‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 44 sur 113 · CE Cer., Il, 52,:p · texte numérisé non relu

CE Cer., Il, 52,:p

4. Cf. Syn. eccl. Const., p. 901, 16 août. La synaxis a lieu dans le martyrion du. saint, qui se trouve à l'intérieur de l'église de la Vierge, près de la Porte Dorée. D'après un autre texte (Syn. ecel. Const., p. 910, 19 août) la mémoire de saint Diomède était célébrée à l’intérieur de l'église de la Vierge, surnommée Jérusalem.

5. Cf. Theophanes, Chron., éd. de Boor, p. 237. On a souvent confondu ces églises diverses par suite de leur proximité. Krasnoselcev (Ljetopis istoriko-philologiteskago ObStestva pri imperatorskom Novorossijskom Universiteljé, t. II, 1, Odessa, 1892, p- 189, 190) a identifié l’église de la Vierge de la Source avec Saint-Diomède. Mais jamais l’église de la Source n’est appelée Jérusalem ou Nouvelle-Jérusalem. Son erreur vient d'une mauvaise interprétation d'un passage du typicon. La procession, d'après ce texte, a lieu, le 16 août, à la campagne, à Saint-Diomède, et en dehors de la Porte. Il s'agit de localités différentes. Saint-Diomède et l'église de la Vierge-Jérusalem se trouvant à l’intérieur des murs, le lieu situé en dehors de l'enceinte est l’église de la Vierge-Nouvelle-Jérusalem, où la procession se rend précisément le 16 août (cf. Dmitrievskij, Opisanie, t. I, p. 106-107). Gédéon, Bulavtivoy “EoptoAoytov, Constantinople, 1899, p. 154, 156, a placé à tort l'église de Saint-Diomède en dehors de la Porte-Dorée. Loparev (Vi-ant. Vremennik, t. line ‘1895, p. 619-621) a distingué l'église de la Vierge-Jérusalem de l'église de la Vierge- Nouvelle-Jérusalem ; mais il identifie cette dernière avec l'église de la Vierge de la Source.

6. Cf. Theophan. Contin., V, 9, éd. Bonn, p. 223; Syméon Magister, 11, éd. Bonn, p. 656.

Basile Ier, pour témoigner sa reconnaissance au saint dont la prédiction s'était réalisée, agrandit son église, la décora magnifiquement et la dota de richesses considérables f.

D’après une tradition l’église remonterait au règne de Constantin le Grand?. Elle existait sûrement au sixième siècle, sous le règne de Justinien?. Le culte de ce saint médecin de Nicée, qui mourut martyr sous Dioclétien“, était en tout cas assez ancien à Constantinople. Ses restes, qui, d’après la légende, avaient été recueillis après son supplice par une femme, Petronia*, furent transportés à Constantinople. Son bras est signalé à l’église des Saints-Apôtres, vers 115056. En 1200, Antoine de Novgorod a vu près des Portes Dorées l’église de Saint-Diomède contenant ses reliques7. Le saint médecin continuait à opérer après sa mort de nombreuses guérisons 8.

Ainsi il existait aux portes de Constantinople plusieurs sanctuaires dédiés à la Vierge. En dehors de la ville impériale un culte se créa au-dessus d’une source miraculeuse ; près de l’entrée monumentale qu’on appelait la Porte Dorée, en dehors de l’enceinte, une icone de la Vierge attirait les fidèles dans l’église de la Nouvelle-Jérusalem. A l'intérieur des murs, près des portes triomphales, l’église de la Vierge- Jérusalem était aussi célèbre par un sanctuaire élevé à un saint guérisseur.

Parmiles sanctuaires dédiés à la Vierge, les deux plus importants étaient les Blachernes et les Chalcopratia, qui contenaient des reliques de Marie; mais les images prirent très vite dans le culte une place importante. La Blachernitissa, l’'Hagiosoritissa étaient des icones vénérées autant que les reliques de la Mère de Dieu. L'image évoquait mieux le souvenir du saint que sa relique, surtout depuis le moment où apparurent les images non faites de main d'homme, les Acheiropoiètes. Byzance, on l'a vu, croyait posséder dans l’église de la Nouvelle-Jérusalem un- portrait que la Vierge avait fait de ses

1. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 225, 246-247 ; Theophan. Cont., V, 73, éd. Bonn, p. 316-317.

2, CfPrever, op-cit, t. IL p. 246-247,

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