I æ T h-su peï ling , ou le passage de la
CORÉE
montagne de la Miséricorde, est à 160 li à l’est de Phing jang. Sous les Soung , dans la deuxième des années Cliun hi (1 175), le gouverneur de la capitale occidentale des Kao li, Tchao weï tchhoung, voulut se soumettre aux Kin, avec plus de quarante villes, situées entre le mont Thsu pei ling et le fleuve Y à loù kiang. Cependant les Kin refusèrent son offre, et il fut vaincu et puni comme rebelle. Sous les Yuan, dans la sixième des années Tchi yuan (1269), le vassal coréen Li y an ling et son parti, se soumirent aux Mongols avec la capitale et soixante autres villes qui en dépendaient. Les Mongols y établirent la province 'Tou ri g min g lou, qui s’étendait jusqu à la montagne Thsu pei ling.
49. Le passage du mont Kia chan ling est à l'ouest de la principauté Kia chan kiun, qui en a reçu son nom. — Le Thou king dit : a Au nord-ouest de la ville de Sô tcheou est ce défilé très étroit que les Tchao sian regardent comme le passage le plus fort du nord-ouest de leur pays.
Eaux.
1. La mer, dit la Géographie de la dynastie des Ming , entoure le Tchao sian de trois côtés, à l’est, à l’ouest et au sud. A l’orient de cette contrée, ses eaux sont en général tranquilles et si claires qu'on y peut voir à une profondeur de dix toises chinoises. Les anciennes descrip-
tions disent : « La grande mer occidentale commence à l’est (à l'ouest?) du bourg Tchhang mingtchin, qui est sous la juridiction de Houang tcheou ; elle reçoit le fleuve Ta thoung kiang. Elle est également à l’est de Pc tcheou et de liai tcheou , toutes ces places sont situées sur les bords de cette mer. Sous la dynastie actuelle des Mandchoux , dans la cinquantième des années de Khang hi ( 1 7 1 1), les autorités civiles et militaires de Fung thian fou, considérant que les îles de Mûri g kin, Tin g tsü tao , Cha me houa, Kieou weï et autres appartenant à la Corée, se trouvent dans le voisinage des territoires de Fung thian fou, de Kin tcheou, de Fou tcheou, de Kaï tcheou et de Haï tcheou ( dépendant du Ching king, province de la Chine), défendirent sévèrement aux habitans des bords de la mer, d’approcher les parages de la Corée, et d’y pêcher.
•2. Le fleuve Han kiang, appelé aussi Hioung tsin kiang, coule à 1 o /t au sud de la ville royale. Ses sources sont dans les deux montagnes Kin kang chan et Ou thaï chan ; les courans d’eau qui en sortent se réunissent et se jettent dans la mer. La ville royale s’appuie sur ce fleuve, qui lui sert de boulevard. Tout ce qui est situé au sud du Han kiang formait l’ancien territoire du royaume de Pë tsi. Sous les Ming, au milieu des années Wan lÿ (de 1573 à 1G19), Li ju soung s’étant avancé dans le Tchao sian, les Japo-
CORÉE
nais abandonnèrent la ville royale et firent leur retraite. Le général chinois entra dans la capitale, et ses troupes atteignirent au Han kiang l'arrière-garde des Japonais; mais une tentative faite pour la détruire ne réussit pas.
3. Le Pè kiang , ou le fleuve Blanc , est au sud-est de llioung tsin ; il se jette également dans la grande mer, et son lit fait la frontière du territoire de Thsiuan tcheou (i). Sous les Tliang, dans la troisième des années Loung sô (G63), Licou jin fan conduisit une flotte de Hioung tsin contre la ville Tcheou lieou tchhing. A cette époque les Pë tsi avaient demandé du secours aux Japonais , et étaient venus jusqu’à l'embouchure du Pé kiang, pour y attendre leur ai niée ; mais ils furent battus quatre fois par Lieou jin fan, qui brûla plus de quatre cents de leurs vaisseaux, et, s’étant emparé de Tcheou lieou , parvint à pacifier le Pë tsi.
4. Le San lang kiang est au sud de Liang chan kiun. L’ancienne description dit : « Au nord-ouest de Liang chan est un passage escarpé sur la crête d’une montagne, dont la partie supérieure ressemble à une paire de chevaux; le chemin par ce défilé est très étroit et difficile; en bas coule le San lang kiang qui se
( 1 ) Dans U carte «le la Corée qui fait partie de l'Atlas de la Chine de d’Anville, c’est le premier fleuve qui se jette dans la mer au-dessus des 36° de latitude. Kl .
dirige vers Kin haï etTchü tao. Dans les années Wan lÿ, les Japonais, s’étant emparés de Liang chan et de San lang, entrèrent sur le territoire de Khing tcheou.
