V.plus haut, 'p
4. Cf. G. Pachymère, De Andronico Paleologo, V, 32, éd. Bonn, t. Il, p. 452.‘Cette <hâsse.se trouvait dans l'église consacrée à la sainte; cf..J. Ebersolt:et A. Thiers, Les églises.de Constantinople, Paris, 1913,p. 113 s.; Album, pl. XX VII s. Sur la sainte -et:son martyre, w. plus ‘haut, p. 19.
5..Cf..G. Schlumberger (Extr. des Comptes rendus des :séances de Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1905 ‘p. 1 -s.). Ge reliquaire contient aussi, :d'après l'ins- -cription grecque, du sang de sainte Barbara. Cette relique provenait peut-être de Constantinople..Antoine de Novgorodimentionne, ‘en 1200, les reliques de cette sainte dans son église. Il ajoute : « De :son sein que Dieu pétrifia coulèrent du sang -etdu lait » (cf. Itin. russes, p. 106). Un :martyrion lui avaitiété «dédié à Constantinople (cf. Syn. eccl. Const., p. 277-278). Léon VI le Sage (886-911).avait élevé un oratoire.en son honneur (cf. J. Ebersolt, Le Grand .Palais de Constantinople, Paris, .1910,;p. 139 :n. 4, p. 143). Sur la légende de:sainte Barbara, ‘v. A. Wirth, Danaeiin «christlichen.Legenden, Vienne, 1892, p. 18 s.; J. Viteau, Passions des saints :Ecaterine et Pierre. d Alexandrie, Barbara et Anysia, Paris, 1897, p. 89 5.
6. Sur cette ézlise, v. J. Ebersolt et A. Thiers, .Les églises de Constantinople, Pa-
empereur iconoclaste, était aussi en odeur de sainteté !. Parmi les reliquaires qui ont été conservés, plusieurs contenaient des restes de ce moine iconophile ?.
Par ces exemples, il est possible de se rendre compte de la richesse des trésors que renfermaient les sanctuaires byzantins. Ces trésors n'étaient pas constitués uniquement par les reliquaires, mais aussi par des objets du culte, qui ont été aussi dispersés ou détruits. Dans le trésor de Saint-Marc, qui conserve de si nombreuses pièces d’orfévrerie grecque, figure un calice de jaspe, sur le pied duquel est. gravée l'inscription : « Seigneur, protège Basile le très illustre proèdre et parakimomène*! » Ce calice provenait aussi de la capitale byzantine.
C’est ainsi que l’on peut rechercher et préciser l’origine des œuvres d'art qui sont venues enrichir les trésors des églises et des monastères d'Occident. Les influences et les échanges artistiques, qui sont toujours difficiles à saisir, sont mis en évidence par des faits précis, par des témoignages historiques, par les inscriptions grecques gravées sur les objets, qui indiquent la provenance exacte de ces derniers, et non plus seulement par la comparaison des monuments, qui ne suffit pas à produire la certitude. Certes l'importation en Occident des reliques et des reliquaires byzantins avait commencé bien avant la quatrième Croisade. Mais c’est surtout après la prise de Constantinople par les Croisés, en 1204, et pendant l’occupation de la ville par les Latins que les trésors de la capitale furent dispersés. C’est là un fait d'importance considérable dans l’histoire de la eivilisation. À la suite de la quatrième Croisade, des relations plus étroites unissent les deux mondes. L’Occident latin et l'Orient grec, rapproris, 1913, p. 75 8., pl. XIX s. Sur le saint, v. Acta Sanct., octobre,t. VIII, p. 1245. ; Syn. eccl. Const., p. 151-152; J. Pargoire (Échos d'Orient, 1910, p. 84 s.).
1. Cf. Syn. eccl. Const., p- 261, 263 ; J. Pargoire, Mont. Saint-Auvence (Bibliothèque hagiographique orientale publiée par L. Clugnet, t. 6, Paris, 1904, p. 50, 57-58).
