DU TRADUCTEUR. V
la langue des Ainos de Yeso. Je les ai remplacés par un vocabulaire comparatif de l’idiome de ce peuple, tel qu’il est parlé dans le Yeso et dans l’île de Taraikaî, et celui des Kouriles de la pointe méridionale du Kamtchatka, appelée par les Russes Kourilskaya lopatka. Le manuscrit de ce dernier, de la main du célèbre Steller , m’a été communiqué à Irkoustk par le conseiller d'état Kranz, auquel je dois en général beaucoup de renseignemens importans sur les peuples de la Sibérie et de l’Asie orientale.
Quant à la description des îles Mou nin sirna {Bonin sinia) ou inhabitées, dont j’avais déjà donné un extrait dans le second volume de mes Mémoires relatifs à l'Asie, elle ne paraît pas s’accorder parfaitement avec les découvertes du capitaine Beechy. 11 est donc à présumer que le groupe d’iles que ce navigateur a visité n’est pas le même que celui que notre auteur a décrit; toutefois il ne doit pas en être très éloigné. Il ne faut d’ailleurs pas juger la position de ces îles d’après la carte japonaise, et encore moins d’après cellede l’Asie d’ Arrowsmith, sur lesquelles elles sont d’une grandeur démesurée. Selon la relation publiée par Rinsifée, la plus grande de ces îles n’a que i5 ri japonais de circuit, ce
préface du traducteur.
qui fait environ 47 milles et demi anglais, au lieu que sur la carte d’Arrovvsmith, sa circonférence est au moins de i4o milles. Quant aux villages et aux temples que la carte japonaise y indique, ils n’existent peut-être plus, et les îles peuvent avoir été abandonnées, il faut d’ailleurs savoir qu’un temple japonais de la croyance de Sinto, n’est ordinairement qu’une hutte légèrement construite en planches, comme on peut s’en convaincre par les figures de l’ouvrage de Kæmpfer.
Paris, ia mai i83*.
KI.APROTH.