5. Le Tsin kiang coule au sud-ouest de la ville de Kliing tcheou et au nord de Szu tcheou (i); on l’appelle aussi Si kiang, ou le fleuve Occidental ; il se dirige vers le sud-est et se jette dans la mer. Dans les années Wan lÿ , Ma kuei, assiégeant les Japonais dans Wei chan , avait établi un camp fortifié à l’embouchure du Si kiang, pour intercepter les communications des Japonais avec la mer.
6 . Le Pc ma kiang , ou la rivière du Cheval blanc , est au sud de Tlising tcheou. Le Thou king dit : « Au sud de Kin tcheou, est le Pë ma kiang; il coule vers le sud et entre dans la frontière de Tlising tcheou , où il fléchit d’abord vers l’est, puis vers le nord-est, en passant sur la limite de la principauté Thian ngan kiun.
De là il tourne au nord, s’avance à l’ouest et se réunit au Han kiang. »
7 . Le Ta thoung kiang yl ^ , dont le nom s’écrit aussi yJE ]?] ^ , est à l’est de la
( 1 ) C’est la rivière qui dans la carte de d’Anville, coule au sud de Tcin tcheou, entre les 34° et 35° de latitude. Elle reçoit 4 gauche, le San lang kiang, qui passe sur la carte il l’est de Mi tchang. Ki„
COREE.
ville de Phing jap g. Anciennement il fut appelé Pliai c/ioui. Le Szu ki dit, l’ancienne limite du Liao toung, établie sous les Tlisin, était formée par le Pliai choui. Dans les premiers temps de la dynastie des Han, un sujet des \ an nommé IVciman, s’étant révolté, franchit la frontière et se dirigea vers l'orient; il passa le Pliai choui, et occupa le pays laissé inhabité par lesThsin, et situé sur les bords de ce fleuve. Il y réunit des barbares du territoire de Tchin fan et du Kao li, ainsi que des rebelles du pays de Yan, et les gouverna comme roi. Dans la troisième des années Yuan fung ( 108 avant J.-C.), Siun i entra du côté du Liao toung dans le pays desTchao sian, détruisit leur armée placée sur les bords du Pliai choui , et avança jusqu’aux murs de la ville Wang hian tchhin. — La Géographie des Han dit : « Dans la principauté de Lô lang est situé Pliai choui hian ; le fleuve Pliai choui coule à l’ouest et se jette dans la mer à l'endroit même où il atteint le territoire de cette ville. Wang hian tchhing est situé au sud de Pliai choui ». On lit dans l’Hydrographie intitulée Choui king, que le Pliai choui a sa source dans le territoire de Lcou fang hian de la principauté de Lô lang ; il coule au sud-est ( sudouest), passe à l’est de la ville de Pliai hian, et se jette dans la mer. — Cette description est fautive.
Dans la huitième des années Ta nié (6ia),
les Soui voulant faire la guerre aux Kao li , avaient préparé aux embouchures du Kiang et du Ilouaï, les troupes destinées à cette expédition ; ils les réunirent à Toung laï (dans le Chan toung), d’où ils traversèrent la mer, et débarquèrent en Corée par le Pliai ehoui. A une distance de Go li de Phing jang, ils furent inopinément attaqués par les Kao li, et obligés de se replier sur le bord de la mer où ils se fortifièrent. Sous les Thang, dans la première des années Loung sô ( 661 ), Sou tingfang guerroyant contre les Kao li , battit leur armée sur le Pliai choui kiang, et se porta de là avec vitesse sur Phing jang. Sous les Ming, dans la vingt-unième des années Wan lÿ ( 1 5f)3) , Li ju soung entra dans le Tchao sian et arriva devant Phing jang , occupé par les forces japonaises. Li ju soung, ayant examiné remplacement de la ville, trouva qu’il s’étendait au sud et à l’est jusqu’au fleuve; qu'à l'ouest il s’appuyait sur les hauteurs des montagnes, et qu’il était protégé au nord par la cime Mou tan fung , qui est très haute et escarpée, et pouvait devenir dangereuse à son armée. II détacha donc un de ses généraux pour s’emparer du Mou tan fung, tandis qu’il entoura la ville des quatre côtés par ses troupes, et la prit d’assaut: Li ju soung se porta de là à K liai tchhing, où il établit son quartier principal , laissant le inajorgénéral Yang yuan en garnison à Phing jang.
Corée.
] I reçut alors ses provisions et autres munitions de guerre par le Ta thoung kiang.
