‹ San kokf tsou ran setsChapitre 16 sur 64 · GÉNÉRAL DES TROIS · texte numérisé non relu

GÉNÉRAL DES TROIS

ROYAUMES

Petit

hou ken.

Beaucoup

kiù hô ky.

Peu

onai.

Profond

ky hin.

Bas, non pro-

yen ti.

fond

Blanc

han

hoûïn, hein.

Noir

hë

kômioû , k’ho-

Jaune

na lun

men.

nou len.

Bleu, vert

t/ising.

Rouge

tchin houng

pel ken, pouhl-

Rougeâtre

fi-

koun.

Pourpre

tchÿ pei.

Couleur de

tc/ihÿ.

chair

Amer

tchak chél.

Voici les différentes manières de compter des Coréens. La première colonne après le français contient les véritables noms coréens des nombres; la seconde, ces memes mots coréens réunis à ceux des nombres chinois tels que les Coréens les prononcent; enfin, la troisième contient ces derniers seuls.

Un

hana , hotchun

yagnir

yir.

Deux

touc, toul

touryi

Trois

soï, suy

soksom

sam, san.

Quatre

toï

dokso

so.

Cinq

tasAct, tasso

taseto

CORÉE

Six yoset,osso yosenyoue yioûk.

Sept ghirgop, yirgop yirgoptchiïl tsyiil.

Huit yaderp, yadarp yaderpal pal.

Neuf agop,ahob

Dix yaër, yer

Quinze

Vingt

Trente

Quarante

Cinquante

Soixante

Soixante-dix

Quatre-vingt

Quatre-vingt-dix

Cent

Deux cents Trois cents Quatre cents Cinq cents Six cents Sept cents Huit cents Neuf cents Mille

Deux mille Trois mille Quatre mille Cinq mille Six mille Sept mille Huit mille Neuf mille Dix mille Vingt mille Trente mille Quarante mille Cinquante mille Soixante mille

aboskou kou.

yerchip syiïb, chip.

syiïb-o.

somer yi -syiïb.

ehierri,siergan.

mahan.

souin o-syiïb.

yegu, yesouin.

hierigum , y i rgun .

yader, yadam.

hahum, ahan.

birpee, yirpeyk. peyk.

yipeyk.

»an»-peyk.

so-peyk.

o-peyk.

yioûk-peyk.

tsyil-peyk.

pal-peyk.

kou-peyk.

vir-tsien tsoon, tseen.

yi-tsien.

sam-tsien.

so-tsien.

o-tsien.

yioûk -tsien.

tsyir-Uien.

pal-tsien.

kou-tsien.

yir-ook man.

yi-ook.

sam-ook.

so-ook.

o-ook.

yioûk -ook.

Soixante-dix mille tsyir-ook.

Quatre-vingt mille pal-ook.

Quatre-vingt-dix mille kou-ook.

Cent mille yer-ook.

Noms des mois.

Premier

mois

tiong-wor. (i)

Second

yi-wor.

Troisième

sam-wor.

Quatrième

so-wor.

Cinquième

o-wor.

Sixième

yioûk-wor.

Septième

tsyir-wor.

Huitième

pal-vvor.

Neuvième

kou-wor.

Dixième

syiïb-wor.

Onzième

tong syter-wor.

Douzième

sutter.

Antiquités de la Corée.

Khi t su,

est Phing jang , appelé aussi de nos jours IVang hian tchhing. Selon la Géographie qui fait partie du Han chou , cette résidence était située dans la principauté Lô lang kiun, dans le Tchao sian.

