‹ Sanctuaires de ByzanceChapitre 74 sur 113 · Cf. Procope, De Aedif, I, 6, éd. Bonn, p · texte numérisé non relu

Cf. Procope, De Aedif, I, 6, éd. Bonn, p

4. Cf, Preger, op. cit., t. Il, p. 261. Sur ce quartier, voir Mordtmann, op. cit. p. 37, 89 ; Millingen, By:antine Constantinople, Londres, 1899, p. 170.

5. Cf. Cer., LL, 13, p. 559-560 ; Syn. ecel. Const., p. 791; Gedeon, Butavtivoy ‘Eoozod6- 10, Constantinople, 1899, p. 121.

6. Vers 1150, les têtes des saints Cosme et Damien sont mentionnées à l'église -des Saints-Apôtres (cf. Riant, Exuviæ, t. Il, p. 212). Antoine de Novgorod signale à côté de l'église de Sainte-Photine la grande église des Anargyres, avec le front de saint Cosme monté en argent. Plus loin, il parle encore des reliques des deux saints dans leur monastère (cf. Itin. russes, p. 100, 104). Étienne de Novgorod, vers 1350, est plus explicite. Après avoir décrit l'église de la Vierge des Blachernes, il ajoute qu’il sortit de la ville et là, près de la ville, il a vu un grand couvent des Saints-Cosme-et-Damien, où il baisa les têtes des saints ingénieusement montées en or (cf. Itin. russes, p. 124). Le pèlerin Alexandre (1393) signale dans ce même couvent une partie des reliques; leurs têtes, d’après lui, se trouvaient au monastère de Saint-Daniel (cf. Zbid., p. 163). Le pèlerin anonyme (1424-1453), qui vient de mentionner le quartier des Blachernes, a vu aussi, plus loin, le couvent des saints et leurs têtes montées en or (cf. Ibid., p. 233).

7. Cf. Preger, Script. orig. Const., &. 11, p. 255; Zonaras, Epit. hist., XIV, 10, éd.

LES ANCIENS SANCTUAIRES DE CONSTANTINOPLE s9

rendait le 1° novembre. La seconde était située au quartier dit Tà Aa”; C’est là qu'on célébrait le 1 novembre la mémoire des saints médecins ?.

Ainsi la ville impériale ne possédait pas moins de quatre églises dédiées aux saints thaumaturges, et toutes remontaient au cinquième et au sixième siècle. La faveur dont ces martyrs étaient l’objet n’était pas modérée. Leur autorité s’étendait à toutes les classes de la population. Ils guérissaient non seulement les empereurs, mais les personnes plus modestes qui affluaient dans leur sanctuaire pour chercher l’atténuation de leurs maux. Ces malades venaient déposer de pieux baisers sur leurs restes et adorer aussi les images des deux saints, qui resplendissaient à côté de celles du Christ et de la Vierge {.

Parmi les saints guérisseurs honorés à Constantinople, l’archange Michel prit bien vite une place importante à côté des deux couples de saints : Cyr et Jean, Cosme et Damien. Le chef des milices célestes ne fut pas vénéré à Byzance, du moins dans les premiers temps, pour ses qualités guerrières, mais pour son pouvoir médical miraculeux. A Chon2e, en Phrygie, qui fut le centre de son culte, l’archange avait déjà opéré bien des guérisons 5. D’après Sozomène, Constantin le Grand éleva sur la rive européenne du Bosphore, en un lieu appelé Hestiae, une église, qui portait au cinquième siècle le nom de Michaelion. L’archange étant apparu en ce lieu, les malades venaient y chercher la délivrance de leurs maux. Suivant Malalas, il existait sur le Bosphore un autre sanctuaire dédié à saint Michel. Il avait été construit sur l'emplacement d’un temple antique, dont on faisait remonter l'origine aux Argonautes, et qui s'appelait Sosthène. L’archange y

Dindorf, t. ILL, p. 285: Epigrammalum Anthologia palalina, éd. Dübner, t. I, Paris, 1864, p. 3.

1 Cr. Cer., Il, 13, p. 562. Sur ce quartier, voir J, P. Richter, Quellen der by:antinischen Kunsigeschichte, Vienne, 1897, p. 379; Mordimann, op. cit., p. 66.

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