vases en bois pour manger et pour boire; en écrivant (en caractères chinois), ils mêlent ensemble les écritures appelées Kidi chu et Li chu. Ils aiment à boire, à chanter et à danser. Ils portent des bonnets de fourrure et des habits brodés. Ils construisent des palais et des vastes édifices, sacrifient aux constellations.» — On lit dans la notice du Kao kiu li , insérée dans le Han chou , que les Coréens aiment en général à

(1) Dans le nord-est du Tekf li, province de la Chine. Kl.

manger et à boire, à élever des palais et des édifices spacieux. Il y est dit aussi qu’ils offrent souvent des sacrifices aux bons et aux mauvais génies, et qu’ils font des offrandes aux dieux locaux et aux constellations influentes. C’est à la dixième lune qu’ils offrent au ciel un sacrifice solennel, pour lequel ils se réunissent en grand nombre. Ce sacrifice est appelé Toung ming , ou le Serment oriental; car il y a, dans la partie orientale de leur royaume, une caverne nommée S oui chin ; ils s’y rendent dans le

dixième mois, pour y sacrifier. Le mot ^

Toung ming, est aussi écrit Toung

ming, et alors il signifie Clarté de l'orient.

Les Coréens portent des chapeaux ronds à bords très larges; leurs habits sont courts et ont des manches très amples. La forme de leurs chapeaux a la figure d’un casque, les lettrés y ajoutent des ailes des deux côtés. Ceux des gens riches sont faits d’étoffe de soie rouge. Leurs pantalons sont larges; ils portent des ceintures de cuir et des souliers de cuir jaune. Les femmes ont des jupons à bordures ou galonnés.

Les Coréens sont d’un caractère doux et humain , ils n’aiment pas à tuer ; ils vénèrent Bouddha et croient aux démons; ils repoussent la doctrine chinoise de l 'yn et du yang. Quand ils sont malades, ils ne prennent pas de méde-

COREE.

cine, mais ils récitent des prières et font des conjurations, pour chasser les mauvaises influences.

On lit dans le fVen hian thoung khuo, qu’autrefois les Coréens n’avaient aucune connaissance en médecine, et qu’ils ont appris cet art des Chinois. Leurs lettrés s’appliquent beaucoup à l’étude de la musique. lies employés du gouvernement reçoivent leur salaire en riz. On partage les champs également à tout le monde, et il n’y en a pas dans ce royaume qui soient la propriété des particuliers. Cette distribution se fait d’après le nombre des individus qui composent chaque famille. Les armes sont rares dans ce pays et grossièrement faites. Les punitions ne sont pas cruelles. On ne tranche la tête qu’à ceux qui ont injurié leur père ou leur mère; tous les autres délits sont punis par des coups de bambous. Ceux qui ont commis un crime capital sont exilés dans les îles.

lia province de la Cour et celle de Kiang yuan , sont l’ancienne patrie des ff^eï mê. lueurs habitans sont assidus au travail; ils sont sobres pour la nourriture et pour la boisson, économes et pudibonds. Les personnes qui ont le même nom de famille ne se marient pas entre elles. Ces gens sont extrêmement timides. lies jeunes garçons portent des fleurs d’argent attachées à leurs habits, qui ont une bordure de

quelques pouces de largeur. Ils cultivent le chanvre . élèvent des vers à soie et font des habits brodés. Ils savent par l’observation des astres prédire si l'année sera fertile ou mauvaise. Ils n’estiment ni les perles ni les pierres précieuses.

La province de Tchoung thsing et celle de Houang haï sont l’ancien pays des Ma han.

