‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 63 sur 113 · Cf. Preger, Script. orig. Const. t. I, p · texte numérisé non relu

Cf. Preger, Script. orig. Const. t. I, p

2. Cf. Theophanes, Chron., éd. de Boor, p. 439-440 ; Cedrenus, éd. Bonn, t. II, p. 20- 21 ; Preger, loc. cit. D'après une autre tradition ce serait non pas Constantin V, mais Léon III l'Isaurien qui aurait jeté les reliques de sainte Euphémie à la mer ; cf. Acta sanct., septembre, t. V, p. 274-282; Chr. Loparev (Vizant. Vremennik, t. IV, 1897,

: 3. Sur ce quartier voisin des Konstantinianæ, voir J. Pargoire (Byzant. Zeitschrift, t. XII, p. 487-488) ; Mordtmann, Esquisse topographique de Constantinople, Lille, 1892, p. 61, 71 ; cf. Cer., I, 10, p. 76, 83; I, 5, p. 50.

4. Cf. Epigrammatum Anthologia palatina, t. I, éd. Dübner, Paris, 1864, p. 3-4; Chronicon Paschale, éd. Bonn, p. 594; Preger, Script. orig. Const., t. II, p. 288; Syn. eccl. Const., p. 890.

5. Cf. tin. russes, p. 107. D’après le pèlerin russe les reliques de sainte Euphémie se trouvaient non pas dans ce tombeau, mais dans l’église des Saints-Cosmeet-Damien. Elles n'auraient été découvertes d’après lui que dix ans auparavant, ce qui paraît tout à fait invraisemblable (cf. 1bid., p. 104). Les reliques de sainte Euphémie sont signalées encore, vers 1350, et au xve siècle, dans un couvent de femmes près de la Porte Dorée (cf. Ibid., p. 122, 232). Les reliques de la sainte ont changé de place, mais l’église, qui était située près de l'Hippodrome et près du Palais impérial, subsista jusqu’en 1453 (Cf. 1bid., p. 235).

6. On montre aujourd'hui à Constantinople, dans l'église du Patriarcat grec,

Un culte non moins ancien et non-moins répandu était celui que l'on vouait à sainte Anastasie. Lorsqu’à la fin du quatrième siècle, Grégoire de Nazianze arriva à Constantinople pour défendre contre les Ariens les principes de foi arrêtés au concile de Nicée, il tenait des réunions dans un petit oratoire de Sainte-Anastasie, qui, d’après Socrate et Sozomène, fut agrandi et devint une des plus belles et des plus grandes églises de la capitale. Ce sanctuaire était renommé à cause des apparitions miraculeuses de la Vierge, qui délivrait les malades de leurs souffrances. On appelait cette église Anastasie parce que le dogme du concile de Nicée, qui était comme mort à Constantinople, y fut ressuscité par les discours de Grégoire de Nazianze. D’après d’autres, ajoute Sozomène, une femme serait tombée des galeries de l’église pendant une réunion et, grâce aux .prières qui furent dites sur son cadavre, elle aurait été ramenée à la vie. Ce miracle aurait fait donner le nom d’Anastasis (Résurrection) à ce sanctuaire !. Mais on l’appelait aussi du nom de la sainte à laquelle il avait été dédié.

Grégoire de Nazianze dans ses poèmes a évoqué cette église, la plus honorée de toutes, dit-il, parce que la foi y a été réveillée?. IL a raconté aussi un songe qu'il eut à Constantinople dans ce sanctuaire. Anastasie lui était apparue, c’est pourquoi ce nom fut donné à l’église qui serait l’œuvre de Grégoire de Nazianze lui-même’. Ainsi cette église, qui fut le seul lieu de culte concédé par les Ariens aux Ortho- «doxes, avait été aussi dédiée à Anastasie la martyre ‘.

Les reliques de cette sainte romaine, qui était honorée à Constantimople le 22 décembre’, arrivèrent sous le règne de Léon Ier (457-474). On était allé les chercher à Sirmium, ville de Pannonie, et on les avait déposées dans son martyrion aux portiques de Domninus6, Cette église fut construite sous le règne de Marcien (450-457)

au Phanar, les restes de sainte Euphémie. Ces ossements, enveloppés d'étoffes, sont conservés dans une châsse moderne, en forme de cercueil.

1. Cf. Socrate, Hist. eccl., V, 7 (Migne, P. G., t. 67, p. 573); Sozomène, Hist. eccl., VIT, 5 (op. cit., p. 1425); Theophanes, op. cit., p. 67; Cedrenus, éd. Bonn, t. II, p. 551-552.

2. Cf. Grégoire de Nazianze, Carmin., lib. II (Migne, P. G., t. 37, p. 1103).

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