Cf: Cer., IL, 8, p
2. Cf. Syn. eccl. Const., p. 856, 80 juillet. Sur la variation de date de cette fêlevoir J. Ebersolt, 6p. cil., p. 208 ; P. Bernardakis (Échos d'Orient, 1902, p. 260 s.). La Croix était aussi adorée à Sainte-Sophie le troisième dimanche du carème (cf. Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p.120, n. 1). Le livre des Cérémonies, décrivant seulement les cérémonies auxquelles la cour prenait part, ne mentionne pas ce détail. Laæ fète de l’Élévation de la Croix, le 14 septembre, était célébrée à Sainte- -Sophie, où la cour se rendait (cf. Cer., I, 22, p- 125-127). Les « bois vénérables » qui se trouvent dans le petit secreton, sont {transportés dans le sanctuaire, puis sur l’ambonrde Sainte-Sophie, où le patriarche procède au rite de l'Élévation. Ce secreton était une salle dela résidence du patriarche, attenante à Sainte-Sophie (cf. J. Ebersolt, Sainle-Sophie de Constantinople, Paris, 1910, p. 26). Il ne s’ensuit pas que la Croix ait été conservée à cette époque dans ce lieu. Elle pouvait y avoir été transportée momentanément, en vue de la cérémonie de l'Élévation, qui, en raison de l'éclat de la fête et en souvenir du rite accompli en 635, était célébrée dans la Grande Église. (Voir plus haut, p. 8.)
3. Cf. la lettre d’Alexis I* Comnène à Robert de Flandre (1092) dans Rüant, Exuviæ, t. II, p. 208. (Sur l'authenticité de ce document, voir H. Hagenmeyer, Byzant. Zeitschr., t.-VI, 1897, p. 1 s.). Le catalogue des reliques de Constantinople, vers 1150, signale, outre la Croix du Seigneur, trois morceaux de la même Croix (cf. Riant, Exuviæ, t. Il, p.211). Les autres témoignages placent aussi la Croix au palais. (cf. Ibid., p, 216, 217, 233 ; Itin. russes, p. 97). Seul Nicolaus Thingeyrensis, en 1157, place la Croix du Seigneur à Sainte-Sophie (cf. Riant, Exuviæ, t. II, p. 213). Robert de Clari signale dans la chapelle de Boucoléon « II pieches de la Vraie Crois aussi grosses comme le gambe a i homme, et aussi longes comme demie toise » (cf. Ibid... p- 230-231).