Leurs habitans cultivent la terre , élèvent des vers à soie et font des habits brodés. Ils ont peu de lois, ne savent pas conduire les chars et n’estiment ni l’or ni les choses précieuses : en général ils portent les cheveux en désordre , simplement noués sur le sommet de la tête , et vont nu-tète. Leurs habits sont faits de toile et leurs souliers de paille. Ils croient aux bons et aux mauvais génies, et se réunissent pour danser et chanter. — Il y a dans leur pays des châtaignes de la grosseur d’une poire; on y trouve aussi des poules qui ont le plumage très fin et dont la queue est longue de cinq pieds. Le peuple vit dans des hameaux épars et de petits villages. Il n’y a pas d'habitations murées; les maisons sont faites de terre et ont la forme de sépultures. La porte est en haut et presque horizontalement placée. Ces gens ne savent pas fléchir le genou et faire des salutations. Les jeunes gens des deux sexes ne sont pas séparés. C’est une race d’hommes vigoureux, et même les petits garçons entreprennent des travaux propres à exercer

CORÉE. !)3

leurs forces. Ils sont habiles à manier l’arc , la lance et d’autres armes, et très braves dans le combat. — Au cinquième mois quand ils ont fini de labourer et d'ensemencer les terres, ils offrent des sacrifices aux bons et aux mauvais génies; ils se réunissent alors le jour et la nuit pour boire, chanter et danser. Dix-huit hommes exécutent ordinairement des danses en se suivant, sautant et faisant des gambades. A la dixième lune, quand les travaux de l’agriculture sont terminés, les mêmes fêtes se renouvellent. Dans tous les villages du pays, le chef sacrifie au Ciel et à la Terre. Ce chef est appelé Thian kiun ou le Prince du Ciel. On élève alors aussi de petits tertres en argile, sur lesquels on plante un mât très haut, auquel on attache des grelots et lies tambours en l’honneur des génies et des dénions.

Le Thsiuan lo est l'ancien pays des Pian han, qui pour le langage, les mœurs et les habitudes, ressemblaient aux Chin han.

I At Khing chung est la patrie des Chin han.

Tous les habitans ont la tète carrée, les hommes et les femmes ressemblent aux Japonais.

Les habitans du Phing ngan et les Hiau king aiment assez généralement l’exercice de l’arc et à monter à cheval. — Le Hian king est l’ancienne patrie des Kao li, le Houang haï et le Phing ngan celle des Tchao sian.

Les provinces de Tchoung tlising, Phing chang et Thsiuan lo sont des pays de vastes

plaines, très fertiles et riches. Leurs hahitans estiment la poésie et la littérature , et sont plus habiles que ceux des autres provinces.

Montagnes.

i . Le Pë yô chan , au nord de la ville royale. Au commencement de la dynastie des Ming, le roi de Tchao sian Li tan y établit sa cour. Dans les années Wan lÿ, quand les Japonais cernèrent la ville royale, leur camp était adossé au Yô chan , en face de la rivière Han choui. Suivant la Géographie des Ming , cette montagne est à la frontière du territoire de Han tchhing ou de la ville royale.

a. Le Houon tou chan est au nord-est de la ville royale. La Géographie des Ming dit que du temps des Han, 1 i mou, roi des Kao kiu li , y établit sa résidence. Sous les Tsin, cette ville fut prise par Mou young houang.

3. Le Loung chan, ou le mont du Dragon , est au sud-est de la ville royale et de la rivière Han kiang. Sous les Ming, au milieu des années Wan lÿ (i5y3 à 1619 ), les Japonais ayant été battus près de Phing jang, se sauvèrent par le mont Hë loung chan , ou du Dragon-Noir, qui est le même dont il est question ici.

4- Le Thian pao chan , ou le mont du Joyau céleste, est à la frontière occidentale du territoire de la ville royale. Sous les Ming, au mi-

CORÉE

lieu des années Wan lÿ ( 1 673 à 1619), Li ju soung établit un camp sur le Pao chan, pour arrêter les progrès des Japonais. C’est ce même mont.

5 . Le Chin soung chan est au nord de la ville de Khaî tchhing fou. Du temps des cinq petites dynasties (qui ont régné en Chine depuis 907 jusqu’en 960), tVang kian établit sa résidence sur cette montagne, et donna à cette ville le nom de Soung yô, qui signifie haute montagne des Pins. La Géographie de la Corée dit : « Les Tchao sian avaient trois capitales, Phing jang, llan tchhing et Soung yô. »

Le passage de la montagne Phing chan ling est à un li à l’ouest de Khai tchhing fou. Le terrein y est partout de couleur rouge.

