Cf. Ibid., I, 5, p
5. Cf. Marcellinus Comes, Chron., éd. Mommsen (Mon. Germ. Hist., t. XI, 2, p. 85); Preger, Script. orig. Gonst., t. Il, p. 241.
l’église du prophète Ésaïe !. C’est sans doute celle qui fut restaurée par Justinien 1, Procope raconte que le martyrion de Saint-Laurent, qui se trouvait sur le côté gauche de la Corne d'Or, était obscur et que Justinien le remit en meilleur état?. En 1200, Antoine de Novgorod a visité l’église de Saint-Laurent où étaient déposées les reliques de ce martyr, après avoir vu celles du prophète Ésaïe3. Ces indications permettent de conclure que les églises de Saint-Ésaie et de Saint-Laurent, qui furent toutes deux construites au cinquième siècle, étaient situées l’une près de l’autre et s’élevaient. dans le quartier qui avoisinait les Blachernes. Le culte de saint Laurent, d'importation romaine, était donc très ancien.
Sous Théodose le Grand (379-395) les reliques des martyrs Terentius et Africanus arrivèrent à Constantinople et furent déposées, sur l’ordre de l’empereur, dans le martyrion de Sainte-Euphémie év si [rpg t, Dans ce quartier du Pétrion, où s'élevait aussi une église du prophète Élie, qu'on faisait remonter au règne de Zénon (474-491)5, sainte Euphémie, la martyre de Chalcédoine, avait une église qui aurait été érigée sous le règne d’Anastase Ier (491-518)6. Mais, d’après. le patriarche Nicéphore, il existait déjà au troisième siècle un oratoire de la martyre Euphémie au Pétrion, qui aurait été construit par l’évêque de Byzance, Castinos 7. L'église existait sûrement à la fin du quatrième siècle, époque à laquelle Théodose le Grand y fit déposer les reliques des saints Terentius et Africanus.
L'église de la sainte à Chalcédoine était célèbre; c’est là que se tint le quatrième concile en 451$; c’est là qu’on montrait son tombeau et qu'un peintre avait représenté toute son histoire, son procès. et son supplice?. Le culte de la martyre de Chalcédoine se répandit