8. Le T/ising tchhouan kiang (i) est à l’est de la ville de Ngan tcheou. Il coule au sud-ouest et se jette dans la mer. On l’appelle • aussi Sà choui. Sous les Soui , en Cia, Yu wen c/iü, dans la guerre contre les Kao li , traversa le Y à loi» kiang, et, ayant battu leurs grands vassaux Y tc/ii et (V en tè , il s’avança vers l’est, passa le Sà choui et arriva à 3o li de ' Phing jang; mais cette ville étant située dans une assiette très forte, il ne put parvenir à la prendre et fut obligé de se replier sur le Sà choui. La moitié de son armée avait déjà traversé le fleuve, quand il fut attaqué par les Kao li qui le mirent en déroute complète. Ce général s’enfuit alors si vite, qu’il atteignit en un jour et une nuit le Yà lou kiang, éloigné de 45o li. Actuellement le Sà choui porte aussi le nom de Ta ning kiang. D’après les anciennes descriptions, le Ta ning kiang fait la frontière occidentale de Pin jang et de I louang tcheou , tandis que leur territoire s'étend à l’est jusqu’au Ta thoung kiang. C’est pour cette raison qu’il est vulgairement appelé le pays entre les deux fleures.
(i) Ce fleuve est appelé sur la carte de d’Anville, Tsing kiang , et place par 4o° de latitude au sud de Pé tchoua et Hia can. Kl.
Sous la dynastie actuelle des Mandchoux , dans la trente-septième des années Khang hi (1698), il y eut une grande disette dans leTcliao sian. Sur la supplique du roi de ce pays, qui pria qu’on établit des marchés dans la contrée située entre les deux fleuves, l'empereur permit d’y envoyer par eau 4o,ooo chÿ de riz et autres céréales, et de les vendre à des prix modérés.
9. Le For lieou kiang est au sud de Kiang toung kiun. C’est une branche du Han kiang, qui coule à l’ouest et se réunit au Ta tlioung kiang (r). La Géographie des Ming dit : « A l’est de
Ling tcheou est le jj[ |ïj] ^ Ta thoung
kiang, qui coule au nord-ouest et se réunit au
iTiiÀ Ta thoung kiang ». (2)
10. Le YA loti kiang fait la frontière nord-est (lisez nord-ouest) du royaume. Ses sources sont au pied occidental du mont Tchhang pè chan , il coule au sud-ouest et se jette dans la mer. Thou yeou dit : a Ce fleuve est
( 1 ) C’est une erreur; le Foé lieou kiang n’est pas un bras du Han kiang; c’est l’affluent le plus considérable de gauche du Phaï choui ou Ta thoung kiang, et la rivière qu’on voit sur la carte de d’Anville, par 3g 0 de latitude, au sud de Tchcng tchuen et Sic u tcng. Kl.
(a) Ces deux noms n’appartiennent donc pas au même fleuve, comme il a été dit plus haut. Kl.
CORÉE
à 45 o li au nord-ouest de Phing jang ». Dans la Géographie des Ilan il est appelé Ma tchai choui; c’est une des barrières naturelles du Kao li.
(Le texte renvoit ici à la notice de ce fleuve, donnée dans la description de la province de Ching king, que je fais par conséquent suivre ici.)
Iæ l à loti kiang est à 977 li au sud de Ghirin ou/a. Il a sa source dans le Tchhang pé chan, coule au sud-ouest, fait la frontière avec le Tchao sian et se jette dans la mer, au sud-est de la ville de Fung houang tchhing. Anciennement il était appelé Ma tchai choui. La Géographie qui fait partie de l’histoire des Ilan dit : a Dans la partie occidentale de la principauté Hiuan thou kiun sont la ville de K ai ma hian et le fleuve Ma tchai choui , qui au nord-ouest reçoit le } art nan choui, se dirige du sud-ouest à l’ouest et tombe dans la mer à Ngan phing.
Il traverse deux principautés, et son cours est de 2 1 00 li ». — On lit dans le Thoung tian : « I a: Ma tchai choui est aussi appelé Yà loü kiang. Sa source est dans le Pi' chan , ou le Montblanc du pays des Mô khù. La couleur de ses eaux ressemble à celle de la tête du canard, et c’est de là qu’il lui est venu le dernier 110111 (qui signifie fleuve vert canard). Il est à 5 00 li à l est du Liao, coule au sud des villes qui appartiennent à l'empire, et reçoit du côté de l’ouest
1 1 8 APERÇU GÉNÉRAL des trois royaumes.
une rivière qui est le Van nan choui (i).