6 . I je Ain thang chan , ou le mont de la Salle d’or, est au nord-ouest de San ho hian, du département de Houang tcheou. (Sous les Yuan), cette dernière ville faisait partie de la province de Toung ning lou, et avait sous sa juridiction les cinq Hian appelés : Ngan yô, San ho, Loung kang, Hian tsoung et Kiang si. La Géographie de la Corée dit : « San ho est à 100 li au sudouest de Houang tcheou ». A la frontière du territoire de la même ville s’élève le mont Tching fang chan.

7. Le Pë chan , ou Mont-Blanc, est au milieu de la mer , au sud de Thsiuan tcheou. On l'ap- |»elle aussi Pë choui chan , ou montagne des

96 APERÇU général des trois royaumes.

eaux blanches. Sous les Thang, dans la troisième des années Hian heng (67a), Kao khang détruisit le reste des Kao li auprès de ce Pé choui chan.

Il y a aussi le Hè chan, ou mont Noir; il est situé au sud-est du Pë chan. Il est très haut et escarpé; en bas il y a une petite baie dans laquelle les navires sont en sûreté.

8 . Le Tao chan ou la montagne de l’Ile, est au sud de la principauté IVëi chan kiun.

Sous les Ming, dans la quinzième des années Wan lÿ (1587), Ma kuei ayant battu les Japonais qui étaient à Wei chan, ils se retirèrent tous sur le Tao chan , devant lequel ils avaient construit trois fortifications palissadées et bien garnies de troupes. Le Tao chan dominait sur la ville de Wei chan, et les Japonais avaient placé une autre fortification sur son sommet. Les Chinois les attaquèrent , mais sans succès , et furent obligés à la fin de lever le siège et de s’en retourner.

9. Le Fou chan, ou le mont du Chaudron, est à 2 1 li au sud de la ville de Fung lai hian des Tchao sian. De là il y a i 4 oo li au nord-ouest jusqu’à la ville royale. Ce mont est situé sur le bord de la mer , et vis-à-vis de l’île de Toui ma tao (Tsou sima) qui fait partie du Japon, et à laquelle on peut arriver avec un bon vent dans une demi -journée. A l’est, sont:

Toung lai , Ki tchang, Si seng, Lin lang et

COREE.

Ou phou, qui le flanquent du côté gauche; à l’ouest, il y a Ngan kü, Ngan khü, Kia tè , Ilioung tchhouan, Sen phou, Kiu tsi, Kian ehan, Te khiao, Kin haï, Tchu tao et Loung thang , qui le flanquent à droite. Le Fou chan fait entre ces deux lignes de places une pointe saillante, propre à l'attaque et à la défense.

Sous les Ming, dans la vingtième des années Wan lÿ (i5ga), le chef du Japon, Phing sieou k f ( Fide yosi ) envoya ( en Corée ) son général Ning tchhang , qui avec une flotte aborda au bourg de Fou chan ; il traversa la province de Khing chang, et arriva devant la capitale du roi de la Corée, de laquelle il s’empara bientôt. Après ces succès il retourna à Fou chan, y établit son quartier général, et fortifia Si seng, Ki tchang et autres points. Les Chinois l'attaquèrent à Fou chan , mais sans pouvoir le vaincre. Us restèrent pendant long -temps devant cette place, jusqu’à ce qu’ils furent enfin obligés de la quitter.

Le Soü wen hian thoung khao dit : « Le territoire de Fou chan n’est éloigné que d’une journée de l’ilc de Toui ma tao qui lait partie du Japon. On dit qu’autrefois cette place appartenait aux Japonais. C'est le principal port sur la grande mer que les Tchao sian possèdent. Depuis long-temps les Japonais avaient imposé un tribut annuel à la

98 aperçu générai, des trois royaumes.

