Cf. Riant, Evuviæ, t. I, p. 262 s
13. Cf. A. Pasini, op. cil., p.43-44 ; pl. XXX, n° 45, DEXXX I NT6:
dans le reliquaire de la Collection Stroganoff, à Rome, se trouverit deux fragments d'os avec l'inscription : Actavoy 105 Xpusosruou l. Ces parcelles avaient été prélevées sur le corps de Jean Chrysostome, qui reposait dans son tombeau aux Saints-Apôtres ?.
Plusieurs restes d’autres saints notables furent encore transportés dans l’enveloppe où les Byzantins les avaient placés. On a retrouvé, en 1891, dans le Jura une plaque d’argent de forme circulaire fixée à l’os d’un saint, qui est représenté en buste tenant la croix dans la main droite, avec son nom écrit en caractères grecs. Le reliquaire avait été rapporté par un seigneur de Franche-Comté, qui avait été à la croisade de 1204, et qui en fit don au trésor de l’abbaye de Rosières dans le canton d’Arbois ?. Ce saint est Akindynos, qui subit le martyre en Perse, sous Sapor“, et auquel les Byzantins avaient dédié un zartyrion®. Le pèlerin Antoine de Novgorod avait vu, en 1200, dans l’église des Saints-Cosme et Damien au Cosmidionf, le crâne de saint Akindynos recouvert d’argent7.
L'abbaye de Saint-Vincent dans le diocèse de Chartres possédait
le chef de saint Christophore, qui avait été rapporté de Constantinople par Gervais de Chateauneuf et donné par lui à son retour de la quatrième croisade. La relique était enfermée dans un reliquaire de cuivre doré, en forme de sphère. Au milieu figurait le saint en costume militaire, tenant dans la main droite la lance et dans la gauche le bouclier. Une inscription le désignait: 5 äyrws Xpistogdooc ; une autre mentionnait un empereur byzantin du nom de Michel, qui avait fait fabriquer ce reliquaire du martyr « solide et vigoureux $ ». Son anniversaire était célébré le 9 mai à Constantinople, où on lui avait dédié une église®. L'effigie du saint a disparu avec le reliquaire. Peut-être était-il représenté avec « un aspect farouche, une stature démesurée, des yeux brillants comme l’astre à son lever, des dents proéminentes : comme celles du sanglier ? » C’est ainsi qu’il apparaît dans la légende grecque 1°. Certains prétendaient même qu’il avait une tête de chien ; 1. Cf. G. Schlumberger, op. cit., p. 187 s., pl. XI. 2. V. plus haut, p, 38.