Réuni à celle-ci, il coule au sud-ouest, et se jette dans la mer à la ville de Ngan piiing tchhing. Dans le Kao li , ce fleuve est très grand , ses vagues sont fortes et ses eaux claires et limpides; il faut employer pour le traverser des navires de grande dimension. Ce fleuve sert de barrière naturelle au pays; sa largeur est de 3oo pas. Il est à 45o li au nord-ouest de Ping jang». — D’après la Géographie des Ming, le Yâ loü kiang est à 56o li à l’est de la ville de Tou szu tchhing. — La Géographie du pays traversé par le Liao ho, dit que le Yà loü kiang est à 54o li à l'est de la ville de iÀao yang tchhing, que sa source est dans leTchhang pë chan, que de la ville de Kin tcheou il coule au sud-ouest, qu’il reçoit les eaux du Thü lou kiang, et qu’il est joint à Nga'i tchao (ou I tcheou) par le T chu pho kiang, avec lequel il se jette dans la mer. — I ,e Thoung tchi dit, que ce fleuve est aussi appelé Nga'i tcheou kiang, ou N gai kiang, et qu’il est formé par la réunion de tous les courans d’eau qui sortent du flanc méridional du Tchhang pë chan; qu'il est très grand, qu’il coule au sudouest, reçoit le Thoung kia kiang, parcourt 5oo li, entoure au sud-est le territoire de la ville de Fung houang tchhing, ou du Phénix, et se
(i) C’est le Toungghia ou/a de nos jours. Ki..
COH J'.K.
IIU
jette dans la mer. — La rive sud-est de ce fleuve est la frontière de la Corée.
il. Le T/iou me ri kiang fait la limite nordouest (lisez nord-est) du royaume. Ses sources sont au pied sud-est du Tclihang pë clian. 11 coule au sud-est et entre dans la mer. Sous la dynastie mandchoue, dans la cinquantequatrième des années de Khang hi (1715), il fut arrêté que ce fleuve ferait la limite entre Aourk/tatsi et autres lieux du canton de A/iotintchoun et la Corée. Et connue on craignait qu'il ne s'élevât des démêlés occasionés par les habitans de ses rives, il fut ordonné aux chefs des forces stationnées dans le canton de Tamounou , d’y détruire toutes les habitations, maisons, cabanes et hôtelleries. On y envoya de Ningouta des troupes pour établir un cordon militaire. Il fut également enjoint de faire retirer de la frontière tous ceux qui y habitaient, et il ne fut pas permis d'avoir îles maisons et des champs labourés sur les bords de la rivière.
Enfin toute communication avec la Corée fut sévèrement défendue.
la. Le Yué poil thang kiang est à l’est tle Ngan yô hian appartenant à la province de llouang tcheou. Ses eaux coulent à l’ouest et se déchargent dans la mer. Suivant les anciennes descriptions, Ngan yô était à i 5 o //au sud de llouang tcheou.
1 3 . Le Fà /ou kiang coule à la frontière occi-
dentale de Khing tcheou. D’après les anciennes descriptions il formait la limite méridionale des Kao li, et était au nord de la ville de Tlisÿ tchoung tchliing des Sin lo. Sous les Thang, dans la quatrième des années Hian liing ((>73), Li kin hing battit les Kao li à l’ouest des rives du Pliiao lou ho. L’année suivante, Lieou jin fang marcha à l’orient et défit les Sin lo; il ravagea tout le pays jusqu’au Pliiao lou ho ; il attaqua leurs grandes fortifications à Thsÿ tchoung tchliing et les détruisit. Le Pliiao lou ho est le même que le Fà lou kiang.
14. Le port Si seng phou est à 53 li au sud de YVeï chan kiun. Tout près est Aï tchnng hian.
Le port A haï y un phou est à 02 li au sud de Wei chan kiun.
15. Le port Kan phou est à 20 li à l’est de Khing tcheou. Le Thou king dit : « A côté de Khan phou est le port Tchhang khi phou. »
iG. Le port Ngan kü phou est à 20 li au sud de Hioung tsin kiun ; à côté est un autre appelé Thian tchliing phou.
17. Le port Ain phou est, selon leThouTing, au sud de Tsin tcheou. C’est là que le Tsin kiang, qui coule au sud, se jette dans la grande mer. Sous les Yuan, dans la vingt-deuxième des années Tchi yuan (1280), quand il s’agissait de faire la conquête du Japon, il fut ordonné de
CORÉE
transporter par le canal impérial , le Kiang et le 1 loua i , 1,000,000 chf de riz au port de K in phou. Il fut également prescrit que de la résidence orientale et de tout le Kao li, la meme quantité de riz y fut envoyée polir l’usage de l’armée destinée contre le Japon. L’année suivante à la huitième lune, tout était à cet effet réuni à Kin phou, mais l’expédition n’y put arriver. Ce port est nommé par erreur Yuê phou, dans l'histoire des Yuan.
