Cf. Syn. eccl. Const., p
6. Cf. Théodore Lecteur, Eccl. Hist., II, 65 (Migne, P. G., t. S6, p. 216); Theophanes, Chron., éd. de Boor, p: 111. Suivant Cedrenus, éd. Bonn, t. Il, p. 615, les reliques d'Anastasie venaient de Nicomédie ; ce qui contredit l’assertion des deux
par sant Marcien, presbytre et économe de Sainte-Sophie, sur l’emplacement du modeste oratoire de Grégoire de Nazianze, qui fut com- - plètement transformé !. Plus tard, au neuvième siècle, Basile [er restaura la toiture ancienne, qui était en bois (Evkoteyos), la refit en pierre et la décora avec des ornements en or. À cette époque l’église était toujours désignée sous les deux noms d'Anastasie et de Résurrection (Anastasis}?. On honorait aussi le 25 janvier la mémoire de Grégoire de Nazianze non seulement aux Saints-Apôtres, mais aussi à Sainte- Anastasie, aux portiques de Domninus, où l'on avait déposé au dixième siècle une partie des reliques du grand docteur, qui venaient d'arriver de Cappadoce?.
Gette église, qui était située non loin de l'Hippodrome#, était appelée aussi Pharmacolytria5, mot qui parait indiquer la vertu miraculeuse de la martyre romaine. Ses reliques passaient pour être une source de prodiges ; elles apportaient à l'âme et au corps de nouvelles forces5. Aussi Constantinople les conservait précieusement et
les pèlerins sont venus pendant longtemps déposer sur elles de pieux baisers 7.
sources plus anciennes qui font autorité. Cf. H. Delehaye, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 68, 294.
1. Cf. Syn. eccl. Const., p. 379 ; Preger, Script. orig. Const., t. Il, p. 233; Cedrenus, éd. Bonn, t. I, p. 610; t. II, p. 551-552.
2. Cf. Theophan. Contin., V, 82, éd. Bonn, p. 324; Cedrenus, éd. Bonn, t. Il, p. 239 ; Preger, loc. cit., p. 234.
3. Cf. Syn. eccl. Const.,.p. 421-493 ; cf. p- 336, 386 ; v. plus haut, p. 39, n. 5.
4. Cette église, qui était située aux portiques de Domninus, est indiquée aussi au quartier dit rx Mavstavoÿ (cf. Preger, loc. cit., p. 233) et en face du bain public de Dagisteus (cf. Theophanes, Chron., éd. de Boor, p. 249). Antoine de Novgorod a vu dans le quartier de Maurianos l’église de la Résurrection, où il signale les restes de saint Auxence (cf. {iin. russes, p. 105; Riant, Eœuviæ, t. II, p. 227): Le corps de saint Auxence est en effet signalé par le Synaxaire dans le monastère de l’Anastasis (cf. Syn. eccl. Const., p. 465: syn. sel.; J. Pargoire, Mont Saint- Auvence (Bibliothèque hagiographique orientale, t. 6, Paris, 1904, p. 30). L'église se trouvait dans le voisinage de l'Hippodrome, mais elle ne peut é're identifiée en toute cerlitude avec Mehemed-pacha-djami, qui est une mosquée turque n'ayant rien de byzantin. Paspatis, BuXavziwat Mekétou, Constantinople, 1877, p. 364 s., et Mordtmann, Esquisse topographique de Constantinople, Lille, 1892, p. 56, admettent cette identification et prétendent avoir reconnu les restes du portique de Domninus.
5. Cf. Syn. eccl. Const., p. 333. D'après une tradition, Anastase 1° (491-518) aurait construit Sainte-Anastasie-Pharmacolytria sur l'emplacement de la maison du patrice Pharmacas (cf. Preger, Script. orig. Const., t. I1, p. 250). Cette église ne doit pas être celle qui était située près de l’Hippodrome. Il existait une autre éslise d’Anastasie, signalée par Antoine de Novgorod près du monastère du Pantocrator (cf. [tin. russes, p. 106; Riant, Exuviæ, t. 11, p. 228). Cette dernière est peut-être celle où l’on célébrait la mémoire d'une autre Anastasie, romaine elle aussi (cf. Syn. eccl. Const., p. 133, 171; Bibliotheca hagiographica græca, Bruxelles, 1909, p. 12).