Corée, consistant en dix mille hô (i) de grains. Les Coréens envoyèrent une députation au Japon pour en être exempts. Les Japonais de leur côté réclamaient la possession de Fou chan, et rejetèrent la demande de l’ambassadeur de

Corée. Enfin, dans l’année cyclique ÿp Sin

mao, de l’époque appelée Wan lÿ ( 1 5 g i ) , le Kouan pë Phing sieou hÿ (le Kouan bak Fide yosi ), envoya ses généraux Hing tchhang et Tlising tchi/ig avec des troupes en Corée ; cette armée parvint à prendre la capitale, et força le roi JVangsoung , de se sauver par la fuite. Tout le royaume fut dévasté. Une ambassade vint demander du secours à l’empereur de la Chine, qui le promit. Le reste de l’année se passa en combats, sans que l’ennemi fût repoussé. Chÿsing, président du ministère de la guerre, envoya confidentiellement Tchhin wèi kian , auprès des chefs japonais, pour les engagera faire cesser les hostilités. Mais Tchhin weï king fit semblant de leur être secrètemnt attaché, et leur conseilla de conclure la paix, et d’offrir d’envoyer, comme autrefois, le tribut par le port de Ningpho. Mais ces négociations furent rompues, et il fut mis en

prison.... (2). Dans l’année ^ /V IVou siô

(1) Un hô pèse 120 livres chinoises. Kl.

(2) Ici rimpression a manqué et deux lignes de l’original sont illisibles. Ki..

CORÉE

(i 5 q 8 ) , à la septième lune, Phing sieou kÿ( ou Fide yosi) mourut de maladie, et alors les ennemis commencèrent à quitter le pays. — Suivant l’ouvrage intitulé Tliou king, le mont Fou clian est à 700 U de Nan yuan fou.

10. I<e Tsÿchan, on le mont du Blé d’été, est près deTsÿ chan kiun, à l’ouest de Tchoung tcheou. Sous les .Ming, dans la vingt-cinquième des années Wan lÿ (îSqj), les Japonais ayant fait une invasion dans le Thsinan lo, arrivèrent jusqu’au nord de cette montagne. Ma kouei déploya alors son corps d’armée pour protéger le Tsÿ chan, et arrêta leur marche.

Iæ Thsing chan , ou mont Vert, appartient à la même chaîne que le Tsÿ chan. La Géographie de la Corée dit : « Au sud du Tsÿ chan est le chef-lieu de la principauté de Thian ngan, au sud de laquelle il finit nécessairement passer pour aller à Thsinan tcheou.

11. Le Houng tcheou chan est à l’extrémité sud-ouest du département de Tchoung tcheou, au milieu de la mer. On lit dans le Ming t houng tchi, ou la Géographie de la dynastie des Ming, que la ville de Houng tcheou est b.àtie au bas de cette montagne. Un peu à l’est est le Toung yuan chan , sur lequel on trouve de l’or.

12. Le h 'ou young chan , ou le mont Riche et Utile, est dans la mer de Houng tcheou. Sur son sommet est un magasin de grains, ce qui lui a fait donner le nom qu’il porte; ordi-

nairement on l’appelle Fou y oung chan (mot écrit avec d’autres caractères), c’est-à-dire mont du Hibiscus mutabilis.

1 3 . Le Kieou theou chan, ou mont à neuf Tètes, est dans la mer de Kouang tcheou. Il a neuf cimes et est couvert d’une forêt épaisse.

1 4 . Le Lan sieou chan est à l’ouest de Khaï tcheou. Sous les Ming, dans la cinquième des années Houng wou (1372), Thsing , roi de Kao li, combattit au Lan sieou chan, mit en fuite les brigands qui l’infestaient.

1 5 . Le Ma f chan est au sud-ouest de Phing jang. Sous les Thang, dans la cinquième des années Ilian khing (G60), Sou ting fang prit le camp que les Kao li avaient placé sur les bords du P haï kiang, s’empara du Ma ÿ chan, et mit le siège devant Phing jang.

1 (>. Le Kaï nia ta chan, ou la grande montagne de Kaï ma, est à l’ouest de la ville de Phing jang. Selon la Géographie des Han, la principauté de Hiuan thon a du côté de l’ouest la ville de Kaï ma hian : c’est d’elle que la montagne a reçu son nom.

1 7. Le Loti rang chan est au nord-est de la ville de Phing jang; la ville de Lou tchhing est bâtie sur cette montagne.

