‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 65 sur 113 · Cf. Syméon Métaphraste (Migne, P. G., t. 116, p · texte numérisé non relu

Cf. Syméon Métaphraste (Migne, P. G., t. 116, p

7. Cf. Itin. russes, p. 140. Les reliques d'Anastasie ont été vues par Ignace de Smolensk (1389-1405). Antoine de Novgorod, en 1200, ne signale pas les reliques d’Anastasie dans l'église de la Résurrection, mais près de la porte Saint-Romain,

Les Quarante martyrs de Sébaste en Arménie, qui moururent sous Licinius !, étaient aussi l’objet d’une dévotion toute particulière. Une femme de Constantinople, Eusebia, qui s’était approprié une partie de leurs restes, les conservait dans sa demeure située près des murs de la ville. Quand elle mourut elle se fit enterrer avec ces reliques. En cet endroit Césaire, qui fut consul en 397, fit construire une église dédiée à saint Thyrse, un martyr de Bithynie?. Ce saint apparut un jour à Pulchérie, la sœur de Théodose, et lui révéla le lieu où les reliques des Quarante martyrs étaient cachées. Les martyrs de Sébaste, revêtus de chlamydes blanches, apparurent eux-mémes à Palchérie pour confirmer la révélation. Leurs restes furent, er elfet, découverts à l’endroit désigné et furent déposés en grande pompe à côté de saint Thyrse*.

Plusieurs églises furent consacrées aux Quarante martyrs à la’ suite de cette découverte. L'une, qui se trouvait au quartier des Constantinianæ, est attribuée à Anastase Ier (491-518). A la fin du sixième siècle Tibère (578-582) avait commencé l'érection d’une autre sur la rue centrale (Mésè); mais la mort l’empêcha de mener l’œuvre à bonne fin. L'église fut achevée par son successeur Maurice (582- 602). La cour impériale s’associait, le 9 mars5, à la fête des Quarante martyrs et se rendait en grande pompe dans leur église7. Au Palais même comme dans la ville, on retrouvait le souvenir des martyrs de Sébastes. L'église, qui était située au centre de la ville, fut restaurée par Andronic [er Comnène (1183-1185). L’icone du Christ, qui selon la légende avait parlé autrefois à l’empereur Maurice, ne

aujourd'hui Top-Kapou (ef. Jbid., p. 103, 105; Mordtmann, op. cit, p.79). Des reliques d’Anastasie sont aussi mentionnées à Is-Pigas par le même pèlerin (cf. tin. russes, p. 108).

1. V. leurs actes dans O. von Gebhardt, Ausgewählle Märlyreracten, Berlin, 1902, p. 166 s.,171 s.; cf. Bibliotheca hagiographica græca, Bruxelles, 1909, p. 168 s.

2. Sur saint Thyrse, v. Bibl. hag. græca, p. 260 ; Syméon Métaphraste (Migne, P-G;, b10116;-p. 508 a):

3. Cf. Sozomène, Hist. eccl., IX, 2 (Migne, P. G.,t. 6%, p. 1597-1601); Chronicon paschale, éd. Bonn, p. 590 ; cf. H. Delehaye, Les Origines du culte des Martyrs, Bruxelles, 1912, p. 102; E. Lucius, Les Origines du culte des Saints, Paris, 1908, p. 219.

4. Cf. Preger, Script. orig. Const., t. IT, p. 236-237. Sur ce quartier, v. plus haut, p. 85.

5. Cf. Preger, op. cit., t. Il, p. 234; Theophanes, Chron., éd. de Boor, p- 267 ; Cedrenus, éd. Bonn, t. I, p. 695.

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