18. La rivière Sâ ho ch oui est au sud-ouest de Khai tcheou; quelques auteurs écrivent ce nom Siê ho choui. Sous les Thang, dans la troisième des années Khian fung (6G8) , l.i tsf faisant la guerre contre les Kao li, son général en second Sic jm kuei prit la ville de Fu yu. Les Kao li se hâtèrent d’arriver et lui livrèrent bataille à Li tsÿ sur les bords du Sà ho chin, mais ils furent totalement battus. Il les poursuivit et détruisit la ville de Ta hing. Les anciennes descriptions disent que le Sâ ho choui sort des montagnes septentrionales , coule au sud-est et se réunit au Yà loü kiang.
ig. Le Che choui, ou la rivière du Serpent, est à la frontière occidentale de Phing jang. Sous les Thang, dans la première des années Loung sô (GGi), Phang hiao koung, guerroyant contre les Kao li , disposa ses troupes au sud du passage des montagnes, le long du
Che choui, mais il fut battu par Kaï sou wen , qui détruisit toute son armée. Cette rivière est aussi appelée Tho choui. Sous les Soung, dans la deuxième des années Thian hi (1018), les Kliitan faisant la guerre aux Kao li , furent défaits sur les rivières Chë choui et Tho choui , et obligé de retourner dans leur pays. Les anciennes descriptions disent que ces deux rivières sont au nord-ouest de Phing jang.
20. Le gué Yang houa tou est au sud-ouest de la ville royale, sur le Han kiang. Les approvisionnemens qui de toutes les provinces du Tchao sian viennent à la capitale, arrivent par ce gué qu’on appelle ordinairement IJn tsin tou. Sous hes Ming, dans les années Wan lÿ, les Japonais ayant passé le fleuve à Lin tsin , s’emparèrent de Khaï tchhing. Ce fut aussi à Khaï tchhing que Li ju soung établit son quartier général. Tl détacha de là le général Tcha ta cheou, qui prit possession de Lin tsin , et établit ainsi la communication avec l’orient et l’occident.
21. Le ruisseau Li tchhing kiang est au sud • de Khaï tchhing fan; il coule à l’ouest et se jette dans la mer.
Kÿ choui rnen , ou la Porte des eaux rapides , est, selon la Géographie des Ming, au sud de Khaï tchhing fou, dans la mer; c’est un abîme et tourbillon profond.
CORÉE
Le Kô khü, ou le trou aux Huîtres (déjà mentionné à la page 107), est au sud de Khai tchhing dans la mer. Sur le sommet de cette montagne est un autel dédié au Dragon (ou Dieu de la Mer).
Vocabulaire Coréen.
La liste des mots coréens que je fais suivre ici , est double ; les mots de la première colonne sont ceux du Vocabulaire de cette langue, intitulé Ki lin loui szu , ou Collection de mots des Ki lin (ou Ghirin ) , rédigé par Sun moit et inséré dans la grande Collection intitulée Kou kin tbou chou ( Section des Sciences, Philologie, vol. i 44 , fol. 21 et suiv. ) J’ai rangé ces mots dans un meilleur ordre qu’ils ne l’étaient dans l'original , la prononciation est la chinoise, et par conséquent elle 11e se rapproche pas toujours beaucoup de celle des indigènes. Ce défaut est en partie corrigé par la seconde colonne, qui contient les mots coréens, extraits d’un ouvrage original en caractères coréens, de la grande Encyclopédie japonaise , et des Vocabulaires donnés par Witsen et par M. le docteur de Siebold. Les termes coréens imprimés en italique sont d’origine chinoise.
Ciel han nai hannel , han’l ,
panor.
Air kogtsyoûg.
Soleil
heng
han, haï, ir.
Lune
haï
wor, tar, tal.
Étoile
piaer, piôr,pièr.
Pluie
fiwi
pit,piï.
Grêle
houô
mouloui.
Nuage
khiü lin
kouroum.
Neige
nouon
noun.
Il neige
nouon tchi.
(Tout ce qui tombe est appelé tehi . )
Vent
phoü ran
paran , parran.
Arc-en-ciel
loi! khiao.
Est
long
long.
Ouest
si
seï.
Sud
nan
nam.
Nord
pè
bouk, pek.
Rosée
son
sel, ser.
Gelée blanche
soü
sor.
Eclair
chen.
Tonnerre
thian toung
fanoroun ta.
(Ciel)
(Ciel.)
Grêle
mouloui.
Brouillard
mung.
Foë, Bouddha
Phoü
Pouite.
Idole
poutsia.
Génie bienfai-
c/uVi-thoung.
sant
Démon
ki sin
totsafi.
Immortel
t/isian.
Année
nian
nie ri , haï.
Printemps
tclüiun
toheng uïl.
COHÉE.
Été
hia
Automne
thsieou
kâ àl.
Hiver
toung
kie àl.
Mois
wor (v. lune).
Matin
otsan
odzaî.
Midi
jin tsai.
Soir
tchen naî, kou
Jour
mou.
yangseï.
Nuit
paemi, pami.
Hier
kiÿ tsai.
Aujourd’hui
ou nai.
Demain
hie tsai
otsaî.
Après-demain
mou lou
more.
Avant, aupa-
ki tsai.
ravant
Terre
hié hi
hil,houl, moût,
Champ
thian
mok, tahii.
tsioùr.
Eau
mou
mel, moul, boul.
Mer
haï
ta , patag, hatag.
Lac
kokioû.
Fleuve
kiang.