18. Le JKeï han , ou le mont des Joncs, est à 20 li au sud-ouest de la ville de Phing jang ; au sud il s’étend jusqu’aux bords du Pliai choui.

CORKK.

1 g. Le Kuon men chan est au nord de Thou clian hian, qui du temps des Yuan faisait partie de la province de Toung ning lou.

20. Le Iloua chan ou mont aux Fleurs, est au sud-est de Thou chan liian. Le territoire de ce Hian est entouré de tous les côtés de hautes montagnes.

21. Le Khiii yan chan, ou mont des Précipices tortueux , est à l’est de la ville de Ting yuan tchhing. Il a reçu ce nom de ses flancs escarpes.

Le Y un chan, ou le mont aux Nuages, est au sud-ouest de la ville de Sô tcheou.

22. Le Ma theou chan , ou le mont à tète de Cheval, est à l’est de Ling tcheou.

Le Tchhang houa chan , ou la longue montagne Fleurie, est au sud-est de Thié tcheou.

23 . Le T hian ching chan , ou le mont du saint Céleste, est au nord-est d’\ n tcheou.

a 4 - Le Ling chan, ou la montagne Spirituelle, est au sud-ouest de Siuan tcheou.

u 5 . Le Hioung houa chan, ou la montagne fleurie aux Ours, est au nord-est de la principauté Konè tcheou kiun.

Le Vit ling chan est au sud-est de la principauté Siuan tcheou kiun.

Le Loung kü chan, ou le mont aux os du Dragon , est à l’est du chef-lieu de la principauté Loung tcheou kiun.

Le Siao thié chan, ou la petite montagne de

Fer, est sur le bord oriental du Yà loü kiang, à la frontière d’I tcheou. C’est là qu’on passe le fleuve. La frontière du Liao toung s’étend de là au sud-ouest, l’île Sengfoü tao, ainsi que celle de Phi tao, y sont compris.

26. Thsing khieou est à la frontière du Kao li. Un fou ou poème descriptif de T su hiu, dit : on chasse en automne à Thsing khieou.

— C’est de ce canton qu’il parle. P où khian dit : « Iæ royaume de Thsing khieou est à 3 oo li à l’est de la mer». On lit dans l’Astronomie de la dynastie des Tsin : « Il y a les sept étoiles appelées Thsing kieou; elles sont au sud-est de la constellation Tchin ; c’est aussi un royaume des Alan et des / (ou barbares). Les Thang, ayant puni les Kao li, établirent un gouvernement militaire dans la province de Thsing khieou.

27. Ii’ile Kiang houa tao , ou de la fleur du Fleuve, est dans la mer de Khai tcheou. Du temps des Mongols qui ont régné en Chine, Tchhing , fils de Tchjr, roi de Corée, et d’une concubine, ayant été fait duc, habita dans celte île. Le Thou king dit : « Le département actuel de Kiang houa fou, a reçu son nom de l’île qui le forme. »

28. L’île T su yan tao, ou des Hirondelles rouges, est dans la mer de Kouang tcheou ; on voit sur sa cime une hôtellerie appelée Khing yuan ting. L’île est très peuplée; un grand nombre d’hirondelles font leurs nids sur les

COHt£.

rochers qui les entourent ; ce qui lui a fait donner le nom qu’elle porte.

29 . L’Ue Ho chan g tao, ou des Bonzes de Foë ou Bouddha, est dans la mer de Kouang tcheou. Cette montagne qui se compose de rochers entassés est couverte d’une forêt sombre et épaisse. Sur sa cime est le temple Yc lao szu.

30. L’ile Ta thsing tao, ou la grande Verte, est dans la mer de Kouang tcheou. On l’appelle aussi Ta thsing siu. L’empereur Wen tsoung des Yuan exila en Corée Tokhouan Timour, fils de son frère aîné, et lui ordonna d’habiter dans l'ile Ta thsing tao; puis il le fit transporter à Tsing kiang dans le Kouang si. — Dans le voisinage de la Grande île Verte est la Petite ou Siao thsing siu.