2. Manuel Philès, .0P- cit., t. [, p. 30-31, mentionne un encolpion ‘contenant des os du martyr saint Étienne le Jeune. L’inventaire du trésor de Sainte-Sophie (1396) signale sa tête (cf. Miklosich et Müller, op. cit., t. II, Vienne, 1862, p. 567). Le tableau-reliquaire de la Collection Stroganoff à Rome contient un réceptacle avec une inscription grecque mentionnant une relique de. saint Étienne le Jeune (cf. G. Schlumberger, Mélanges d'archéologie byzantine, Paris, 1895, p. 189). Un petit. reliquaire de la ‘collection de M. Schlumberger porte sur le couvercle la même inscription (cf. es Schlumberger, Un empereur byzantin au X° siècle. Nicéphore Phocas, Paris, 1890, p. 93). Il y alieu d’hésiter pour ces deux derniers reliquaires entre le martyr du vin* siècle et un autre saint Étienne le Jeune, qui fut DRTHAS de Constantinople de 886 à 893.
3. Cf. À Pasini, op. cit.,.p. 42, pl. XXXIII, n. 50, et E. Molinier, Le trésor de læ basilique de Saint-Marc à Venise, ‘Venise, 1888, p. 88, identifient ce personnage avec l’empereur Basile I: (867-886) ou avec Basile Il (976-1025). Il s'agit en réalité du
haut dignitaire, qui joua au x: siècle un rôle important à Byzance (ef. G. Schlumberger, op. cit., p. 291 s., 294 s.).
chés par cet événement politique, entrent en contact direct. Les œuvres d’art, rapportées ou envoyées par les Croisés, pénétrèrent en abondance dans les trésors de l'Occident. Tous ces objets venus d'Orient, avant et après l’année 1204, n’ont-ils pas inspiré les artistes occidentaux, et ne leur ont-ils pas fourni des motifs qu’ils recopiaient sans cesse ? Par ses reliques et ses reliquaires Byzance n’a-t-elle pas exercé une influence sur une des branches de l’art, qui fut des plus
florissantes pendant le moyen âge dans le monde chrétien tout entier, l’orfévrerie religieuse ?
L'étude des anciens sanctuaires a montré la place importante que les restes des saints et des martyrs occupaient dans la dévotion populaire, et la richesse du trésor de reliques que possédait la capitale. Parmi ces sanctuaires, les plus importants ont essaimé au dehors, comme des églises-mères. Un auteur byzantin rapporte que « dans. - plusieurs autres villes » on rencontrait des églises de la Vierge auxquelles on avait donné le nom de Blachernes !. En Grèce plusieurs églises avaient reçu le nom de Zoodochos Pigi?.
La renommée des reliques de Constantinople avait franchi non seulement le mur d’enceinte de la capitale, mais les frontières de l'empire byzantin. Jacques de Voragine raconte tout au long lhistoire du Crucilix de Béryte et celle de l’image du Christ transpercée par un Juif à Sainte-Sophie?. L'empereur Théodose Le Grand était. célèbre en Occident pour avoir « transporté dans la pourpre impériale la tête de Jean-Baptiste à Constantinople, où il éleva en son honneur une église magnifique“ ». L'empereur Théodose IT était non moins populaire, lui qui avait transporté à Byzance les restes de saint. Jean Chrysostome. Il était bien connu à cause du miracle des Sept dormants d'Éphèse. Cet empereur que Jacques de Voragine représente comme un prince clément et pieux, dont la cour ressemblait à un monastère et qui ne cessait point de lire les livres sacrés, était venu en toute hâte de Constantinople et avait été témoin du miracle d'Éphèse, qui resta si populaire durant le moyen âge.
1. Cf. Deposilio veslis in Blachernis (F. Combefis, Auctarium novissimum, 1. I Paris, 1648, p. 754).
2. Cf. Johann Georg (Byzantin. Zeitschrift, t. XVIII, 1909, p. 185).
3. Cf. Jacques de Voragine, La légende dorée, trad. T. de Wyzewa, Paris, 1913,