Rivière
khi
kagou, naï.
Source
thsiuan
thsan.
Vallée
ting kai.
Rocher
pahoï.
Pierre
thon
toi.
Sable
a, ai.
Terrein
soutag, nara.
Feu
poul, pioul.
Vague
kol.
Digue
kokaï.
Glace
olon , olem.
Puits
où moü.
Courant
laheletsen.
Montagne
moi,moye,TtZ7i.
Cendre
tsaï , cho tsai.
Or
keun , knn , kuym.
Argent
gun, un.
Cuivre
tsi.
Fer
soi.
Etain
nap, naep.
Plomb
yen.
Talc
toi pinel.
Salpêtre
yel so.
Soufre
lin heang.
Alun
nii p'han.
Aimant
tsi nam saïk.
Animal mâle
hü
sek.
Animal femelle
ngan.
Lion
sodze
Ours
kom.
Tigre
pouan , pon
pon , nal’pi.
Loup
il hei.
Éléphant
kôkiri.
Cerf
Ion .
Chameau
yak, yakteg.
Renard
yée.
COREE.
Chevreuil
sol.
Cheval
mô
moi.
Chevaux
moi bout.
Cheval d atte-
hié ta.
lage
Bœuf
chao
chio, sio, zio.
Chien
kiahi
kahe, kaï.
Ane
ne le.
Chat
kouei ni
kô y.
Rat
tsoui
tsoui.
Martre zibel-
ton koe.
line
Mouton
yang
yang.
Porc
tu
tôt.
Musc
kouk nol.
Oiseau
tsiO than.
Faucon
moi.
Coq
kouley.
Poule
thà
tiark, tork.
Oie
kôï youna, ko-
Faisan
tchhi saï.
you.
Cormoran
han sal.
Cygne
tlisen i.
Pigeon
pÿ tho li
i foutsi.
Pie
k’ho tsë ki.
Cicogne
hô
koufakoutsi.
Corneille
ta ma kouei.
Mouette
oi siai.
Petit oiseau
saî
sai.
Oie sauvage
k’hü li koung
kamakouï, oï ol-
ki
hi.
Œuf
al.
Poisson
choui thiang
kôkyi, kôki.
Carpe
lig/ieï, nièmtselkio.
Anguille
te leng heli.
Sepia nigra
osogheï.
Spare de roche
ton.
Ecrevisse
k’haï
k’hai.
Coquillages
kai k'hai
koul tchok’haï.
Corail
kiu chu.
Tortue
thouon
nuni cheng.
Autre espèce
tchha la.
Dragon
tchhing
niong.
Serpent
che
beïyam , saninousouï.
Limaçon linaire
ou long i.
Araignée
pol, rnelkemeî.
Scorpion
tsainkal.
Mouche
ing.
Fourmi
le ou.
Abeille
doulou.
Cire
mil.
Poux
kiu
ni.
Puce
phile.
Millepied
dzen eï.
Grenouille
kÿ phou
el thsang i.
Crapaud
kiokoli.
Ecaille
theng kte dzil.
COREE.
Peau de bète
khô tchlii
ka dzok.
Griffe
khi lem.
Poil
mao.
Chair
kokie.
Corne
kiù
sbel.
Semence
pni.
Forêt
lin
soùs phoùs.
Arbre
nanki
nan, namo.
Ecorce
kospiih.
Bouleau
mos.
Pin
tcha tsu nan
sonam , soma mo.
Grenade
chekniou.
Châtaigne
sian
tiam.
Pèche
tchi kÿ.
Abricot sau-
bai fai.
vage
Noix
kho lai
thang tchhou tsa.
Orange
thong- tliing , kaem.
Figue caque
khan.
Carica papaya
mo-koiui.
Poire
paï.
Raisin
podo , pota.
Lin khin ou
inen tsu fou.
pyrus baccata
Vernis
houang thsy.
Poivre
goutsio.
GÉNÉRAL DES
TROIS ROYACMES.
Châtaigne
tchÿ kou.
d’eau
Plante
pioûr.
Herbe
sou
so.
Melon
thsamoï.
Melon d’eau
chou bée.
Fleur
kü.
Pavot
yang koma.
Radis
en mou ou.
Bambou
taï.
Gingembre
seng karig.
Matricaire
koukou.
Coton
moumegou.
Chanvre
san
sam.
Moutarde
kas.
Choux blancs
me houi.
Tabac
tampako.
Ail
mannâl.
Ognon
pa , pha , fa.
Rhubarbe
tsiang kon.
Giseng
sip, inson.
Asperge
k'hounam p’hel.
Prince
koun.
Vassal
tsiogounon.
Mandarin
yuanli.
Docteur savant sin
fo pan.
Envoyé
tchu szu.
Marchand
liing chin
tsiakaso.
Ouvrier, arti-
p’iia tchi.
san
CORÉE
Laboureur
tsaï p’ha tchi pakouseghi.