31. L'ile Pliai tao est dans la mer, au sud de Thsiuan tcheou. A une grande distance on aperçoit trois montagnes jointes ensemble par la base. Celle du milieu ressemble «à un but contre lequel on tire; c’est pourquoi on l’appelle Thaï tho chan , ou le Mont du but bien posé.

3a. L’ile Khiun chan tao, ou du Groupe des montagnes, est dans la mer au sud de Thsiuan tcheou. De loin, elle présente douze cimes qui ressemblent à la muraille crénelée d’une forteresse. Au sud est l’ile Kouan siu ou le rocher du Mandarin , qu’on appelle aussi Ngan chen.

33. L’île Pc i tao, ou à l’Habit blanc, est dans la mer au sud de Thsiuan tcheou. Devant elle est situé dans la mer un rocher couvert d’un joli bois d’arbres verts , sous l’ombre desquels le séjour est fort agréable.

34- L 'île Thian sian tao, ou des Immortels du Ciel , est dans la mer au sud de Thsiuan tcheou. On l’appelle aussi Lan c/ian tao.

35. T chu tao, ou lile du bambou , est au sud-ouest de la frontière de Khing tcheou, près de la côte. Sous les Ming , dans la vingtcinquième des années Wan lÿ ( 1597 ), les Japonais, ayant établi leur station maritime à Fou chan, faisaient des descentes fréquentes sur cette île, d’où ils inquiétèrent Liang chan et Hioung tchhouan. Bientôt après ils s’emparèrent de Liang chan et entrèrent dans Khing tcheou ( 1 ).

( 1 ) Cette île 4j r

T chu tao y ou de Bambou , ne peut

être la même qui est représentée sur la Carte du Tchao sian , accompagnant ce volume. Celle-ci n’est pas située au sud-ouest de la ville de Khing tcheou et près de la côte, mais au nord-est, et à une distance considérable de la côte de la Corée. Elle est appelée par les Japonais Take sinia ( ce qui signifie également J le de

Bambou) y et porte aussi les noms de Il ih f Thsian

chan kouë (ou d’apres la prononciation japonaise Sen san kokf)

Royaume des mille Montagnes , et

Y ii ling tao

(Wots riô too). Elle est habitée moitié par des Coréens, moitié par des Japonais. Il parait que c'est Vile de Dagelet découverte par La Pérouse. Kl.

CORÉE. 105

L’ile Kiu tsi tao est à l'est de celle de Tchü tao, près de la côte. Les Tchao sian y ont établi la ville de Kiu tsi hian , ainsi qu'un port pour leur marine militaire. Elle est dans une assiette plus forte que celle de Fou elian.

30. L’ile Hian c/tan tao, ou de la Montagne entourée d’une baie, est à la frontière sud-ouest de Khing tcheou, dans la nier. C’est le principal port de la mer occidentale dans le Tchao sian. A droite, est Nan yuan foû, appartenant au Thsiuan lo ; cette île est le boulevard extérieur de cette province, lequel une fois perdu, laisserait toute la côte de la mer savs défense ; car de là on peut facilement arriver par mer et avec un bon vent à Thian tsin (dans le Tchÿ li) et à Teng tcheou et Lai tcheou (dans le Chan toung). — Dans le voisinage de cette île est celle de Thsÿ chan tao. En t 597 , les Japonais, étant entrés dans Khing tcheou et voulant s’emparer de Hian chan, attaquèrent dans la nuit Thsÿ chan. Les troupes chinoises, mises en déroute, furent obligées de quitter cette place, et c’est ainsi qu’on perdit Hian chan. Les Japonais y entrèrent et firent le siège de Nan yuan, qui tomba en leur pouvoir.

37 . L’île Phing hou tao est au sud de Khing tcheou , dans la mer. Dans la dix-huitième des années Tchi yuan (ia8i), les Mongols envoyèrent une expédition contre le Japon , sous la conduite du général Fan wen hou, qui

fit voile vers le Kao li. Sa flotte était arrivée à l’île P/ung houtao, quanti un ouragan furieux fit couler bas les navires, et l’obligea de s’en retourner.

