‹ San kokf tsou ran setsChapitre 4 sur 64 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les cartes et les descriptions géographiques sont de la plus grande utilité. L’auguste Hi (i) forma les koua ( 2 ) qui furent l’origine de la doctrine des changemens. Le prince de Ilia (3)

(.) Il s’agit ici de ^ monarchie chinoise. Kl.

Fou hi ,

le fondateur de la

(a) Les J-|>

koua sont les trigrammes et hexagrammes de

Foi i hi, composés de lignes parallèles , entières et brisées ; les'Chinois prétendent que c’est 1a première espèce d’écriture qui ait été inventée. Ces koua font le fondement de l'Y king , ou livre des cbangemens , sorte d’énigme que les philosophes chinois commentent en vain depuis plus de trois mille ans. Kl.

Hia heou , ou le Prince de Hia , c’cst le grand

Vu, fondateur de la dynastie de Ilia. Kl.

2 APERÇU GÉNÉRAL DES TnOIS ROYAUMES.

grava , sur des vases destinés aux sacrifices , la description des neuf provinces de l’empire , et manifesta ainsi sa puissance.

Ce que le gouvernement des Thsin (1) avait tenu caché, les ministres des Han, plus éclairés, le publièrent, en faisant rédiger des descriptions de la Chine, dans lesquelles furent indiqués les places fortes, les défilés, le nombre des familles et des individus, la qualité des divers terreins, les mœurs et les usages des habitans et la généalogie des différentes familles. On y ajouta la description des productions naturelles de chaque contrée, telles que les oiseaux, les animaux, les plantes et les arbres. On donnait des détails sur les habillemens, les meubles et les usten- « siles dont le peuple se servait. Tout cela était décrit avec exactitude et d’une manière fort claire, et fournissait une idée juste du pays et des choses qu’on y trouvait. Ces ouvrages étaient accompagnés de cartes géographiques et de dessins qui les rendaient encore plus utiles.

Aujourd’hui nous voyons qu’un descendant de la famille de R in vient de terminer une description et des cartes des trois royaumes situés

(1) La dynastie de Thsin, fondée par le célèbre empe

rcur Chi houang ti , a commencé en 221 avant J.-C. et finit en 207, trois ans après sa mort. Elle fut suivie par celle des ' yj;

Han, qui régna jusqu'en 2 1 9 de J.-C. Kl.

IPfTRODUCTIOPf.

au-delà des mers, à une distance considérable de notre patrie, et dont les vagues rendent l’accès difficile et périlleux pour les vaisseaux qui veulent y aborder. Cet auteur parle dans son ouvrage des particularités de ces pays, de leur situation , des mœurs et des usages de leurs habitans, de la manière dont ils sont gouvernés, et des tributs qu'ils apportent quand ils viennent visiter notre pays. Il donne aussi la route qu’il faut prendre pour y arriver par nier, ainsi qu’un aperçu général de ces contrées et de leurs productions.

Nous ne doutons pas qu'il ne se trouve dans chaque famille quelqu’un qui lira avec plaisir l’ouvrage que l’auteur vient de faire imprimer pour le répandre dans le monde. Si ce livre parvient au palais impérial , il sera peutêtre la cause qu a l’avenir les grands de l’empire chercheront à acquérir une connaissance plus exacte des peuples barbares qu’il décrit.

Rien n’est en effet plus beau que de voir que notre patrie possède des littérateurs qui marchent sur les traces des Nia, dont les vases étaient couverts de notices écrites sur les productions des neuf provinces, et des Tckeou (i), qui avaient des descriptions de chaque juridiction. Aussi, notre auteur s’est acquis une gloire

(i) La

dynastie de

Tckeou, fut fondée en x 1 1 S avant

notre ère , par /fou wang et finit en 1 56 avant la même époque. Kj.

éternelle, et tout ce que je pourrais dire ici sur l’utilité de son ouvrage ne saurait ajouter à sa renommée plus grande.

Écrit dans l’été de l’année Fel ou (i) du Nengo ( 2 ) Ten mio , dans la capitale orientale (3) par

Fosiou-koksoui de Katsoura-gava, médecin de l’empereur.

(’> \ Ping ou, 4 3 e année du (Lxxrv*) cycle sexa-

génaire; elle correspond à 1785 de J.-C. Kl.

Nian hao , sont des

(a) Les Nengo, en chinois titres honorifiques que les empereurs de la Chine et du Japon donnent aux années de leur règne. Ten mio, en chi-

nois Thian rning, signifie clarté céleste. Ce Nengo a duré huit ans, de 1781 à 1788; l'année cyclique Ping ou en est donc la sixième. Kl.

( 3 ) Toung tou c’est-à-dire la Résidence orientale

( celle du Seogoun ou empereur militaire ) , est la ville de f>\x Yedo (en chinois Kiang hou), la Porte du fleuve.

Cette ville porte le nom de Résidence orientale , en opposition avec celle de Miyako , où résident les Daïri, qui sont les véritables empereurs du Japon. Yedo fut fondé en 1 /* 58 , par Oo da d 6 kwan ( Ta thian tao kouan), mais ses fortifications ne furent achevées que sous le Seogoun Gonghen ( de 1604 à 1616 ), qui y établit sa résidence. Kl.

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