Cf. Ilin. russes, p
4. Cf. Théodore Lecteur, Eccl. Hist:, II, 62 (Migne, P. G., t. 86, p. 213); H. Delehaye, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 67.
5. Cf. Syn. eccl. Const., p. 831-832, 20 juillet; Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 289-240. Cette église du Prophète-Élie au Pétrion fut restaurée au 1x° siècle par Basile I‘ (cf. Theophan. Cont., V, 82, éd. Bonn, p. 325).
6. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 240. Le monastère de Sainte-Euphémie au Pétrion fut élevé par Basile I+ (cf. 1bid., t. II, p. 274). Mais l'église existait auparavant. Cette même église est signalée au lieu dit Dexiokratianæ, près de Saint-Laurent (cf. Mordtmann, Esquisse topographique de Constantinople, Lille, 1892, p. 41-42.)
7. Cf. Nicéphore, Xpovoypapurdv Ebvrouov, éd. de Boor, p. 113; cf. Nicéphore, Calliste, Hist, eccl., VII, 6 (Migne, P. G., t. 146, p. 29).
8. Cf. Zonaras, Epit. hist., XIIT, 24, éd. Dindorf, t. IT, p. 216.
9. Cf. Astère d'Amasée, Homilia XI in laudem S. Euphemiæ (Migne, P. G., t. 40,
très tôt à Constantinople, où on lui dédia plusieurs églises. La plus célèbre était celle qui était située près de l’'Hippodrome, et que l’on attribuait au premier Constantin !. Dans ce sanctuaire, en effet, le corps de la sainte lut déposé lorsqu'il fut amené à Constantinople sous le règne d’'Héraclius (610-641). Les restes de la martyre y opéraient de nombreuses guérisons. L'empereur iconoclaste Constantin V Copronyme (741-775), ne pouvant souffrir les bénédictions qu'ils répandaient sur tout le peuple, précipita dans la mer la châsse contenant les reliques. Mais la châsse, d’après la légende, fut recueillie par deux hommes, qui la mirent dans leur barque et arrivèrent à Lemnos. Sous le règne de l’impératrice Irène et de Constantin VI, les restes de la sainte furent ramenés à Constantinople et replacés dans le sanctuaire près de l’'Hippodrome. L’impératrice fit nettoyer et restaurer l’église à cette occasion ?.
Une troisième église de Sainte-Euphémie s’élevait au quartier dit rà "OAvbpiou3. Elle avait été commencée par Eudoxie, fille de Théodose Il et épouse de Valentinien III (424-455); elle fut décorée et achevée par Placidia, fille de Valentinien IIT, et par son mari Anicius Olybrius. Juliana Anicia, la fille de Placidia et d’Olybrius, l’embellit encore #.
Mais c’est dans l’église située près de l’'Hippodrome que la châsse de la sainte avait été déposée au septième siècle. Antoine de Novgorod, en 1200, a vu là son tombeau garni d'argent®. Ce sanctuaire fut très vénéré au moyen âge et si les reliques furent transférées plus tard dans d’autres églises de la ville5, sainte Euphémie de Chalcédoine fut toujours à Byzance une des martyres les plus populaires.
p- 336-337). Sur l’église de Chalcédoine, voir J. Pargoire (Échos d'Orient, t. XIV, 1911, p. 107 s.); H. Delehaye, les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 184-