38. L’île Thang jin tao, ou des Chinois, est dans la mer de Thsing tcheou , contiguë au mont Kieou theou chan (Voy. page ioo). L’île Ma tao, ou des Chevaux, est dans cette même mer. C’est là que se trouvent les haras du roi de Corée. Anciennement il y avait une hôtellerie appelée Ngan hitig tin g.

3g. Nleou sin siu, ou la petite île du Cœur de bœuf, est dans la mer de Thsing tcheou. Une cime isolée s’y élève ; sa forme est celle d’une tasse avec son couvercle, dont le milieu est un peu pointu. Tout près de là est le rocher Ai sin siu ou du Cœur de la poule.

40. Le Ta yuë siu, ou le Grand îlot de la Lune, est situé dans la mer au sud de la ville de Thsiuan tcheou, il forme comme une demilune. Au nord est le Petit ilôt (le la Lune; les caps saillans de ces deux îles forment comme une porte par laquelle peuvent passer les navires.

41. Le P hou sà chen , ou l'ilot du Boddhisatwa, se trouve au sud de Thsiuan tcheou dans la mer. LeThou king dit : «Ce qui est plus petit qu’un siu ou îlot, et couvert d’arbres et de plantes, est appelé cheno. Tout près de celui-ci, sont le Tsu y un chen, l’ilot des Nuages rouges,

CORÉE

le Tchhun thsao chen , l’ilot des Herbes printanières, le Khou chen, l'ilot amer, et le Kuei chen , l’îlot aux pattes d’Eorevisse. Il y a encore le Pin la ii" tsiao, ou le rocher aux palmiers d’Arec, situé dans la mer, au sud de Thsiuan tcheou. Le Thon king dit : « Tsiao est le nom qu’on donne aux rochers qui s’élèvent comme les chen et les siu au-dessus de la surface de la mer. »

4a. Iæ Yâ tsu chen est au sud de Thsing tcheou dans la mer. las Coréens donnent le nom de Y à aux chapeaux de paille que les paysans portent en été. Cette montagne a reçu ce nom parce quelle ressemble à un tel chapeau.

43. Le Chouan g niu chen, ou la petite île des deux Femmes, est situé dans la mer de Thsing tcheou.

44 - hiô khü, ou le trou aux Huîtres, est dans la mer de Kouang tcheou. Cette montagne n’est pas très haute, mais fort célèbre. Sur son dos est un autel dédié au Dragon (ou Dieu de la Mer); tous les navigateurs y offrent un sacrifice en passant.

45. Le Ou ling, ou le passage de la montagne Noire, est au nord-ouest de Khing tcheou; à l’ouest il atteint la frontière de Chang tcheou ; sa longueur est de plus 70 ü. C’est un chemin tortueux qui conduit à travers une vallée escarpée, des précipices, des lieux boisés et couverts de broussailles. Ia*s chevaux et au-

très bêtes de somme n’y peuvent passer partout. Les Tchao sian le regardent comme le défilé le plus fort de la partie méridionale de leur pays. Sous les Ming, dans la vingtunième des années Wan lÿ (i 693 ) , les Japonais ayant abandonné la capitale de la Corée, prirent la fuite; Lieou ting, général chinois subalterne, venant de Chang tcheou, les poursuivit jusqu’au passage de l’Ou ling. Les Japonais se défendirent sur les précipices; alors qu’un autre général. Te h à ta cheou, s’avança de Tchoung tcheou, et, ayant dépassé liodi chan kian, débouchait de l’autre côté du passage de l’Ou ling. Les Japonais épouvantés par cette manœuvre, se retirèrent au port de Fou chan, où ils eurent pendant long-temps leur quartier général.

46. Le T chu ling, ou le passage de la montagne du Bambou, est à l’est de Tchoung tcheou. Il est aussi tortueux que les entrailles d’une brebis, et traverse une vallée profonde et à bords escarpés. Sous les Ming, dans les années Wan lÿ, les Japonais ayant abandonné la ville royale , traversèrent le Tchù ling et se retirèrent dans la province de Khing chang.

47 . Le Mo thian ling, ou le passage de la Montagne qui s’élève dans les deux , est au nordest de Hian hing fou. Les Tchao sian disent que c’est le passage le plus fort du nord-est.

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