(i) JVor est la prononciation coréenne du mot chinois Yue , qui signifie Lune, — Tjiong est le chinois de Tching. Kl.

i. L’ancienne Résidence de y-

CORÉE

}' un tchao dit : « ff^ ou wang nomma Khi tsu prince du Tchao sian. Celui-ci , d’après des déterminations astronomiques, fixa sa résidence dans ce pays situé sous la constellation Khi, et sous l’influence de l’astre Tsin ( Voy. page 24 )■ Ses descendans gouvernaient anciennement ce royaume ». — Tchang houa, qui vivait sous les Tsin dit : « Dans le Tchao sian coulent les trois rivières Thsiuan choui , Lié choui et Chan choui ; elles se réunissent sous le nom de Lié choui. Il paraît que le canton de Lô lang et le Tchao sian ont reçu leurs noms de cette circonstance. » (1)

Wou wang fit sortir Khi tsu (2) de prison.

Cependant celui-ci ne fut pas content d’être délivré par le prince de Tcheou; il s’expatria et se retira dans le Tchao sian. Wou wang l’ayant appris, le nomma prince de ce pays, et le chargea de le civiliser et d’y introduire l’agriculture et l’éducation des vers à soie. Khi tsu y donna en efïet d’excellentes lois , de sorte que bientôt on y fermait aucune porte, parce qu’il ne s’y commettait pas de vol. Les descendans de Khi tsu y ont régné pendant plus de quarante générations, jusqu’à l’époque des

(1) Lô long signifie ondes joyeuses, et Tchao sian , fraîcheur du matin. Kl.

(2) Où le dernier empereur de la dynastie de Chang avait enfermé Klii tsu, qui était son parent. Kilo

I4G AT HIC. li GÉNÉRAL DES TROIS ROYAUMES.

Royaumes combattons ( Voy. page a5, note 3), quand le pays fut soumis aux Yan, et devint une de leurs provinces limitrophes. Plus tard lx>u wan, roi de Yan, ayant été forcé de quitter son pays et de se retirer chez les Hioung nou , un homme, nommé ff^eiman, natif du pays de Yan, devint puissant; il réunit plus de mille rebelles auxquels il fit nouer les cheveux sur le sommet de la tète et prendre l’habit barbare; il se rendit avec eux à l’orient, franchit les frontières, et ayant dépassé le fleuve P haï choui, il défit entièrement Tsun le roi de Tchao sian. Wei man s’établit alors dans la contrée laissée déserte par les Thsin, pour servir de séparation entre les limites de la Chine et de la Corée. Bientôt il parvint à conquérir les principautés de Tchin fan et de Tchao sian, et les cantons habités par des hommes qui anciennement avaient quitté les royaumes de Yan et de Thsi. 11 régna sur eux comme roi, et fixa sa résidence à fVang hian, situé à l’est du Phaï choui. Sous les règnes de l’empereur Hiao hoeï ti et de l’impératrice Kao heou (de iy4 à 180 avant J.-C.), l’administration de l'empire fut définitivement fixée, et Wei man fut nommé gouverneur extérieur du Liao toung. Alors on posta des garnisons sur les frontières contre les Barbares. De cette manière, la puissance de Wei man augmenta considérablement, et il s’empara de plusieurs petites places, de sorte que tout le Tchin fan et le Lin thun lui

CORÉE

obéissaient. Le pays qu’il possédait avait plusieurs milliers de li de longeur, et resta à sa famille jusqu a son petit-fils Yeoukiu; celui-ci oubliant les bienfaits qu’il devait aux Han, excita leur colère, de sorte qu’en 109 avant J.-C., l’empereur Wou ti ordonna au grand-amiral Yang poü, de traverser du pays de Thsi (dans le Chan touug) la mer Phou haï, et au général de la gauche, Su in i, de franchir les frontières du Liao toung, pour punir Yeou kiu. L’année suivante le peuple de Tchao sian mit à mort Yeou kiu et se soumit; alors ce pays fut attaché comme province à l’empire, et on y établit les quatre principautés de Tchin fan , Lin thun , Lô lang et Hiuan thou. Du temps de l’empereur Tchao ti , les deux premières furent supprimées et leurs territoires réunis à ceux de Lô lang et de Hiuan theu.

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