Soldat
kiun.
Bonze
fou thian tsiougou.
Bonzesse
oni.
Voyageur
feou long fin.
Mendiant
kaï pô.
Voleur
p’ho eul.
Comédienne
choui thso.
Fils de corné-
kou thso.
dienne
Les musiciens sont appelés de même, parce qu'ils sont ordinairement fils de comédiennes.)
Maître de la
tchu koun.
maison
Hôte, visiteur
sun ming.
Cuisinier
tae.
Gentilhomme
yangman.
Chef militaire
tsiang sio.
Homme
J in saràm.
Parent
obal.
Homme ( vir )
cha nàn mandzu , sana
sanahai.
Femme
kaksi, kaghip, kanahe, hiek-
hep, kiôdzip.
Epouse
liao tsun, han in.
Grand-père
han liao pi.
Père
thsu liao pi abami , pou/ii.
Mère
liao pi ogoumi, mo.
Enfant
dzasiyik.
Fils, garçon
liao thsié , ater, ator,
t’houngp’hoki sa, aïkie.
Fille
pao thië, kou tchao yü thsao eul.
Demoiselle
han in.
Frère
hôgdziô.
Frère aîné
tchhang konon heghi.
Frère cadet
liao eul assi.
Sœur aînée
liao thsou masnoûôi.
Sœur cadette
naï moui anoùôi.
Petit-fils
liao tsun liao
thsië. (Fila du Fila.)
Le mari s’ap-
cha houi.
pelle lui même
L’épouse s’ap-
si phi,teou phi.
pelle elle même
Oncle
liao tchha pi.
Tante
liao tsu mi.
Femme du
tchhang han in.
frère aîné
Le père ap-
liao kia.
pelle le fils
Grand - père
han liao pi.
maternel
Sœur du père
han liao mi.
non marié
CORÉE
Frère aîné de
hiun yü.
la mère
Frère cadet de
thsu yü.
la mère
Sœur de la
liao tsu mi.
mère
Pudeur
lo.
Moi
nai
nai.
Tu
kogou ( envers
11 , lui
un supérieur).
douï ( envers un inférieur ).
dziôi, dzièï.
Nous
oû rits young.
Vous
kounhoi toung.
Ils, eux
dziôi - nom ,
Qui es-tu
leou ko.
dziêï-nom.
Veux-tu du thé
tc/i/ia tsapsou.
Veux - tu du
tamai tsapsou.
tabac
Corps
men.
Tète
mati
toigvvor, matiï.
Cheveux
mati-hoù chi
mouri , mari ,
Front
moudi.
nima.
Visage
nai tchhi.
Sourcils
sou pou
noun chip.
Œil
nouon
noun, doun.
Oreille
koui
nouyi.
i ROYAUMES.
Joues
spaim.
Nez
koo , katse.
Barbe
nalassyï, nalos chi ont.
Bouche
yip.
Dent
ni
niy.
Dentmaxillaire
pieot ti.
Langue
hié
hiôi.
Cou
mok.
Poitrine
k’ho.
Cœur
s in.
Bras
poul.
Pénis
em king.
Testicule
ti poul.
Dos
t’houi ma mô..
Sein de femme
tsâ ni.
Ventre
pai
pai.
Excrémens
melen stong.
Urine
otsom.
Main
sun
son.
Doigt
sokora.
Pied
p’hô
pael , pial.
Jambe
tantaghi.
Os
kor, saai.
Ongle
tob.
Sang
piouï.
Lait
kmis.
Gras
koü kou tchin, kou koù i
tchhing.
CORÉE
Maigre
ngan li kou koü tchin.
Beauté
tchao hiun.
Être
i chÿ.
Non-être
poü niao chÿ.
Boire
mâché.
Manger
môk k’iour.
Dormir
nôu pôh.
Finir , être
tchuki.
anéanti
Rire
houlo
oûsioune.
Pleurer
hou tchu
oûô.
Vivre
salo
salas'ta.
Naître
seng.
Mourir
szu
dzoù k’iour.
Préparer, faire
ta li.
Laver
chiché.
Broder
sieou.
Teindre
moü t’hi li.
Lier
mou hiang.
Tirer des flè-
hoü sô.
ches
Lire
kÿ p’hou.
Écrire
kÿ hé sà.
Peindre
ky lin.
I^ever (se)
ni tchi.
Coucher (se)
thso tchi.
S’asseoir
o tsë kia lo.
Être debout
Dormir
kÿ thsin.
