Cf. Ilin. russes, p
7. Son tombeau a été vu par Antoine de Novgorod, en 1200, et par Étienne de Novgorod vers 1350 (cf. Jtin. russes, p. 100, 122).
8. Cf. Acta Sanct., février, t. [, p. 547, 551; cf. Marin, Saint Théodore, 759-826, Paris, 1906, p. 194-195. vo
À l’Hebdomon, dans la banlieue de Constantinople, s'élevait un autre vieux sanctuaire. Il était consacré. à saint Jean l’'Evangéliste. La tradition, qui le fait remonter à Constantin le Grand, affirme que c'est là que Théodose le Grand déposa provisoirement la tête du Précurseur en attendant que église de Jean-Baptiste, qui devrait abriter la relique, fut construite. L'église de PÉvangéliste n’était pas un édifice circulaire, comme l’église du Baptiste, mais une basilique (Gpouxde vads)!. Elle fut restaurée au neuvième siècle par Basile Ier, qui refit la décoration et consolida l’édifice?, C’est là qu’on célébrait le 8 mai la mémoire de Jean l’'Evangéliste ?. La cour s’y rendait en procession pour assister à l’office, après lequel on célébrait un banquet auquel les Sénateurs étaient conviés ‘.
Une autre église, dédiée au même saint, se trouvait à l'intérieur de la ville et était aussi célèbre, sinon plus. On y montrait, en 1200, la pierre qui fut mise sous la tête de Jean le Théologien dans son tombeau?. On sait que le tombeau de saint Jean, à Ephèse, attira durant le moyen âge une foule de pèlerins. On y venait recueillir une poussière sacrée, qui sortait de ,sa tombe le Jour anniversaire de sa mort, et qui passait pour guérir toutes les maladies 6, Constantinople voulut posséder une des pierres de cette tombe et c’est sans doute pour abriter cette relique que fut construite l’église, qui était voisine de Sainte Sophie7. C’est là que l’on célébrait, en effet, le 26 septembre l'anniversaire de la mort de l’Évangélistes. Les empereurs s’y rendaient aussi à cette occasion ?. Ce sanctuaire était, en effet, une fondation impériale à laquelle deux basileis avaient attaché leur nom.
D’après la tradition, l'empereur. Phocas (602-610) avait fondé
1. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. IT, p. 260. Sur la grande place de Makri- Keuï subsistent les restes d’une église qu’on a identifiée avec l’église de Saint- Jean-l'Évangéliste (cf. H. Glück, Das Hebdomon von Konstantinopel, Vienne, 1920, p- 29s., pl. IL, fig. 3 ; pl. IV, fig. 16). C'est une abside demi-circulaire qui s'élève à 1 m. 50 du sol environnant. Le soubassement est formé de pierres de taille, sur lesquelles reposent des assises de briques. Des fouilles pratiquées en cet endroit permettraient d'identifier ces ruines.