Cf. Analecla Bollandiana, t. XIII, p
9. Cf. E. Nestle, Marginalien und Materialen, Tubingue, 1893, p. 23, 55.
LR Lis
prophètes près de l'église Saint-Romain, construite, affirmait-on, par sainte Hélène, mère de Constantin !. Les restes de Samuel avaient été transférés de Judée à Constantinople sous le règne d’Arcadius (395- 408)?. Le corps du prophète Ésaïe avait été apporté sous Théodose II (408-459) de Panéas d’après une tradition, de Jérusalem suivant un autre auteur”.
Toutes les provinces de l'Empire avaient ainsi apporté leur tribut à la capitale avide de richesses. Ces reliques, qui furent un enrichissement au point de vue religieux, ont, suscité un grand nombre d'œuvres d'art. Les saints restes étaient conservés dans des reliquaires de formes diverses. Malheureusement les descriptions de reliquaires sont fort rares chez les auteurs byzantins . On ne possède qu’en très petit nombre les inventaires des églises de Byzance, ces Bei, comme on les appelait, qui contenaient les listes des objets précieux conservés dans chaque sanctuaire ?. L'étude des anciennes églises de Constantinople permet d'en connaitre un certain nombre, qui ont échappé jusqu'ici à l’attention.
L’enveloppe de ces reliquaires était composée de matières diverses. Certains étaient en or, décorés de pierres précieuses, d’autres étaient revêtus d'argent? ; d’autres étaient simplement en fer ou en plombs. Les reliquaires aflectaient différentes formes. C’étaient d’abord les châsses (1025:) destinées aux autels et aux oratoires. Celles qui contenaient le corps entier du saint avaient la forme de véritables cercueils, comme ceux que l’on voit dans le Ménologe de Basile I ?. Mais il en existait de plus petites destinées à contenir des parcelles de reliques. Elles étaient en marbre et ressemblaient parfois aux sarcophages antiques 1°. Ces châsses pouvaient être constituées par plu-
1. Cf. Preger, op. cil., t. II, p. 245; Itin. russes, p. 103.
2. Cf. Théodore Lecteur, Ecel. Hist., 11, 63 (Migne, P. G., t. 89, p. 213) ; Chronicon paschale, éd. Bonn, p. 569).
3. Cf. Preger, op. cit., t. IL. p. 241 ; Cedrenus, éd. Bonn, t. I, p. 600; sur l'église d'Ésaïe, voir plus haut, p. 88. -
4. Le poèle Manuel Philès a donné quelques renseignements, peu précis d'ailleurs, sur un certain nombre de reliquaires; cf. Manuel Philès, Carmina, éd. Miller, t. I, I, Paris, 1855, 1857. a
5. On possède pour Sainte-Sophie un inventaire daté d'octobre 1396 ; cf. Miklosisch et Müller, Acla el diplomata græca medii ævi, t. II, Vienne, 1862, p. 566 s. De courtes listes d'objets précieux conservés au Grand Palais se trouvent dans le livre des Cérémonies; cf. Cer., IL, 40, p. 640-641. On sait qu'on a trouvé des documents de cette sorte pour Patmos et Rhodosto ; cf. Ch. Diehl (Byzant. Zeitschrift, t 1, 1892; p. 49LSs.); Riant, Exuviæ, t. 1, p. ces.