Marcher Courir Venir S’en aller Visiter Recevoir des hôtes Dire
Interroger Porter sentence
Dire des mensonges Questionner Prier
Demander combien Demander et recevoir Finir, terminer
Temple
Maison
Voiture
Navire
Natte
Natte de paille Chaise Table Bougie
k’hi lin.
lian in ta.
niao lo.
nÿkiajÿlo.
sun niao lo.
sun tsÿ i chÿ yen.
cheou chi.
vvoü ta li.
mië tchi ti.
p’hili cheou chi.
che chin.
nien cheou chi.
mÿ tchhi i tchhing.
tou lo.
të.
derou , del.
tsyib, tsip.
kiu.
pai pai.
teng.
tchÿ tsien.
tchi ma.
chÿ choang.
ko kliiu.
CORÉE
Jalousies
pô.
Lampe , lan-
houo long
togou.
terne
Armoire
khou p’hoü.
Éventail
namtaï, poutsa
Ombrelle
thsiu lÿ
ousan.
Paravant
p’hoû tsaï.
Parapluie
k’hô.
Peigne
Petit peigne
p'hin hi.
Brosse à dents
yang tchi.
Assiette
phan.
Vase à fleurs
p’/ting.
Vase d’ar-
SOU jll.
gent
Vase de vin
p’hirig tho.
Soucoupe
thaï phan.
Marmite de
kù.
fer
Trépied
tsaï.
Plat
ya sou yé.
Pot
sat, tsaet.
Jatte
bien.
Verre
yureï.
Tasse
ta yé.
Tasse à thé
tchha goupari.
Cuillère pour
tchha chu.
le thé
T asse à boire
ghin.
du vin
Bâtons pour tché.
manger à la chinoise.
Balance (jfo-
tsu tsu.
fera)
Pied chinois
thso.
Boisseau chi-
mû.
nois
Dixième d’un
klÿ ou klià.
tel boisseau
Cachet
yn.
Pinceau
p’hi Ion
boutsou.
Papier
tchhoui
tsigwoui.
Encre
me
bok.
Couteau , ca-
kô.
nif
Ciseaux
pû tsou kaï.
Osselet à jouer
tsië.
Fouet
pien.
Salle
wéi ngan.
Bride
pi.
Tambour
poü.
Drapeau
Arc
houô
fari.
Flèche
chi
famtaï.
Epée
tchhang tao.
Hache
ou tsu kai.
Corde
no, poü.
Charbon
sou tchhing.
Bois à brûler
p’hoii nan tsu.
CORfcK.
Odeurs, par-
tsun.
fums
Tablette
Étoffe
pë tsu.
Habit
Habit long
phao.
chinois
Soie
szu
Habit noir
k’ho men.
Habit de nuit
ni poü.
Pantalon
k’ho pei.
Culotte
ngan hai k’ho
pei.
Habit de femme k’hiun.
Ceinture
yao tai , yë tsu
taï.
Bonnet, cha-
mao.
peau
Bonnet ou cha-
peau blanc Bonnet mili-
pô theou.
taire
Bonnet de fem-
chÿ tai.
me
Frontal
thon khiuan.
Souliers
tchhing
Chaussures,
pei chu.
bas
Voile de fem-
tsu mou kai.
mes
samson.
o sou.
szir, peidaen.
punai.
potchien.
Épingles
pan naî.
Corset
nantsu moükai.
Fil
chÿ.
Gaze, filet
sü asitsili.
Etoffe à fleurs
kin.
Gaze fleuri
p’hou sa.
Pièce de soie
kÿ.
Toile
peïs bouyung.
Espèce de
mao.
chanvre
Toile faite de
mao chi pei.
ce chanvre
Tafetas
megou tsiou.
Cordon de soie
tsoûgou.
Fil de coton
megou so.
Miroir
yureï mano.
Nourriture
syig’mour.
Riz
p’hou sà pisar.
Riz blanc
han p’hou sà.
Grains
thian p’hou sà.
Seigle
ni tchheng psal.
Froment
mÿ t’heou moù fori , tsosal.
Gros pois
kogou, htigacm-
Petits pois
patsou.
Orge
ma ti koü.
Linum byssi-
kobentsam.
num
Riz cuit
poü kiu pa bi.
Bouillie de riz
mou tso.
Pain
stok.
CORÉE
Vin ou saki
sou ri, sou p’ho
sour.
Vinaigre
seng ken
t'so.
Soya
my tsou (mot mandchou )
siaki.
Sel
sou kan
sokoum.
Huile
kÿ lin
ki lem.
Viande
nioùk.
Chaire de pois-
kouki.
son
Thé
tc/i/ia.
Sucre
sa thang.
Jus
choui.
Médecine
yak, y à.
Inviter les con-
tamathsu.
vives à manger
Ivre
sou p’ho soü.
(Voy. Vin.)
Rassasié
paî thsa.
Affamé
pai thsa ngan li.
Eau chaude
ni ken mou.
Eau froide
chi ken mou.
Vieux
tao kin.
Jeune
ya thoui.
En haut
ting.
En bas
ti.
Haut
no pun
nopla.
Ras
nai tsé.
Hauteur
popouha.
Grand
hë ken.