‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 4 sur 113 · Cf. Ménologe de Basile Il (Migne, P. G., t. 117, p · texte numérisé non relu

Cf. Ménologe de Basile Il (Migne, P. G., t. 117, p

4. Cf. Sozomène, Hist. eccl., II, 1 (Migne, P. G., t. 67, p. 933); Socrate, Hist. eccl., FE, 17 (1bid., p. 120) ; Jérôme, Chronicon (Molinier et Kohler, Jlinera Hieroso!ym., &. IT, Genève, 1885, p. 36-37). Sur les saints clous voir plus loin. . Cf. Cédrénus, éd. Bonn, t. I, p. 685.

. Cf. Théophanes, éd. de Boor, t. I, p. 300-301. . Cf. Ibid., p. 327:

. Cf. Jbid., p. 328; Nicéphore patriarche, ‘Iorop'a sivrouos, éd. de Boor, p. 22. . Cf. Théophanes, t. FE, p: 337.

© Œ 1 M Où

Serge les reçut aux Blachernes et les porta en procession à Sainte- So uie, où fut accompli le rite de élévation f.

Ainsi, la majestueuse coupole de la Grande Église abritait la relique la plus précieuse de la chrétienté. C’est là que la vit, à la fin du septième siècle, le pèlerin Areulf. Elle se trouvait dans la partie septentrionale de l’église, à l’intérieur d’une très grande et très belle armoire. Elle était conservée dans un reliquaire en bois, fermé par un couvercle également. en bois. La relique se composait de trois fragments, le montant divisé en deux parties égales et la traverse. Quand on ouvrait le reliquaire, il s’en exhalait un parfum suave ; des nœuds de ces trois bois sortait un liquide odorant, semblable à de l'huile, dont la goutte la plus infime, appliquée à un malade, lui rendait aussitôt la santé ?.

La fête de l’Élévation de la croix était célébrée à Sainte-Sophie avec un très grand apparat. Du 10 au 13 septembre, la relique était. exposée dans l’église pour être adorée par les fidèles?. Le 14, les souverains se rendaient du Grand Palais à la Grande Église pour prendre part à la cérémonie. En procession, le patriarche, entouré des diacres tenant les cierges, et précédé du skevophylax portant la sainte Croix, allait déposer celle-ci sur l’autel. Puis, ayant gravi l'escalier de l’ambon, il élevait la Croix au-dessus de sa tête quatre fois sur les quatre côtés de l’ambon5.

Cette scène si caractéristique est représentée sur une miniature du célèbre Ménologe de Basile IT, qui fut illustré à la fin du dixième siècle ou au commencement du onzième. Des prêtres sont debout sur les marches du double escalier de l’ambon; sur la plate-forme le patriarche procède à l’élévation. La Croix, qu’il tient dans ses mains, est à double travéeô (fig. 1).

La relique était adorée en d’autres occasions. À l’époque du pèlerinage d’Arculf, à la fin du septième siècle, elle était exposée dans l’église sur un autel d’or, les trois derniers jours de la Semaine sainte. Le jeudi saint, l’empereur et ses officiers se rendaient à Sainte- Sophie et s’approchaient de l’autel. Le reliquaire était alors ouvert.

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